Par Alastair Crooke – Le 5 février 2025 – Conflicts Forum
Après « Epstein« , rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs d’après-guerre du genre « plus jamais ça » – reflétant le désir de mettre fin aux guerres sanglantes et celui, plus généralisé, d’une société « plus juste« ; ni l’économie bipolaire engendrant des disparités extrêmes de richesse ; ni la confiance, après la vénalité exposée, les institutions pourries et les perversions dont les dossiers Epstein ont montré qu’elles étaient endémiques parmi certaines des élites occidentales.
Comment parler de « valeurs » dans ce contexte ?
À Davos, Mark Carney a clairement indiqué que « l’ordre fondé sur des règles » n’était qu’une grossière façade Potemkine qui était parfaitement reconnue comme étant fausse mais pourtant maintenue. Pourquoi ? Tout simplement parce que la tromperie était utile. L’ »exigence » était due à la nécessité de cacher l’effondrement du système tombant dans un nihilisme radical et anti-valeurs. C’est pour cacher la réalité que les cercles d’élite – autour d’Epstein – opèrent au-delà des limites morales, juridiques ou humaines, pour décider entre la paix et la guerre, sur la base de leurs appétits de base.
Les élites ont compris qu’une fois que l’amoralité complète des dirigeants serait connue par les hoi polloi, l’Occident perdrait la structure morale qui ancre précisément une vie ordonnée. Si l’Establishment est connu pour éviter la moralité, pourquoi le tout-venant devrait-il se comporter différemment ? Le cynisme tomberait en cascade. Qu’est-ce qui alors maintiendrait une nation unie ?
Eh bien seulement le totalitarisme, très probablement.

Par 



