Mars 2026 – Source Nicolas Bonnal

On connait Burke sans le lire. Sa prose est sublime comme celle de notre classicisme qu’il surpasse par la noblesse de son inspiration (nos auteurs sont « progressistes »). Et il se révèle un poète, un nostalgique, premier d’une belle lignée qui va jusqu’à Tolkien, comme je l’ai montré dans mes livres. C’est qu’avant la salle de bains américaine et le recyclage des eaux usées, le monde était plus pur. Burke aura justifié toute notre anglophilie de jeunesse. Je préfère Fogg ou Frodon à Rocambole et John Steed ou Brett Sinclair à Maigret, point. L’anglais d’alors avait encore des racines et des ailes. Depuis, comme dit Tolkien, nous sommes du beurre étalé sur trop de pain.
