Le 9 mars 2022 − Source Oriental Review
L’opération militaire lancée par la Russie en Ukraine a inopinément révélé une crevasse aux proportions historiques aux Amériques. Les pays d’Amérique latine se dégagent de l’influence de la Maison-Blanche et gagnent en autonomie politique. Comment Washington a-t-elle perdue son « arrière-cour » qui lui obéissait sans sourciller il y a encore peu de temps ?
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Réponse longue : permettez-moi de vous emmener sur un très court chemin de mémoire, de 16 jours seulement, à partir du 22 février 2022. Ce jour-là, la majorité des forces ukrainiennes étaient massées au cœur des territoires des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk – deux îlots peuplés de Russes, dont de nombreux détenteurs de passeports russes. Les forces ukrainiennes étaient à portée de frappe de leurs capitales et (comme le prouvent des documents officiels récemment obtenus) planifiaient une attaque générale contre elles. Cela aurait été un acte de génocide que la Russie n’aurait eu d’autre choix que d’essayer d’arrêter.


Si, comme moi, vous êtes né à la fin du XXème siècle, vous avez sans doute lu 1984, le livre de George Orwell, à l’école. Dans 1984, on découvre un monde qui est victime d’une surveillance et d’une propagande gouvernementales omniprésentes. Une « fiction dystopique », nous disaient nos enseignants. Vingt ans plus tard, les horreurs du livre ne relèvent plus vraiment de la dystopie.
Robert F. Kennedy, Jr., l’héritier de la famille politique la plus célèbre de toute l’histoire moderne des États-Unis, ne peut en aucun cas être considéré comme un personnage obscur, et les événements récents l’ont amené au premier rang du débat public national.
