Par Aurelien – Le 13 mai 2026 – Source Blog de l’auteur
Je ne me souviens pas du moment où j’étais incapable de lire. Avant d’aller à l’école, je savais déjà que c-h-a-t voulait dire “chat” et comme, ainsi que la plupart de ses contemporaines, ma mère restait à la maison quand les enfants étaient jeunes, j’imagine que c’est elle qui m’a appris. Bientôt, cependant, j’allais à l’école, dévorant tout ce que je pouvais trouver d’imprimé. Selon les normes actuelles, les livres étaient primitifs, avec leurs couleurs primaires vives et leurs illustrations simples sans micropuces ni effets sonores, mais ils étaient efficaces. Dans mon quartier ouvrier sale avec des écoles anonymes, pratiquement tout le monde apprenait à lire et à écrire.
Pourtant, ce dont je me souviens le plus clairement des livres que j’ai lus quand j’étais petit, c’était la nature solide et presque tactile du monde qu’ils décrivaient. Bien sûr, ce monde était stylisé, et probablement un peu dépassé, même pour ma petite enfance. Mais c’était un monde qui s’accordait avec la solidité et la connectivité de la vie quotidienne, même dans ses manifestations les plus humbles. Et bien sûr, ces livres, et plus tard la télévision et le cinéma, illustrent nécessairement les concepts d’une culture, ce qui est important pour le fonctionnement de la société. Donc, cette semaine, je veux réfléchir un peu à la façon dont ces idées ont changé au fil des générations, et comment nous sommes arrivés au monde que nous avons aujourd’hui, où la renommée, l’importance et le succès sont définis et illustrés très différemment de ce qu’ils étaient alors. Je soutiendrai que ces différences pourraient bientôt avoir de graves conséquences.
Par 

Par Alastair Crooke, – Le 14 mai 2026 – 
Les récits dans la diplomatie internationale sont mieux compris en suivant un processus organique, car les variables dans une situation donnée se jouent dans la plénitude du temps jusqu’à ce qu’une « nouvelle normalité » atteigne la masse critique. Sinon, ils risquent d’être de faux récits.
