Par Moon of Alabama – Le 21 février 2026
La Hongrie et la Slovaquie s’opposent à la guerre par procuration que mène l’Occident en Ukraine. Les deux pays ont continué à recevoir du pétrole russe par l’oléoduc Druzhba, qui traverse l’Ukraine. Les deux pays s’opposent à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.
Le président ukrainien par intérim, Vladimir Zelenski, tente d’utiliser une attaque russe, menée au mois de janvier, contre les infrastructures énergétiques en Ukraine, qui, selon lui, ont endommagé le pipeline Druzhba, pour bloquer le transfert ultérieur de pétrole brut russe vers la Hongrie et la Slovaquie. C’est une évidente tentative de faire chanter ces pays. En août 2025, l’Ukraine avait tenté un projet similaire après avoir elle-même endommagé une station de pompage de pétrole, à Druzhba en Russie.
Mais, sur le plan énergétique, l’Ukraine est fragile. Elle reçoit du carburant diesel indispensable de Hongrie et de Slovaquie. Une grande partie de ses importations d’électricité, plus nécessaires que jamais, provient de ces pays.
Mais ce n’est pas le problème (que rien ne soit résolu). C’est au contraire bien pratique. Car cela ouvre plutôt la possibilité de faire de bonnes « affaires« , des accords avec les « parties prenantes » à partager et des milliards de profits potentiels. C’est le modèle transactionnel géopolitique de Trump : les affaires remplacent la négociation traditionnelle (du moins tant que l’argent circule) ; l’argent mène la politique.
Les eurocrates se démènent pour une politique qui apparaitrait « sensée » pendant que le projet ukrainien continue de s’effondrer sous leurs yeux.