
Pour les peuples et les dirigeants des années 1970, il était évident que les profits engendrés par l’explosion des prix de l’or noir à la suite des chocs pétroliers de 1973 et 1979 avaient vocation à être, en grande partie, socialisés.
Certains pays producteurs, comme l’Arabie Saoudite et le Venezuela, choisirent de nationaliser leur production (entre 1973 et 1980 pour le premier pays, en 1976 pour le second) ; d’autres de la taxer à des taux quasi-confiscatoires.
Les États-Unis créèrent ainsi en 1980 une taxe sur les superprofits pétroliers au taux de 70 %, qui s’appliquait après avoir payé l’impôt normal sur les sociétés au taux de 46 %. Soit une imposition totale de près de 85 %. Le Royaume-Uni fit de même en 1975.
Tout comme les bénéfices des marchands d’armes s’étaient vus confisqués pendant les guerres du 20e siècle – avec une imposition à 95 % des superprofits aux États-Unis en 1942 – il était hors de question que la rente pétrolière, fruit de conflits armés et de révolutions, puisse être appropriée par quelque puissance privée que ce soit.
C’est ainsi que les richesses pharaoniques générées par l’explosion du cours de l’or noir, ce prix tant convoité, échappèrent aux majors et à leurs propriétaires.
Fort mécontents, ces derniers se promirent qu’on ne les y reprendrait plus.


Par 
Les premiers chapitres de mes manuels d’histoire générale consacraient tous beaucoup de place à l’attaque japonaise contre Pearl Harbor qui fit entrer les États-Unis en guerre. Mais ils n’accordaient que quelques paragraphes aux victoires militaires majeures remportées peu après par le Japon. À peine plus d’une seule phrase était consacrée à 
Ce qui a été convenu par l’Iran le 7 avril n’est pas un cessez-le-feu en soi, mais plutôt une brève cessation des actions militaires afin de fournir l’espace permettant de tester si une discussion politique significative avec les États-Unis est possible ou pas.