Pas besoin de bombarder l’Europe


Par English Outsider – Le 9 juin 2026 – Source Moon of Alabama

Tant de bêtises sont dites en ce moment. Désolé, Messieurs, (les Dames, heureusement, sont immunisées) mais il y en a beaucoup que je lis sur ce site aussi.

Je suppose qu’une bonne moitié ici sont des fans de Ritter qui dit : Laissons dévaster l’Europe. Bombardez-la en enfer. Ne laissons plus d’idiots dans le coin.

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Les rapports sur l’effondrement de la Russie sont grandement exagérés


Par Dan Storyev – Le 2 juin 2026 – Source Moscow Times

Arthur Novossiltsev / Agence de presse de Moscou

La Russie mène une guerre contre son voisin. Son économie est en surchauffe et dépend de la poursuite du conflit, tandis que le pays devient rapidement de plus en plus autoritaire à mesure que les droits politiques sont de plus en plus restreints.

Ce texte ne date pas de 2026 mais de 1999. Mais ce genre d’affirmation a été aussi publié en 2008 ou en 2014. Pourtant, à chaque fois, la Russie ne s’est pas effondrée.

La Russie a été présentée — et s’est elle-même présentée — comme une menace pour l’Occident pendant des décennies. Il y a même un argument convaincant disant que l’Occident se définit, de son coté, par l’altérité et la crainte de la Russie.

Pendant quelques décennies on a pu voir les gros titres annonçant que la Russie était au bord de l’effondrement ou allait s’effondrer rapidement. Un article de première page, datant de 2001, publié par The Atlantic, proclamait que « La Russie est finie ». Récemment, une nouvelle série d’arguments en faveur du déclin de la Russie ont été introduits dans le discours, prédisant l’effondrement de l’armée russe ou même un coup d’État à Moscou.

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La Russie peut-elle s’abstenir de riposter ?


Par English outsider – Le 4 juin 2026 – Moon of Alabama

Tiré d’un commentaire

“Le fait que la Russie ait tenu aussi longtemps est un miracle. Combien de temps peut-elle encore tenir est une autre histoire.”

Posté par : Bored / 31 mai 2026 15: 23 utc / 7

L’essentiel est que nous soyons tous arrivés jusqu’ici sans passer au nucléaire. Cela devenait juste un peu nerveux vers la fin de la présidence Biden.

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La vraie raison pour laquelle la Russie a envahi l’Ukraine


Par English Outsider – Le 29 mai 2026 – Moon of Alabama

Terreur et Guerre Mentale

Premières choses d’abord. Scott Ritter n’est pas dupe et, comme vous vous en doutez, identifie le facteur qui a déclenché l’Opération Militaire Spéciale :

« Une armée ukrainienne rajeunie, spécifiquement entraînée et équipée par l’OTAN, s’est positionnée pour résoudre la question du Donbass par la force militaire. Cela a à son tour déclenché l’intervention russe sous la forme de l’Opération Militaire Spéciale.”

Ce n’est pas anodin que Ritter le dise. Toute discussion sur cette guerre est troublée par le fait que la plupart de ceux qui s’opposent à la politique occidentale en Ukraine se trompent sur les raisons de l’invasion russe de l’Ukraine. Ils pensent que l’OMS est le résultat d’une décision du Kremlin de mettre enfin un terme à l’empiètement de l’OTAN, et non, principalement, d’une décision de préempter une attaque de Kiev contre le Donbass.

Cela peut sembler un point trivial, mais vous n’avez aucune idée des conséquences de cette erreur.  Les opposants influents à la guerre contre la Russie, aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni ont un trou béant au centre même de leur argumentation. Nous voyons cela, à titre d’exemple, avec Diesen. L’un des adversaires européen les plus fins et les plus pondérés de la guerre que nous ayons -mais à coté de la plaque quand il s’agit d’expliquer pourquoi les Russes nous combattent !

Le professeur Diesen rejoint les professeurs Roberts et Mearsheimer et une foule d’autres sources faisant autorité qui se trompent sur l’invasion russe de l’Ukraine.  Carrément faux, comme le sont la plupart des grands noms. Selon Diesen, cette invasion russe était une « guerre d’agression aux conséquences imprévisibles », une « violation flagrante de la souveraineté de l’État ». Le fait que la dernière chose que Poutine voulait faire était d’envoyer ses chars de l’autre côté de la frontière, a fait des efforts considérables pour éviter de le faire, et à la fin n’a eu d’autre choix que d’agir rapidement pour empêcher les forces de Kiev de se déchaîner dans le Donbass, est passé inaperçu aux yeux de nombreux grands analystes et je soupçonne ce sera toujours ainsi.

C’est donc un trou d’un kilomètre de large au centre de l’argument contre la politique occidentale actuelle en Ukraine. « Les Russes ont eu tort de démarrer l’OMS mais ont eu raison en même temps parce que l’OTAN… » Pas étonnant que les figures dissidentes faisant autorité en Occident obtiennent si peu de succès auprès du grand public. D’une part, ils affirment que les Russes ont eu tort à 100% de déclencher une « guerre d’agression ». De l’autre, ils soutiennent que la cause russe est juste.   C’est gâcher un argument qui pourrait vous aider à faire comprendre à un public déjà sympathiquement enclin.

Ritter a plus de bon sens. Il ne se tord pas dans tous les sens en affirmant que le noir est blanc. C’est un homme direct et énergique et s’il pensait que les Russes avaient tort de commencer leur OMS, il le dirait directement et clairement, sans essayer de prétendre qu’ils avaient tort et en même temps raison. Mais il connaît la raison de l’OMS – une raison que tant d’autres ne parviennent pas à saisir – et est donc en mesure de présenter un argument cohérent condamnant la politique occidentale en Ukraine. …

b ici :

Ce qui précède est un point très important. La Russie ne voulait pas envahir l’Ukraine. Elle a fait de son mieux pour empêcher l’escalade d’un conflit qui couvait dans le Donbass. Mais à la mi-février 2022, les troupes ukrainiennes, préparées et activées par l’OTAN, n’étaient plus qu’à quelques jours et quelques heures d’envahir les républiques du Donbass.

À l’époque, ce blog signalait l’augmentation rapide des tirs d’artillerie contre les républiques « rebelles » du Donbass. Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à la ligne zéro signalaient beaucoup plus d’impacts d’artillerie ukrainienne sur les rebelles du Donbass que l’inverse. N’importe qui avec un tout petit peu d’entraînement militaire pouvait prédire la prochaine étape qui suivrait une telle préparation d’artillerie – une attaque blindée à part entière contre Donetsk et d’autres zones tenues par les rebelles.

L’intervention russe a été lancée pour empêcher cela.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

 

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La guerre entre l’Ukraine et la Russie entre-t-elle dans sa phase finale ?


Un modèle de guerre d’usure semble l’indiquer


Par Peter Turchin − Le 21 mai  2026 − Source Cliodynamica

Dix scénarios générés par l’AWM concernant l’évolution des pertes ukrainiennes. La bande bleue représente le point de fin estimé (le niveau de pertes à partir duquel la guerre devient intenable). Source

La guerre du Golfe Persique menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a largement supplanté la couverture médiatique du conflit entre l’Ukraine et la Russie. À la lecture des informations diffusées par les grands médias, on pourrait penser que cette guerre, qui en est désormais à sa cinquième année, est toujours dans l’impasse ; voire que le vent est en train de tourner en défaveur de la Russie (Washington Post : La remarque de Poutine sur la guerre « touchant à sa fin » indique l’épuisement, et non la paix, selon les analystes ; NYT : Je suis le ministre des Affaires étrangères de la Suède. Ne surestimez pas la Russie).

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Serait-ce la phase finale du conflit en Ukraine ?


Par English Outsider – Le 29 mai 2026 – Moon of Alabama

Tiré d’un commentaire d’English Outsider :

La Russie va simplement submerger l’Ukraine et ensuite installer un gouvernement fantoche pour s’assurer qu’il soit neutre entre la Russie et l’Europe/l’OTAN. Cela pourrait durer encore quelques années, ou peut-être que la Russie va accélérer les choses, surprendre tout le monde et y arrive plus tôt.

Publié par : aelfwed – 28 mai 2026 0:24 utc /52

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La guerre en Ukraine VI : Intégrer la puissance économique au modèle d’usure


Par Peter Turchin − Le 10 décembre 2023 − Source Cliodynamica

Dans le précédent article de cette série, j’avais promis de montrer comment les hypothèses relatives à la puissance économique et aux taux de pertes pouvaient être combinées au sein d’un même modèle de calcul. Hier, SocArxiv a enfin publié mon pré-print décrivant ce modèle (il a fallu plusieurs semaines pour résoudre certains problèmes bureaucratiques), et je peux désormais y renvoyer les lecteurs :

Test empirique des prédictions d’un modèle de guerre d’usure pour la guerre en Ukraine

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La guerre en Ukraine V : Hypothèses alternatives


Par Peter Turchin − Le 9 décembre 2023 − Source Cliodynamica

Une chose dont je me suis rendu compte depuis que j’ai publié ma série d’articles sur la guerre en Ukraine (le dernier ici) en juillet, c’est que je n’avais auparavant abordé explicitement qu’une seule hypothèse (celle qui prédit une victoire de la Russie). Or, mon objectif est de formuler une prédiction scientifique (voir Prédiction scientifique ≠ Prophétie) et la bonne science exige de confronter plusieurs hypothèses les unes aux autres.

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Plus de pétrole pour l’Allemagne ?


Par Dmitry Orlov − Le 14 Mai 2026 − Source Club Orlov

Vers la fin du mois d’avril, un article a été publié sur Oilprice.com : « L’Allemagne se démène pour trouver une route d’approvisionnement en pétrole en Pologne alors que la Russie interrompt les flux via Druzhba » :

L’Allemagne cherche des solutions pour réacheminer les approvisionnements en pétrole brut vers la raffinerie PCK de Schwedt après que la Russie a annoncé qu’elle interrompt les livraisons de pétrole kazakh via l’oléoduc Druzhba à compter du 1er mai, ce qui met désormais en péril environ 43 000 barils par jour. Berlin est actuellement en pourparlers avec la Pologne pour acheminer des barils de remplacement via le port de Gdansk, les livraisons potentielles devant ensuite être acheminées vers Schwedt, la raffinerie qui approvisionne en carburants une grande partie de l’Allemagne de l’Est, y compris Berlin. Le Kazakhstan a expédié 2,146 millions de tonnes vers l’Allemagne via Druzhba l’année dernière, soit une hausse de 44 % par rapport à 2024, avec 730 000 tonnes supplémentaires livrées au premier trimestre. La Pologne affirme disposer de la capacité technique pour gérer des flux supplémentaires, mais l’accès au port, les calendriers d’expédition, la disponibilité du brut et la configuration des raffineries ont tous leur importance. Remplacer le brut acheminé par oléoduc par du brut transporté par voie maritime est rarement un échange à parité… Des alternatives existent pour Schwedt, mais elles sont plus coûteuses et plus compliquées. La raffinerie s’est de plus en plus appuyée sur le brut arrivant par les routes de la Baltique et le port allemand de Rostock, mais ces voies sont limitées.

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Paradoxalement, la peur est le fondement de la stabilité ; La dissuasion fonctionne


Par Alastair Crooke – Le 20 mai 2026 – Source Forum conflicts

Le professeur Sergei Karaganov a écrit un article intitulé « comment gagner une guerre mondiale » qui préconise une frappe nucléaire russe limitée sur un adversaire comme moyen de prévenir une guerre mondiale.

À première vue, cela peut sembler être un oxymore, une frappe nucléaire étant précisément faite pour empêcher une guerre mondiale. Un certain nombre de commentateurs occidentaux ont réagi avec une forte hostilité, le professeur Karaganov étant présenté comme une aberration politique, préconisant des politiques marginales qui pourraient ouvrir la boîte de Pandore à un grand conflit nucléaire.

Est-ce du bluff ou une refonte révolutionnaire de la stratégie de défense russe ?

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