La bombe à retardement qui plane sur Gaza et autres analyses de l’info


Par Caitlin Johnstone – le 18 février 2026 – Source Blog de l’auteur

Une bombe à retardement qui est à peine discutée est la façon dont Israël continue de dire qu’il va reprendre l’annihilation de Gaza si le Hamas ne désarme pas alors que le Hamas continue de dire qu’il ne désarmera pas. Le bureau de Netanyahu affirme que le Hamas disposera d’un délai de 60 jours pour abandonner ses armes, après quoi le bombardement à grande échelle de l’enclave reprendra si ces demandes ne sont pas satisfaites.

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« La Jordanie est la prochaine » : l’annexion de la Cisjordanie annonce un « transfert silencieux »


Par Mohammad Mansour – Le 17 février 2026 – Source  Al Jazeera

Pendant des décennies, la « patrie alternative » – l’idée que la Jordanie devrait devenir l’État palestinien – était rejetée dans les cercles diplomatiques d’Amman comme un cauchemar lointain ou une théorie du complot.

Aujourd’hui, sous l’ombre d’un gouvernement israélien d’extrême droite et d’une guerre génocidaire dévastatrice à Gaza, ce cauchemar est devenu une réalité opérationnelle.

L’alarme dans le Royaume hachémite a atteint son paroxysme dimanche, à la suite de l’approbation par le cabinet israélien de mesures visant à enregistrer de vastes étendues de la Cisjordanie occupée en tant que “terres appartenant à l’État” et relevant du ministère israélien de la Justice. Cette décision, décrite par le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich comme une « révolution des colonies« , contourne effectivement l’administration militaire qui gouvernait le territoire occupé depuis 1967, le considérant maintenant comme un sol israélien souverain.

Pour la Jordanie, cette annexion bureaucratique est le signal final que le statu quo est mort. Avec l’opération “Mur de fer” de l’armée israélienne écrasant les camps de réfugiés à Jénine et Tulkarem, l’establishment politique et militaire jordanien ne se demande plus si un transfert forcé est à prévoir, mais plutôt comment l’arrêter.

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Trump joue un rôle concret dans les pourparlers avec l’Iran


Par M.K. Bhadrakumar – Le 17 février 2026 – Source Indian Punchline

Reprenant la discussion là où je l’ai laissé la dernière fois sur les négociations américano-iraniennes dans mon blog intitulé Les chances sont de 8 contre 1 que Trump ne déclenchera pas de guerre du Golfe, les pourparlers qui débutent à Genève aujourd’hui vont être cruciaux. Une délégation américaine, comprenant les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, rencontrera les Iraniens mardi matin.

La toile de fond étonnante est l’inattendue révélation par le président américain Donald Trump hier que “Je serai impliqué dans ces pourparlers, indirectement. Et ils seront très importants“. Trump a ajouté que les Iraniens étaient motivés cette fois-ci à négocier.

De toute évidence, le canal d’arrière-plan est hyperactif. L’importance ici doit être soigneusement notée : Trump, qui a récemment menacé et cajolé Téhéran, s’identifie maintenant ouvertement à la diplomatie. C’est quelque chose qui n’est jamais arrivé auparavant.

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Des rapports expliquent que les États-Unis préparent une opération d’attrition « à long terme » contre l’Iran


Par Simplicius – Le 16 février 2026 – Source : le blog de l’auteur

Reuters rapporte des « informations privilégiées » disant que Trump se prépare à des frappes à grande échelle contre l’Iran qui dureront des semaines, voire des mois.

Cette nouvelle intervient alors que Trump envoie un deuxième porte-avions dans la région. Rappelons que pendant l’opération Tempête du désert et la guerre en Irak de 2003, les États-Unis avaient six groupes de porte-avions (CSG) opérant dans la région.

Mais il y a déjà des rumeurs selon lesquelles cela poserait des problèmes. Dans une nouvelle interview, le colonel Daniel Davis affirme que des sources dans la Marine lui ont dit qu’un grave « problème classifié » avait empêché l’USS George HW Bush de traverser l’Atlantique, le faisant remplacer par le Gerald R Ford à la dernière minute (0: 50 seconde) :

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La Russie et la Chine élargissent leur coopération pour contrer les efforts américains visant à intimider l’Iran et Cuba


Par Larry C Johnson – Le 14 février 2026 – Source Son of the new American revolution

C’est un assez long article, mais vous devez savoir ce que la Russie et la Chine font dans une série d’actions étroitement coordonnées qui montrent un engagement sérieux à contrer les actions américaines visant à punir et à isoler l’Iran et Cuba. Commençons par l’Iran. Depuis la guerre Iran-Israël de 12 jours de juin 2025 (qui s’est terminée par un cessez-le-feu négocié par les États-Unis le 24 juin 2025), la Russie et la Chine ont fourni à l’Iran une combinaison de soutien diplomatique, économique, militaro-technique et stratégique. Cela a aidé Téhéran à se remettre des frappes sur ses sites nucléaires, rétablir ses défenses aériennes et ses infrastructures de missiles, tout en approfondissant leur alignement dans “l’axe” contre la pression occidentale. Le soutien a été pragmatique plutôt qu’inconditionnel – ni la Russie ni la Chine n’a offert d’intervention directe pendant le conflit, entraînant une certaine frustration iranienne – mais s’est accéléré au cours des mois qui ont suivi.

La plus grande nouvelle – un développement qui a été largement ignoré par l’Occident – a été la signature du Pacte stratégique trilatéral (signé le 29 janvier 2026), qui fournit un cadre global pour la coordination diplomatique, économique et sécuritaire (mettant l’accent sur la souveraineté, la résistance aux sanctions et la multipolarité mais pas d’alliance de défense formelle). La signature a eu lieu lors de cérémonies simultanées à Téhéran, Pékin et Moscou, confirmées par les médias d’État des trois pays et rapportées par des médias tels que Middle East Monitor, GV Wire et d’autres.

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Propagande dupliquée pour une guerre contre l’Iran


Par Moon of Alabama – Le 17 février 2026

La propagande fonctionne généralement au goutte-à-goutte. De petites histoires sont lancées chaque jour, diffusant des narratifs similaires encore et encore.

Mais aujourd’hui, en raison d’un certain mélange, deux des principaux organes de propagande, le New York Times et le Washington Post, ont lancé des articles de propagande très similaires le même jour.

La première histoire (archivée) a été écrite à New York. La deuxième histoire (archivée) a été rapportée de Dubaï.

Les histoires portent sur les conséquences des récentes émeutes parrainées par la CIA en Iran.

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Lavrov prévoit une nouvelle ère de développement mondial


Par M.K. Bhadrakumar – Le 13 février 2026 – Source Indian Punchline

La rare apparition du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la Douma d’Etat est toujours une occasion spéciale de lire le marc de café de la politique russe. L’importance ici, à mon avis, réside dans la confirmation, s’il en était besoin, que le Kremlin observe avec une anxiété croissante la transition de la politique étrangère américaine qui, contrairement aux affirmations énoncées par l’administration Trump au cours de la dernière année annonçant une sorte de retrait de la politique internationale, se dirige en réalité vers une nouvelle forme de domination mondiale des États-Unis.

Il est tout à fait concevable que la capitulation de l’Inde ait été un grand choc pour Moscou et cela si peu de temps après la fanfaronnade théâtrale du Premier ministre Modi au sommet de l’OCS à Tianjin en août/septembre. Les remarques prudentes de Lavrov sur le saut périlleux de l’Inde vis-à-vis de l’achat de pétrole russe sont teintées de déception – du genre popularisée par Shakespeare dans sa pièce où César, en voyant son ami de confiance Marcus Brutus parmi ses assassins a assimilé le choc ultime, l’incrédulité et la trahison par un proche allié en rappelant la phrase latine « Et tu, Brute » [Toi aussi, Brutus?].

La voix de Lavrov semblait distante. Il est concevable que ce moment aussi passera dans la saga des relations russo-indiennes, mais il n’en reste pas moins que le monde de demain que le grand maître de la diplomatie internationale décrit ici – reliant le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Conseil de Paix, l’Iran, le détroit de Taiwan et la mer de Chine Méridionale comme des maillons inséparables d’une chaîne d’événements, montre bien que l’Inde vit sur une autre planète, dans un état d’abondon langoureux désirant seulement vivre dans une indolente aisance.

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La saison des récompenses


Le monde vous voit désormais non pas comme des guerriers compatissants, mais comme des tyrans gâtés, prétentieux et déconnectés de la réalité, vêtus de pantalons de yoga, brandissant la culpabilité et l’hystérie comme des couteaux à cran d’arrêt. − LHGrey sur « X »


Par James Howard Kunstler – Le 2 février 2026 – Source Clusterfuck Nation

Les gesticulations politiques ont commencé en 1973, lorsque Marlon Brando, connu pour son caractère irascible, a décidé de ne pas se rendre à la cérémonie des Oscars, mais a envoyé à sa place une princesse apache, Sacheen Littlefeather, sur le podium pour refuser son prix (celui du meilleur acteur pour Le Parrain) en raison de l’impasse de 71 jours dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, entre les agents fédéraux et les militants Oglala Lakota qui avaient pris le contrôle de la petite ville de Wounded Knee.

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Les États-Unis appellent à une nouvelle ère coloniale


Par Moon of Alabama – Le 16 février 2026

Dans un discours prononcé à la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un renouveau de l’ère coloniale :

Dans un monde parfait, tous ces problèmes et bien d’autres seraient résolus par des diplomates et des résolutions fortement formulées. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait et nous ne pouvons pas continuer à permettre à ceux qui menacent ouvertement nos citoyens et mettent en danger notre stabilité mondiale de se protéger derrière les abstractions du droit international qu’ils violent eux-mêmes régulièrement.

C’est la voie sur laquelle le président Trump et les États-Unis se sont engagés. C’est le chemin que nous vous demandons ici en Europe de suivre avec nous. C’est un chemin que nous avons parcouru ensemble auparavant et que nous espérons parcourir à nouveau ensemble. Pendant cinq siècles, avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident s’était développé – ses missionnaires, ses pèlerins, ses soldats, ses explorateurs affluaient de ses côtes pour traverser les océans, coloniser de nouveaux continents, construire de vastes empires s’étendant à travers le monde.

Mais en 1945, pour la première fois depuis l’âge de Colomb, tout cela s’est contracté. L’Europe était en ruines. La moitié vivait derrière un rideau de fer et le reste semblait bientôt suivre. Les grands empires occidentaux étaient entrés dans un déclin terminal, accéléré par des révolutions communistes impies et par des soulèvements anticoloniaux qui transformeraient le monde et draperaient le marteau et la faucille rouges sur de vastes étendues de la carte dans les années qui suivirent.

Dans ce contexte alors, comme maintenant, beaucoup en sont venus à croire que l’ère de domination de l’Occident était terminée et que notre avenir était destiné à être un écho faible et malingre de notre passé. Mais ensemble, nos prédécesseurs ont reconnu que le déclin était un choix, et c’était un choix qu’ils ont refusé de faire. C’est ce que nous avons fait ensemble une fois auparavant, et c’est ce que le président Trump et les États-Unis veulent faire à nouveau maintenant, avec vous.

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Le théâtre Kabuki de Trump en Ukraine. Rien de substantiel n’a été résolu


Par Alastair Crooke − Le 12 février 2026 – Source Conflicts Forum

Mais ce n’est pas le problème (que rien ne soit résolu). C’est au contraire bien pratique. Car cela ouvre plutôt la possibilité de faire de bonnes « affaires« , des accords avec les « parties prenantes » à partager et des milliards de profits potentiels. C’est le modèle transactionnel géopolitique de Trump : les affaires remplacent la négociation traditionnelle (du moins tant que l’argent circule) ; l’argent mène la politique.

Trump, Witkoff et Kushner ont l’air convaincus qu’ils peuvent construire un système de récompense financière pour les détenteurs de dette occidentale, les investisseurs et les politiciens (et l’entourage de Zelensky, dans le cas de l’Ukraine) qui ont réussi à « s’accaparer les récompenses financières de la guerre sans trop d’effusion de sang« .

Une fois les paiements répartis – du point de vue de Trump/Witkoff – les “questions territoriales, les garanties de sécurité, le statut d’adhésion à l’UE et la position de l’OTAN sont des détails qu’on verra plus tard, une fois que le système de rétribution complet sera organisé. Autrement dit, ils se concentrent sur les choses qui comptent vraiment, l’argent”.

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