Par Alastair Crooke – Le 28 septembre 2026 – Source Conflicts Forum
Ces derniers jours, les classes politiques européennes montent le volume au maximum sur des infos clairement concertées et partagées : « La guerre avec la Russie approche ; la Russie a l’intention de frapper l’OTAN ; nous devons nous préparer ; approvisionnez-vous en bouteilles d’eau, en conserves et soyez prêts à offrir vos enfants à la conscription militaire » – « Beaucoup mourront mais c’est leur devoir de défendre leur pays« .
Quelle absurdité ! Pour faire valoir ce point, les dirigeants européens, y compris le Haut Représentant de l’UE, Kallas, et le chancelier allemand, Merz, se sont récemment délibérément habillés en tenue de camouflage pour montrer qu’ils sont “prêts à se défendre” lors du Sommet européen sur l’Arctique le 14 septembre. (Ces politiciens européens peuvent être vus en treillis militaire ici).
Ils ont l’air absurdes. Pourtant, cela ne peut pas vraiment détourner de la question : Quelle est exactement cette hystérie qui saisit les technocrates européens ?

Le 17 janvier 2024, environ 150 troupes d’assaut russes disparaissaient sous le sol du champ de bataille au sud d’Avdiivka. La formation russe s’approchait du territoire au sud de la ville, en particulier la fortification ukrainienne de Tsarskaya Okhota (la Chasse du Tsar). Avancer vers la position par des approches classiques les aurait exposés à un champ de bataille sous la surveillance constante de drones. De plus, le terrain était fortement miné et les tentatives d’approches étaient reçues par les tirs de l’artillerie ukrainienne. L’armée ukrainienne avait installé des positions pour détecter et détruire les formations russes se dirigeant vers la ville.
Il y a un double standard particulier que les journalistes appliquent aux dirigeants élus britanniques. Tout en soulignant le mécontentement du public à l’égard des politiques intérieures appliquées par les gouvernements successifs, ils continuent de dépeindre nos politiciens comme des titans sur la scène mondiale, en parlant du rôle central de la Grande-Bretagne dans la “Coalition des volontaires”, ou en insistant sur le fait que Boris Johnson, même s’il a été un mauvais premier ministre, est en quelque sorte un deuxième Churchill, même après avoir évité de peu un missile russe cette semaine en Ukraine.
Je suis de retour à Moscou après dix mois, et la première chose qui vous frappe est la distance existant entre la ville qui se tient devant vous et la ville telle qu’elle est décrite par les médias situés à cinq mille kilomètres de là. Moscou et Saint-Pétersbourg sont prospères, modernes et – c’est le mot que je cherche sans cesse – vibrantes. Les rues sont propres et sûres. Elles ne sont pas remplies par des files de sans-abris ou de mendiants. En deux semaines, je n’ai vu qu’un seul homme demander de l’argent, sur un perron à Saint-Pétersbourg, et il était visible précisément parce le phénomène est rare. Comparez cela à New York, Philadelphie, Washington, Atlanta – n’importe quelle grande ville américaine — et le contraste n’est pas marginal. Il est énorme.
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Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa phase suivante, les observateurs internationaux continuent de rechercher des signes d’une issue diplomatique ou d’un règlement négocié. Cependant, un examen attentif de la dynamique politique, du renseignement et stratégique sous-jacente suggère qu’il est très peu probable que le conflit se termine dans un proche avenir. La prolongation de la guerre n’est pas simplement le résultat d’impasses sur le champ de bataille, mais le produit d’un réseau complexe d’impératifs de survie, de domination des agences de renseignement et d’une sinistre utilité stratégique. De ce point de vue, la poursuite du conflit sert les intérêts immédiats des principaux acteurs impliqués, créant un cycle autonome qui résiste à une résolution pacifique.
Nous avons enfin la réponse à ce que sera le prochain grand exploit de Zelensky, et cela ne manquera pas d’aggraver le conflit jusqu’à son stade ultime.