Par André Korybko – Le 2 Septembre 2026 – Source : le blog de l’auteur
L’Allemagne a accusé la Russie pour l’incident survenu le mois dernier à Leipzig lorsqu’un drone chargé d’explosifs a été retrouvé sur le tarmac, à proximité d’avions cargo ukrainiens, un autre serait entré en collision avec un autre avion-cargo alors qu’il tentait d’atterrir mais n’a pas explosé, et un troisième a été retrouvé plus tard près des locaux. Poutine a repoussé cette accusation, a partagé son opinion selon laquelle il s’agissait d’un faux drapeau en raison de l’implantation de preuves, et a émis l’hypothèse que le motif était de détourner l’attention des problèmes intérieurs en provoquant la peur de la Russie auprès de la population allemande.
Même si les sceptiques lèvent les yeux au ciel, l’incident de Leipzig a toutes les caractéristiques d’une fausse bannière. Pour commencer, l’Allemagne implique que la Russie serait caricaturalement incompétente. Le public est censé croire que les opérateurs de drones les plus qualifiés au monde, chargés d’opérer une sensationnelle attaque de guerre hybride contre l’OTAN, ont laissé un drone sur le tarmac, ont été malchanceux lorsqu’un autre n’a pas explosé après avoir heurté un avion-cargo à l’atterrissage et en ont oublié un autre à proximité. C’est difficile à croire.




Les reportages sur la bataille de BnN Tre, qui faisaient partie de l’offensive du Têt, ont accouché d’une remarque devenue classique. Un major anonyme de l’armée américaine, selon le journaliste Peter Arnett, a déclaré “il est devenu nécessaire de détruire la ville pour la sauver”. Étant un sceptique de l’interventionnisme américain, il n’est pas difficile de soutenir qu’une telle remarque est en fait assez représentative de la politique étrangère néocon.
Mercredi matin à 6h, une opération de police de grande ampleur a été lancée dans toute l’Allemagne, ciblant des centaines de personnes soupçonnées d’avoir insulté des hommes politiques ou propagé « haine et incitations » en ligne.

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