Hongrie : Deux experts russes de haut niveau minimisent la chute d’Orban


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Par Andrew Korybko — Le 15 avril 2026 — Source korybko.substack.com


On ne peut exclure qu’ils affichent un optimisme délibéré pour ne pas effrayer Magyar, au cas où celui-ci serait plus sincère que ne le pensent ses détracteurs — d’autant qu’en raison de leurs fonctions prestigieuses, ils sont perçus comme les reflets de la politique officielle. Mais ils risquent de paraître naïfs avec le recul s’ils se trompent.
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Ormuz : L’Union européenne prépare son plan de bisounours pour rétablir la navigation sans les parties belligérantes


Par Tyler Durden — Le 15 avril 2026 — Source : zerohedge.com

C’est un titre pour le moins ambitieux, qui dévoile le dernier « plan » européen pour Ormuz : alors que l’Europe regarde depuis la touche les États-Unis risquer de s’enliser dans la région après un mois d’intenses frappes aériennes sur l’Iran, le Wall Street Journal rapporte que l’UE élabore un plan d’après-guerre pour rouvrir le détroit d’Ormuz sans les États-Unis.

Apparemment, le plan devrait s’activer une fois la crise principale passée, alors que le détroit restera sous blocus (chacune des parties belligérantes insistant sur l’idée que c’est elle qui contrôle ce passage stratégique). Il semble que l’idée fondamentale soit de retirer les États-Unis de l’équation, en ne laissant que les pays « neutres » libérer et sécuriser le détroit d’Ormuz.

Iraniens et Étasuniens vont-ils rester sur la touche pendant que les petits navires de guerre français entreront en action?

Mais tout cela est des plus étranges — d’un côté, ce plan vise à tenir à distance l’un des belligérants clés, à savoir les États-Unis, et d’un autre côté, il prévoit d’engager des navires militaires européens/otaniens dans des opérations visant à établir une liberté de navigation, comprenant le déminage.

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« Vivre pour toujours par l’épée » : Comprendre le soutien massif des Israéliens à la guerre en Iran


Par Jonathan Ofir − Le 22 mars 2026 − Source Mondoweiss

Des Israéliens participent à la marche du drapeau marquant la Journée de Jérusalem le 18 mai 2023. (Photo: Ilia Efimovich / dpa via Presse ZUMA / APAimages)

Le soutien juif-israélien à la guerre d’agression illégale contre l’Iran est presque total. Un récent sondage (du 4 mars) de l’Institut israélien pour la démocratie l’a mesuré à un énorme 93%. Naturellement le taux le plus élevé est à droite (97%) mais il est encore à 93% au centre et même à 76% à gauche. L’opposition est négligeable, 3%. Souvenons-nous également que 68% des électeurs juifs israéliens lors des dernières élections se décrivaient comme de droite, et ce pourcentage monte à 75% parmi les nouveaux électeurs

Ce soutien très zélé à la guerre en Iran révèle une vérité inhérente à la société israélienne, démontrée par cette citation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en 2015, quand il a pris la parole au Parlement pour dire :

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C’est comme ça. Et ça a toujours été comme ça, en fait.


Par Aurelien – Le 8 avril 2026 – Source Blog de l’auteur

Au cours des deux dernières semaines, j’ai exposé les deux tiers d’un argument, que j’espère terminer aujourd’hui. En bref, je suggère que la nature du conflit sous tous ses aspects (militaire et technologique, mais aussi économique et politique) a changé et continue de changer, et généralement au détriment de l’Occident. L’espace de combat militaire n’est plus régi par des armements de haute technologie extrêmement coûteux, dont l’efficacité est de plus en plus contestée par les drones et les missiles. Ces nouveaux systèmes peuvent rendre toute attaque extrêmement chère, mais ils peuvent également être utilisés de manière offensive, et s’en défendre est difficile. De plus, les ressources et les technologies nécessaires pour les construire et les utiliser sont relativement modestes et dans les capacités de beaucoup de nations qui ne pouvaient se permettre de produire un avion à réaction de cinquième génération. De même, des leviers économiques non exploités auparavant deviennent des armes avec les nouvelles capacités que ces systèmes offrent.

Ces développements poseraient moins de problèmes si les États occidentaux disposaient d’une plus grande flexibilité intellectuelle et de systèmes gouvernementaux plus opérationnels. Mais coincés entre des déclarations ambitieuses mais nébuleuses et leur mise en œuvre effective sur le terrain, ils ont perdu la capacité de faire des plans au niveau opérationnel et de les mener à bien. Cela suggère qu’à mesure que les conséquences indirectes de la crise iranienne commenceront à se faire sentir, les gouvernements occidentaux seront de moins en moins capables d’y faire face à mesure qu’elles affecteront leurs économies et leurs sociétés et, en effet, n’auront pas la capacité de planifier, et même de comprendre ce qui se passe.

Tout cela suggère qu’il y aura un rééquilibrage considérable du pouvoir stratégique et politique dans le monde au cours des prochaines années. La dimension purement militaire est importante, bien sûr, mais ce n’est pas la seule, car la puissance économique, l’utilisation du contrôle sur les matières premières, la transformation et la fabrication, et même la stabilité interne des pays font également partie de l’équation. Alors, que pouvons-nous dire sur la façon dont ces tendances pourront évoluer et se combiner dans les années à venir ?

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La guerre contre l’Iran. Fermeture de la Mer Rouge


Par Moon of Alabama – Le 15 avril 2026

Pour sortir de l’impasse causée par le blocus américain de son pays, l’armée iranienne a annoncé qu’elle limiterait le trafic commercial à travers la mer Rouge, le Golfe Persique et la mer d’Oman.

Cela ne nécessitera pas beaucoup d’action de la part de l’Iran pour le faire. Quelques frappes de drones contre des navires civils près des pays arabes du Golfe et quelques menaces d’Ansarallah au Yémen contre des navires en mer Rouge augmenteront suffisamment les coûts d’assurance pour rendre tout trafic dans ces zones non rentable.

La zone dangereuse dans la région du Golfe Persique/Mer Arabe/Mer Rouge s’est ainsi étendue à une zone beaucoup plus vaste.

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Ne bluffez pas quelqu’un qui ne peut pas se coucher


Par Arnaud Bertrand – Le 9 avril 2026 – Source Blog de l’auteur

La guerre contre l’Iran n’est pas encore terminée, mais il semble que nous soyons peut-être en train de regarder l’une des plus grandes défaites de l’histoire des États-Unis et d’Israël.

Comme l’a dit Ben Rhodes, ancien Conseiller adjoint à la sécurité nationale des États-Unis : « Il est difficile de perdre une guerre aussi courte de manière aussi complète ». Yair Lapid, ancien Premier ministre israélien et chef de l’opposition, a déclaré qu’il n’y avait « jamais eu un tel désastre politique dans toute notre histoire » et l’a qualifié d’« effondrement stratégique ».

Rhodes et Lapid ont raison. Le montant des dommages que les États-Unis et Israël se sont infligés en si peu de temps – et le montant gagné par l’Iran – est vraiment stupéfiant.

Je veux dire, à quel point c’est fou : JP Morgan a calculé que, conformément au nouvel accord de péage d’Ormuz (dont les États du Golfe ont confirmé qu’il était autorisé dans le plan de cessez-le-feu), l’Iran pourrait obtenir 70 à 90 milliards de dollars de revenus annuels supplémentaires, représentant un stupéfiant 20% de son PIB, en revenus supplémentaires. Hilarant, Trump a commenté sur Truth Social que l’arrangement signifie que « beaucoup d’argent sera gagné » et « l’Iran peut commencer son processus de reconstruction ». Tout à fait ça ; ils ont gagné la rente géographique la plus précieuse sur terre, avec une marge énorme. À titre de comparaison, le canal de Suez rapporte à l’Égypte “seulement9 à 10 milliards de dollars/an, et le canal de Panama environ 5 milliards de dollars.

Impressionnant.

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Des documents divulgués révèlent les détails du pacte secret de défense mutuelle Arabie Saoudite-Pakistan


Pare Murtaza Hussain – Le 14 avril 2026 – Source Drop Site News

Samedi, alors que le Pakistan était en train de négocier des pourparlers de cessez-le-feu durement gagnés entre les États-Unis et l’Iran, l’Arabie saoudite a fait une révélation soudaine qui semblait saper le statut du Pakistan en tant qu’hôte neutre. Dans un communiqué publié sur X, le ministère saoudien de la Défense a annoncé “l’arrivée d’une force militaire de la République islamique du Pakistan à la base aérienne du Roi Abdulaziz dans le secteur oriental”, ajoutant que la force comprendrait un contingent d’avions militaires et améliorerait “la préparation opérationnelle entre les forces armées des deux pays.”

Ces déploiements sont le résultat d’un pacte de défense signé l’année dernière entre Riyad et Islamabad qui a maintenant été activé en pleine guerre régionale provoquant de nombreuses attaques iraniennes contre des cibles militaires et énergétiques en Arabie saoudite.

Les pourparlers de cessez-le-feu se sont arrêtés ce week-end au Pakistan, la délégation américaine partant sans accord. Mais le Pakistan est loin d’être exclu de la partie ; des documents secrets obtenus par Drop Site News révèlent à quel point le Pakistan est engagé par traité à devenir potentiellement un participant à la guerre qu’il tente d’apaiser.

Les détails de l’accord de défense entre le Pakistan et l’Arabie saoudite n’ont jamais été rendus publics ni même examinés par le Parlement pakistanais. Ils sont rapportés ici pour la première fois sur la base de documents classifiés sur le pacte obtenus par Drop Site.

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La guerre contre l’Iran. Bloquer un blocus mènera à une impasse


Par Moon of Alabama – Le 14 avril 2026

À la suite de l’attaque non provoquée d’Usraélienne fin février, la République islamique d’Iran a annoncé un blocus (virtuel) du détroit d’Ormuz. Le trafic dans le détroit est passé de quelque 130 navires par jour à moins de 5.

Le déficit de pétrole, de gaz et d’engrais traversant le détroit va provoquer une dépression mondiale.

Six semaines après que son attaque contre l’Iran ait causé le problème, le Commandement central américain a réagi en bloquant tous les navires à destination et en provenance des ports iraniens :

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La fin est-elle proche ?


Ce sont les derniers jours d’Hitler, avec une touche perse. − LH Grey sur X


Par James Howard Kunstler – Le 23 mars 2026 – Source Clusterfuck Nation

Non seulement l’heure la plus sombre précède l’aube, mais la pensée collective est à son paroxysme, et la lumière au bout du tunnel pourrait bien être une explosion qui vous explosera le cul. La Garde révolutionnaire iranienne (le CGRI), de plus en plus décapitée, tourbillonne dans son vortex de martyre alors que les derniers pièges se referment sous ses pieds. Dites aux houris aux yeux écarquillés du paradis de se parer pour une nouvelle moisson de vrais croyants.

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Les États-Unis et l’Iran mettent fin à 21 heures de pourparlers sans trouver d’accord


Par M.K. Bhadrakumar – Le 11 avril 2026 – Source Indian Punchline

À Téhéran, on s’attend de plus en plus à ce que les pourparlers d’Islamabad avec les États-Unis ouvrent la porte menant à la roseraie. Mais certains bruits résonnent encore dans la mémoire, car les États-Unis ont été un interlocuteur totalement peu fiable et sans scrupules.

Les pourparlers d’Islamabad, qui ont duré 21 heures samedi, se sont terminés sans accord. Le vice-président américain JD Vance, lors d’une très courte conférence de presse à Islamabad, a reproché à l’Iran de ne pas accepter les conditions américaines. Comme il l’a dit, « nous devons voir un engagement affirmatif selon lequel [l’Iran] ne cherchera pas à se doter de l’arme nucléaire, et ils ne chercheront pas les outils qui leur permettraient de se doter rapidement d’une arme nucléaire. C’est l’objectif principal du président des États-Unis, et c’est ce que nous avons essayé d’atteindre grâce à ces négociations ».

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré que les deux parties étaient parvenues à un consensus sur certaines questions, mais avaient des points de vue différents sur 2 ou 3 sujets importants. Baqaei a déclaré que les pourparlers couvraient de nouveaux problèmes ayant leurs propres complexités, tels que le détroit d’Ormuz, mais a souligné que la diplomatie ne s’arrête jamais, car c’est un outil pour préserver les intérêts nationaux, et « se tient prêt à toutes sortes de sacrifices ».

Baqaei a déclaré plus tard à la télévision d’État iranienne : « Naturellement, dès le début, nous n’aurions pas dû nous attendre à parvenir à un accord en une seule session. Personne n’avait une telle attente. Et Téhéran est confiant que les contacts entre nous et le Pakistan, ainsi que nos autres amis dans la région, se poursuivront ».

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