Février 2026 – Source Nicolas Bonnal

L’occident est un fou dangereux, toujours en guerre contre lui-même et le monde, mais depuis combien de temps ? Beaucoup accusent la Renaissance et la Réforme. En fait il faudrait remonter au papisme et à ses croisades comme le montre Laurent Guyénot. L’occident c’est moins le petit bout de l’Asie que le coin du missionnaire bien armé qui aujourd’hui applaudit les exploits de son rejeton-héritier sioniste à Gaza ou Téhéran.
Et qu’on se mette bien dans la tête qu’il a toujours été judéo-chrétien et pas chrétien (l’Évangile commence par la célébration de l’origine hébraïque-divine du prophète…) et que le comportement grec n’a jamais été de tout repos non plus (je pense que la vie sous les perses civilisés était plus agréable pour tout le monde) : voir le livre de mon ami d’enfance Richer sur ces guerres grecques au IVème siècle qui suivent celles du Péloponnèse et anéantirent la population masculine spartiate (Nicolas parle d’oliganthropie). Voir mes textes sur Démosthène, ceux de Fustel sur Théognis, etc…

L’hostilité mutuelle entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, depuis la Révolution islamique de 1978 et la mise en place du système politique unique connu sous le nom de Vilayat-e Faqih ou tutelle de Faqīh (un juriste islamique), est vieille de près d’un demi-siècle. Le nouvel ordre politique de la démocratie islamique, basé sur le nationalisme iranien, a posé un défi sans précédent et une menace perçue pour les États-Unis et les États régionaux dans son orbite stratégique, y compris les monarchies pétrodollars, pour qui l’idée même d’un régime représentatif fondé sur la doctrine de la justice, de l’équité et de la résistance était un anathème.
Par 
Sergueï Lavrov a recommencé. La semaine dernière, il avait donné une longue interview avec Rick Sanchez sur RT. Lundi, il a donné une interview similaire sur BRICS TV, dont j’ai parlé dans mon article d’hier soir. Aujourd’hui, mardi, Sergei Lavrov a de nouveau accordé
C’est probablement la caractéristique qui fait de la Chine une civilisation unique dans l’histoire de l’humanité : c’est la seule où la religion n’a presque jamais eu son mot à dire dans les affaires politiques.
Après « Epstein« , rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs d’après-guerre du genre « plus jamais ça » – reflétant le désir de mettre fin aux guerres sanglantes et celui, plus généralisé, d’une société « plus juste« ; ni l’économie bipolaire engendrant des disparités extrêmes de richesse ; ni la confiance, après la vénalité exposée, les institutions pourries et les perversions dont les dossiers Epstein ont montré qu’elles étaient endémiques parmi