Cet article s’inspire de « In the Dragon’s Shadow » de Sebastian Strangio, qui soutient que la poussée de la Chine en Asie du Sud-Est est motivée par son besoin de protection plutôt que par son ambition ; et que la région ne choisira pas de camp.
Par Mansoor Nuruddin – Le 6 septembre 2026 – Source Blog de l’auteur
Le groupe jouait déjà avant que le navire ait fini d’accoster. Le 16 janvier 2019 au matin. Des fonctionnaires de la municipalité se tiennent le long du quai, arborant des petits drapeaux philippins. Des danseurs en costume traditionnel dansent sur la jetée. Les étals de souvenirs sont en place, les bus touristiques tournent au ralenti et, lorsque les passagers descendent la passerelle, les fonctionnaires se penchent et leur passent des guirlandes de fleurs autour du cou.
Environ trois mille passagers, avec des ombrelles, des téléphones-appareils photo et de l’argent à dépenser. Ils viennent de Chine continentale et le quai sur lequel ils se tiennent s’appelle Alava.

Par 
Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa phase suivante, les observateurs internationaux continuent de rechercher des signes d’une issue diplomatique ou d’un règlement négocié. Cependant, un examen attentif de la dynamique politique, du renseignement et stratégique sous-jacente suggère qu’il est très peu probable que le conflit se termine dans un proche avenir. La prolongation de la guerre n’est pas simplement le résultat d’impasses sur le champ de bataille, mais le produit d’un réseau complexe d’impératifs de survie, de domination des agences de renseignement et d’une sinistre utilité stratégique. De ce point de vue, la poursuite du conflit sert les intérêts immédiats des principaux acteurs impliqués, créant un cycle autonome qui résiste à une résolution pacifique.
Le système international est en train de graviter naturellement vers un équilibre international des pouvoirs, dans lequel aucun État ou groupe d’États ne pourra dicter leur conduite aux autres. L’équilibre des pouvoirs, qui contraint toutes les grandes puissances, peut être perturbé si une grande puissance est vaincue par une guerre ou s’effondre de l’intérieur. Pourtant, les États ne s’équilibrent pas d’eux-mêmes et poursuivent des politiques expansionnistes s’ils n’ont pas de contraintes. La conséquence prévisible est donc qu’un pouvoir déséquilibré poursuivra des politiques expansionnistes qui l’épuiseront, tandis que d’autres puissances montantes à la périphérie commenceront à équilibrer collectivement l’hégémon. Le système international retombe ainsi vers un équilibre.