Une guerre pour avoir la paix


Un point de vue iranien sur la guerre en cours.


Par Hamidreza Azizi – Le 3 juillet 2026 – Source Iran Analytica

Le 1er juillet, des équipes techniques iraniennes et américaines ont tenu des pourparlers indirects à Doha, sous la médiation du Qatar et du Pakistan, pour suivre la mise en œuvre du protocole d’accord signé par les présidents Trump et Pezeshkian le 17 juin. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a annoncé par la suite que des groupes de travail avaient été formés pour superviser la mise en œuvre et, éventuellement, négocier un accord final. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a parlé de « progrès positifs ».

Le même jour, le Commandement central des États-Unis annonçait que le groupe amphibie USS Boxer, transportant la 11e Unité expéditionnaire des Marines composée de 2 500 Marines et marins, était entré dans sa zone de responsabilité « dans le cadre d’un déploiement déjà planifié ». Le vice-président JD Vance, quant à lui, suggérait dans une interview que l’intention de l’administration était d’utiliser la période du protocole d’entente pour reconstituer les réserves mondiales de pétrole et ensuite “voir où en sont les choses”.

Ces développements montrent les contradictions visibles de cette période post-MOU. Les contacts diplomatiques se poursuivent et se sont même institutionnalisés. Le détroit d’Ormuz est plus ouvert qu’à aucun autre moment depuis la guerre. Les exportations de pétrole iranien ont partiellement repris grâce aux dérogations de 60 jours du Trésor étasunien, et les mécanismes de gestion de l’escalade – groupes de travail, médiateurs, canaux de communication signalés – se sont multipliés. Pourtant, l’humeur à Téhéran devient de plus en plus suspicieuse chaque jour qui passe.

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La future guerre contre la Russie. Une route vers la ruine de l’Europe


Par Steve Jermy – Le 2 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Résumé

Les dirigeants de l’OTAN, de l’UE et de l’E3 préparent l’Europe à une guerre [contre la Russie] d’ici 2030. À la lumière du bellicisme européen, la Russie pourrait décider de la commencer bien plus tôt. Si tel était le cas, les États-Unis ne seraient pas disposés à combattre la Russie au nom de l’Europe. Incapable de se défendre contre les missiles balistiques/hypersoniques conventionnels russes, l’Europe subirait une défaite rapide et des pertes militaires très élevées. Même après avoir demandé la paix, la destruction du système énergétique européen plongerait l’Europe dans une crise économique. La population européenne devrait être invités publiquement à débattre de ces risques et à faire entendre son point de vue. [Vu la propagande médiatique dans laquelle elle baigne, il n’est pas sûr que son point de vue soit si avisé, NdT]

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Donner une chance à la paix (ou pas ?)


Je vous le dis : la faille du Liban était prévue dès le départ. L’Iran n’a qu’à penser ce qu’il veut et aller se faire voir. − James Lindsay sur X


Par James Howard Kunstler – Le 19 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

Il faut considérer que les nombreuses personnes et formations qui clament haut et fort que « l’Iran a gagné la guerre » ont des intérêts extrêmement cyniques à présenter le président Donald Trump comme un perdant. Ses ennemis américains, principalement issus du parti de « Notre Démocratie », ne cherchent pas seulement à revenir au pouvoir, mais aussi à éviter la prison, voire la potence, si des accusations de trahison venaient à être retenues contre eux. (Voir : Gabbard publie des documents sur le rôle présumé de Fauci dans les recherches du laboratoire de Wuhan liées au COVID.)

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L’Iran reste ferme sur Ormuz malgré les carottes étasuniennes


Par Simplicius – Le 5 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

En pleines funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei, la saga d’Ormuz continue de prendre des tournures intéressantes.

L’Iran refuse de faire des concessions aux États-Unis parce qu’il sait que l’administration perfide de Trump n’a aucun principe en ce qui concerne le respect des accords. Pendant tout ce temps, les États-Unis ont eu recours à la mendicité pure et simple et ont fait toutes les concessions possibles pour éviter l’humiliation d’accepter un détroit d’Ormuz soumis à des frais de passage :

Le Journal écrit :

Les États-Unis et Oman cherchent des moyens de briser l’insistance de l’Iran à imposer des péages aux navires qui traversent le détroit d’Ormuz. Leur principal levier dans les pourparlers indirects est une promesse de dégeler une partie des 100 milliards de dollars de fonds iraniens détenus à l’étranger.

Les diplomates américains ont offert un compromis à l’Iran, ont déclaré les gens : renoncer à sa prétention de contrôler le détroit et d’imposer des frais de passage en échange de milliards de dollars de fonds dégelés.

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Le Mémorandum avec l’Iran est coincé alors les États-Unis pivotent vers un plan B


Par Alastair Crooke – Le 3 juillet 2026 – Source Conflicts Forum

Le plan A était de renverser la République islamique qu’ils pensaient n’être qu’un fragile château de cartes. Cet effondrement – le pensaient-ils – se répercuterait et détruirait les autres fronts de l’Axe de la Résistance, selon l’analyse du Mossad et des centres de pouvoir israéliens connectés aux États-Unis. (Certains responsables américains avaient cependant quelques doutes).

La prédiction d’un soulèvement populaire en Iran s’est avérée être une erreur stratégique d’une telle portée qu’elle a, au contraire, catalysé une République plus forte, plus provocante et plus affirmée. Même les experts israéliens admettent que ces erreurs d’évaluation ont généré un nouvel équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient. Jusque-là, un commentateur militaire israélien de premier plan (comme Alon Ben David) pouvait dire qu’Israël était l’adresse « incontournable » au Moyen-Orient pour les intérêts du monde entier ; mais qu’à partir de maintenant, l’État « incontournable » est, et sera, l’Iran. Ce commentaire illustre à quel point un Rubicon a été franchi.

Ainsi, le bloc collectif pro-sioniste est passé au plan B ; une « tromperie » basée sur un mémorandum d’entente qui, si les interprétations de Trump devaient être acceptées par l’Iran (ce qui est peu probable), conduirait effectivement au désarmement de l’Iran par le biais d’un accord nucléaire qui déshabillerait l’État en vertu d’exigences de « vérification » : des inspections intrusives et surprises de l’AIEA sur les « sites souterrains secrets » et des interrogatoires de scientifiques et d’académies de recherche. Tous seraient (à nouveau) exposés.

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Il est temps d’arrêter de prétendre que les migrants ont droit à une citoyenneté à part entière


Par Brandon Smith − Le 30 juin 2026 − Source Alt-Market

Un nouveau conflit civil se profile cette semaine alors que la Cour suprême se penche sur plusieurs débats relatifs à la citoyenneté des étrangers, notamment le statut de protection temporaire (TPS) et la citoyenneté par droit de naissance. La Cour a statué que des centaines de milliers de migrants haïtiens et syriens résidant aux États-Unis sous le régime du TPS ne sont plus à l’abri des expulsions massives (une victoire). Mais elle s’est également prononcée en faveur des « bébés ancres » issus de l’immigration (une lourde défaite).

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Réflexions sur la cérémonie funéraire à Téhéran


Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 juillet 2026 – Indian Punchline

Le gouvernement [indien] a pris la grande décision de nommer le gouverneur du Bihar, le lieutenant-général Syed Ata Hasnain pour représenter le pays aux funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un choix inhabituel de déléguer un général à la retraite pour les funérailles d’une figure religieuse vénérée, mais un choix réfléchi dans le but d’injecter de la verve dans les relations bilatérales et de rétablir l’équilibre dans les politiques de l’Inde au Moyen-Orient.

En effet, la cérémonie funéraire à Téhéran s’avère être un événement extraordinaire d’un genre que le monde a rarement vu, dans un élan spontané de respect et de chagrin. Il porte un immense symbolisme politique – équivalent à une dénonciation de l’horrible meurtre exécuté par le président américain Donald Trump et son complice le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Comme Shakespeare l’a dit « Car le meurtre, même s’il n’a pas de langue, parlera ».

De telles funérailles d’État sont des événements internationaux avec de grandes opportunités pour la diplomatie. L’événement à Téhéran se déroule dans un contexte extraordinaire de dynamique du pouvoir — à la fois en Iran et au niveau régional et international.

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De Platon à CNN : comment l’esprit humain est enchaîné par les infos


Juillet 2026 – Source Nicolas Bonnal

Nicolas Bonnal

Se ré-informer, c’est aussi reconnaître que nous courons quand même comme des fous après l’information, ou plutôt après la désinformation et sa nouvelle frelatée.

Or Sénèque écrit déjà :

De la curiosité provient un vice affreux : celui d’écouter tout ce qui se raconte, de s’enquérir indiscrètement des petites nouvelles (auscultatio et publicorum secretorumque inquisitio), tant intimes que publiques, et d’être toujours plein d’histoires.

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Des monstres d’ici et d’ailleurs


Avant, on disait qu’on ne savait pas à quoi ressemblerait 2050. Aujourd’hui, on dirait plutôt qu’on ne sait pas à quoi ressemblera 2030. − Jesus Enrique Rosas


Par James Howard Kunstler – Le 15 juin 2026 – Source Clusterfuck Nation

Vous devez vous dire que la réalité pousse le bouchon un peu loin avec le président qui ramène cette affaire iranienne — une guerre, en fait, avouons-le — à une issue favorable vers l’heure du dîner dimanche soir (bâillement), puis M. DJT se glissant directement sur son siège sur la pelouse de la Maison Blanche pour profiter de l’édition spéciale 80e anniversaire de Testosterone Gone Wild, c’est-à-dire une carte complète de sauvages couverts de tatouages se tabassant à la manière de l’UFC, comme si c’était le parking d’un Hooters un soir d’échange d’épouses… franchement, on ne peut pas faire plus surréaliste que ça.

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