Par Moon of Alabama – Le 22 septembre 2026
Farnaz Fassihi est la journaliste du New York Times pour les Nations Unies. Elle écrit également souvent sur l’Iran.
Plus tôt ce mois-ci, un de ses articles intitulé « comment les partisans iraniens de la ligne dure ont prévalu et saboté l’Accord de paix américain » (archivé) affirme qu’un ancien haut fonctionnaire sans poste à responsabilité, un certain Hussein Taeb, avait ordonné le bombardement de trois pétroliers dans le détroit d’Hormuz. Un acte, affirmait-elle, qui avait fait dérailler les efforts de paix :
Ce compte rendu de délibérations internes tenues par des dirigeants iraniens est basé sur des interviews : huit responsables iraniens, trois membres des Gardiens de la Révolution, quatre anciens responsables et une revue de dizaines de discours et de commentaires de responsables gouvernementaux et de généraux militaires de juin à septembre publiés dans la presse iranienne et les médias sociaux. Les officiels interviewés pour cet article sont restés anonymes pour discuter de délicats sujets de sécurité nationale.
Comme si l’une de ces personnes allait discuter avec un journaliste du New York Times qui n’était même pas en Iran …

L’une des choses les plus folles qui se passe en ce moment est la façon dont il y a eu rapport après rapport confirmant que Jeffrey Epstein était vraiment un agent du renseignement israélien, sur la base de documents accessibles au public, et pourtant cela n’a eu aucun impact mesurable sur les médias grand public ou la politique.
Aux États-Unis, l’affaire des « fichiers Twitter » a révélé l’existence d’une vaste alliance d’agences gouvernementales, d’organisations médiatiques, d’entreprises technologiques, d’institutions universitaires et de groupes de la société civile travaillant ensemble pour supprimer, signaler et censurer les discours non favorables en ligne ; un système secret de contrôle narratif qui est devenu connu sous le nom de « complexe censuro-industriel ».
Mercredi matin à 6h, une opération de police de grande ampleur a été lancée dans toute l’Allemagne, ciblant des centaines de personnes soupçonnées d’avoir insulté des hommes politiques ou propagé « haine et incitations » en ligne.
Au cours des derniers mois, le président Donald Trump et son administration ont lancé une suite d’attaques révoltantes contre la liberté d’expression et la liberté universitaire aux États-Unis, et les critiques ont abondamment dénoncé ces actions comme des exemples de MacCarthysme, le célèbre mouvement politique anti-communiste des années 1950.
Au mois de février 1950, McCarthy reçut une énorme attention de la part des médias lorsqu’il commença à prononcer des discours publics dénonçant les dangers supposés auxquels les États-Unis étaient confrontés en raison des activités subversives des Communistes et des agents soviétiques. Sur la base de mes manuels d’histoire conventionnelle et de la couverture médiatique que j’avais absorbée, j’avais toujours considéré ces affirmations comme fortement exagérées, et j’ai été très surpris de découvrir peu à peu que la menace intérieure posée par les agents communistes soviétiques fut jadis au moins aussi grave que l’énonçait McCarthy.