L’éclat rouge des missiles


Si vous vous sentez stupide aujourd’hui, rappelez-vous simplement qu’il y a des gens qui croient vraiment que l’Iran est en train de gagner.− Cam Higby dans « X »

Par James Howard Kunstler – Le 6 mars 2026 – Source Clusterfuck Nation

Dépression terminale sur CNN

Vous vous demandez probablement à quoi ressemblera la fin de cette guerre. Elle ne ressemblera pas au jour de la victoire sur le Japon à Times Square en 1945, avec des marins embrassant des filles qu’ils venaient de rencontrer cinq secondes auparavant. Notre pays est bien trop divisé et perturbé par des troubles mentaux d’origine politique pour que l’amour fleurisse dans les rues comme à l’époque. Si vous tombez sur l’équipe morose de CNN, vous vous rendrez compte qu’ils veulent vraiment que cette opération échoue, parce que, vous savez, Trump.

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L’Iran est sur le point d’avoir le dernier mot


Par M.K. Bhadrakumar – Le 26 mars 2026 – Source Indian Punchline

Les guerres sont toujours imprévisibles. L’exemple le plus célèbre est celui d’une autre armada comme celle des États-Unis dans le golfe Persique en ce moment, l’Armada espagnole, une flotte navale de 130 navires envoyée par l’Espagne en 1588, commandée par Alonso de Guzmán duc de Medina Sidonia, un aristocrate nommé par Philippe II d’Espagne pour envahir l’Angleterre, déposer la reine Elizabeth I et restaurer le catholicisme.

Malgré sa force, l’Armada espagnole a été vaincue dans la Manche par une force anglaise plus petite utilisant des bateaux à feu et une meilleure artillerie, puis en grande partie détruite par les tempêtes alors qu’elle battait en retraite autour de l’Écosse et de l’Irlande.

L’armada tant vantée du président américain Donald Trump a plus ou moins la même mission que l’Armada espagnole ; cherchant un changement de régime pour renverser un système de gouvernance islamique, rappelant le leitmotiv tacite d’une croisade. Curieusement, il semble également destiné à une fin misérable similaire, malgré la supériorité militaire écrasante des États-Unis.

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La guerre contre l’Iran. Une exorbitante dépense en munitions + un manque de succès = l’Iran gagne


Par Moon of Alabama – Le 27 mars 2026

Il y a quelques nouveaux chiffres sur la disponibilité en munitions de chaque côté du conflit.

Le Washington Post explique (archivé) que les États-Unis ont tiré quelque 850 missiles de croisière Tomahawk sur l’Iran. Le stock total disponible de Tomahawks se situe entre 3 000 et 4 000.

Mais la limite pour l’utilisation de ces armes à longue portée est ailleurs. Les missiles sont généralement tirés à partir de navires de la marine américaine. Chaque navire a une charge limitée à 72 Tomahawks. Lorsque ceux-ci sont épuisés, les navires doivent se rendre dans un port ami pour être rechargés. (Le rechargement de gros missiles en mer a été testé mais en est encore à ses balbutiements.)

Les quelque 16 destroyers et sous-marins que les États-Unis ont autour du Golfe sont désormais pour la plupart des « Winchester« , c’est-à-dire n’ont plus de missiles Tomahawk à tirer. Mais ils ne peuvent pas encore quitter leur position car leurs capacités de défense aérienne sont encore nécessaires pour affronter les missiles iraniens.

Les missiles de défense aérienne font également défaut. Comme l’a rapporté le Royal United Service Institute britannique (RUSI) il y a trois jours :

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La controverse sur la sélection multi-niveaux 1/2


La science progresse grâce aux changements de paradigmes


Par Peter Turchin − Le 11 février 2026 − Source Cliodynamica

L’une des controverses les plus anciennes en matière d’évolution concerne ce qui était initialement appelé « sélection de groupe », mais qui, pour les raisons que j’explique ci-dessous, serait mieux désigné sous le nom de « sélection multi-niveaux » (SMN).

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La première guerre multipolaire


Par Arnaud Bertrand – Le 24 mars 2026 – Source Blog de l’auteur

À l’heure actuelle, il est douloureusement évident que la guerre en Iran est d’une nature qualitativement différente de la plupart des autres guerres américaines de ces dernières décennies.

Prenez le Vietnam, l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Serbie, etc. (la liste est malheureusement très longue) : le schéma était à peu près toujours le même avec un immense différentiel de pouvoir entre l’agresseur et la victime. Ces guerres étaient, dans l’ensemble, impériales : l’empire tentait d’écraser un peuple beaucoup plus faible dont le seul recours réaliste était la résistance par la guérilla, pour ceux qui avait la volonté de résister. Certains – comme la Libye – s’en sont à peine inquiétés, se résignant simplement à leur sort.

En tant que spectateurs de ces guerres, si vous aviez un sens moral, l’émotion dominante était un sentiment d’impuissance dégoûté : vous regardiez un géant piétiner la maison de quelqu’un d’autre.

Bien sûr, les États-Unis ont en fait perdu beaucoup – sinon la plupart – de ces guerres, remplaçant notoirement les Talibans par les Talibans ou étant expulsés la queue entre les jambes du Vietnam, mais le différentiel de puissance n’était pas moins réel entre eux. C’est juste que la puissance ne garantit pas toujours la victoire ; parfois, le géant n’arrive pas à tuer tout le monde et finit par se lasser d’essayer. Mais les « victoires » remportées de cette manière étaient toujours, au mieux, à la pyrrhus ; le peuple a enduré, oui, mais ce qui lui reste est un pays en cendres. Pendant ce temps, dans le grand schéma des choses, le géant est reparti avec à peine plus de dégât qu’un ego meurtri.

L’Iran se révèle – remarquablement – être une bête entièrement différente : alors que les autres ne faisaient que tenter de survivre aux attaques d’un géant, l’Iran semble être en mesure de lui faire face.

Examinons le tableau tel qu’il est aujourd’hui.

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Les audacieux mouvements stratégiques de l’Iran qui déclare « la domination balistique sur les Territoires Occupés »


Par Alastair Crooke – Le 23 mars 2026 – Source Conflicts Forum

Alors que nous entrons dans la quatrième semaine de guerre, vers où se dirige-t-on ?

Premièrement, bien que l’Iran ait été soumis à des bombardements intensifs, leur efficacité militaire est loin d’être évidente. La capacité de l’Iran à riposter en touchant les intérêts américains et israéliens dans les États du Golfe se poursuit avec une puissance croissante ; ses dirigeants opèrent efficacement dans un système opaque délibérément choisi (appelé mosaïque) ; et l’Iran persiste avec des salves régulières de missiles et de drones, tout en augmentant progressivement la sophistication de ses tirs balistiques. Le soutien populaire à l’État iranien s’est consolidé.

Les barrages américains et israéliens causent de lourds dommages à l’Iran, mais il y a peu de preuves que ces frappes aient trouvé – ou détruit – les « centres » de missiles iraniens dispersées et profondément enfouies, réparties sur l’étendue du pays. Les indices suggèrent plutôt qu’échouant à détruire l’infrastructure militaire cachée de l’Iran, les États-Unis et Israël se retournent contre des cibles civiles pour essayer de démoraliser la population, comme cela est en train de se passer dans l’arène libanaise et palestinienne.

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Voici pourquoi « pas d’objectifs clairs » est devenu la couverture la plus utile de l’empire


Le 14 Mars 2026 – Source Real Dialectical

Un refrain familier émerge de la soi-disant “opposition” à la guerre contre l’Iran : Quelle est la stratégie ? Quelle est la phase finale ? Où sont les objectifs clairs ? Est-ce que cela va libérer le peuple iranien ? Les membres du Congrès et les journalistes répètent ces questions comme si le principal acte d’accusation concernant le bombardement de l’infrastructure civile d’une nation souveraine était que ce bombardement manquait vraiment d’un PowerPoint suffisamment structuré.

J’ai déjà écrit à propos de la structure du discours qui régit l’autocritique impériale : jamais « pourquoi » mais toujours « comment ». Jamais « pourquoi devons-nous bombarder l’Iran ? » mais « le président a-t-il d’abord informé le bon comité ? » À son crédit, le média The Nation a au moins reconnu ce schéma, en critiquant les dirigeants Démocrates qui ne propose que “des critiques limitées des processus et de vagues borborygmes« , même s’il a fallu un article de 1 400 mots pour arriver à ce qui aurait dû être sa phrase d’introduction : « La seule façon d’interpréter cette réponse timide de la part de direction du Parti démocrate est un soutien de facto [à cette guerre] ». Bien sûr que ça l’est. Les Démocrates ne sont pas confus au sujet de cette guerre. Ils la soutiennent.

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La guerre contre l’Iran. Aucun pourparlers – La Bataille Continue – Les mauvaises options américaines – L’escalade de la guerre des proxys


Par Moon of Alabama – Le 25 mars 2026

Lorsque le président Trump a écarté sa menace de bombarder les infrastructures iraniennes, il a affirmé qu’il y avait eu desconversations bonnes et productives” avec l’Iran. Je soupçonnais qu’il n’y avait eu aucune discussion avec l’Iran.

Des soupçons qui se sont avérés corrects. Il n’y a eu qu’une tierce partie qui a remis une demande américaine de pourparlers :

Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Syed Asim Munir, est devenu l’interlocuteur clé entre les États-Unis et l’Iran, l’Égypte et la Turquie encourageant les Iraniens à s’engager de manière constructive, ont ajouté les responsables. On pense que le maréchal Munir entretient des liens étroits avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran, ce qui le met en position de transmettre des messages entre les parties belligérantes, ont-ils déclaré.

Il a récemment contacté Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et ancien commandant des Gardiens de la Révolution, proposant que le Pakistan accueille des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, ont déclaré un responsable iranien et un responsable pakistanais, qui ont parlé sous couvert d’anonymat pour discuter de sujets sensibles.

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Israël et le FBI ont manipulé des complots d’assassinat pour inciter Trump à lancer la guerre contre l’Iran


Par Max Blumenthal – Le 11 mars 2026 – Source Unz Review

Asif Merchant, accusé d’avoir dirigé un complot iranien, géré par le FBI, pour assassiner Trump

Le FBI a monté de toute pièce des complots pour convaincre Trump que l’Iran cherchait à le tuer, tandis qu’Israël et ses alliés dans l’administration exploitaient les peurs les plus profondes du président pour le maintenir sur le chemin de la guerre.

Je l’ai eu avant qu’il m’ait eu”, a déclaré un président bouillonnant, Donald Trump, à un journaliste qui l’interrogeait sur ses motivations pour avoir autorisé l’assassinat du dirigeant iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le 28 février 2026.

Avec cette remarque spontanée, Trump révélait que l’anxiété suscitée par son propre assassinat aux mains d’agents iraniens avait influencé sa décision de lancer une guerre de changement de régime américano-israélienne qui a déjà fait des victimes américaines, provoqué des bombardements d’écoles et d’hôpitaux en Iran, des frappes de représailles iraniennes dévastatrices sur les bases militaires et les ambassades américaines, et une crise économique mondiale en cours.

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La guerre Contre L’Iran. Trump s’enrichit – Troubles sociaux – Les arabes rejoignent la guerre – L’invasion de l’Iran


Par Moon of Alabama – Le 24 mars 2026

Hier, quelques minutes seulement avant le dernier mouvement de recul du président Trump, des initiés ont parié sur la hausse des actions et la baisse des prix du pétrole. Ils ont fait un massacre :

Des traders ont placé 580 millions de dollars de paris sur le pétrole avant le message de Donald Trump sur les réseaux sociaux sur des pourparlers avec l’Iran – (archivé) – FT

Des traders ont fait des paris d’un montant d’un demi-milliard de dollars sur le marché pétrolier environ 15 minutes avant que le message de Donald Trump vantant des pourparlers “productifs” avec l’Iran ne fasse chuter le prix du brut et n’enflamme la volatilité des autres actifs.

Environ 6 200 contrats à terme sur le Brent et le West Texas Intermediate ont changé de mains entre 6 h 49 et 6 h 50, heure de New York, lundi, juste un quart d’heure avant le message du président américain sur Truth Social annonçant qu’il avait eu ces derniers jours des “conversations productives” avec Téhéran pour mettre fin à la guerre en Iran. La valeur notionnelle de ces transactions était de 580 millions de dollars, selon les calculs du FT basés sur les données de Bloomberg.

Les volumes de transactions pour le Brent et le WTI ont bondi au même moment, 27 secondes avant 6h50. Les contrats à terme sur l’indice boursier S & P 500 ont bondi quelques instants après celui du pétrole, les volumes augmentant également de manière significative au cours de cette période.

On ne sait pas si une ou plusieurs entités sont à l’origine des transactions de lundi.

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