Yakov M. Rabkin, professeur émérite d’histoire à l’Université de Montréal, analyse comment la démodernisation alimente les préjugés et la normalisation de la russophobie.
Par Yakov M. Rabkin – Le 29 juin 2026 – Source Presenza
Le maintien de la diversité religieuse et ethnique est un aspect important de la modernité actuellement assiégée. Le nationalisme ethnique, le tribalisme, le militantisme sous la bannière de la religion et l’exclusion économique, sociale et autres gagnent en légitimité dans des endroits où existaient autrefois des sociétés multiculturelles et multiethniques relativement stables. Ce sont des signes de démodernisation – c’est-à-dire de régression à l’échelle de la modernité. [J’ai gardé le néologisme de « démodernisation » pour cette traduction afin de coller au plus près à la terminologie de l’auteur mais je pense qu’utiliser le mot « décadence » permettrait de clarifier le sens de ce texte, NdT]
La démodernisation/décadence n’a pas besoin d’être générale. L’Estonie et Israël, par exemple, présentent une modernité technologique parallèlement à une démodernisation/décadence politique.
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