Par Black Mountain Analysis – Le 4 Septembre 2026
Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa phase suivante, les observateurs internationaux continuent de rechercher des signes d’une issue diplomatique ou d’un règlement négocié. Cependant, un examen attentif de la dynamique politique, du renseignement et stratégique sous-jacente suggère qu’il est très peu probable que le conflit se termine dans un proche avenir. La prolongation de la guerre n’est pas simplement le résultat d’impasses sur le champ de bataille, mais le produit d’un réseau complexe d’impératifs de survie, de domination des agences de renseignement et d’une sinistre utilité stratégique. De ce point de vue, la poursuite du conflit sert les intérêts immédiats des principaux acteurs impliqués, créant un cycle autonome qui résiste à une résolution pacifique.

Le système international est en train de graviter naturellement vers un équilibre international des pouvoirs, dans lequel aucun État ou groupe d’États ne pourra dicter leur conduite aux autres. L’équilibre des pouvoirs, qui contraint toutes les grandes puissances, peut être perturbé si une grande puissance est vaincue par une guerre ou s’effondre de l’intérieur. Pourtant, les États ne s’équilibrent pas d’eux-mêmes et poursuivent des politiques expansionnistes s’ils n’ont pas de contraintes. La conséquence prévisible est donc qu’un pouvoir déséquilibré poursuivra des politiques expansionnistes qui l’épuiseront, tandis que d’autres puissances montantes à la périphérie commenceront à équilibrer collectivement l’hégémon. Le système international retombe ainsi vers un équilibre.
La stratégie de l’Europe à l’égard de la Russie repose sur une contradiction. Ses gouvernements parlent comme s’ils dirigeaient la confrontation, mais ils n’ont pas la puissance militaire, la capacité industrielle et l’infrastructure de renseignement nécessaires pour la soutenir de manière indépendante. L’Europe peut escalader, mais elle ne peut pas dominer l’escalade. Cela peut créer des obligations pour Washington, mais cela ne peut pas remplacer la puissance américaine.
L’Organisation de coopération de Shanghai a clôturé son 26e sommet des chefs d’État, à Bichkek le 1er septembre, par une déclaration commune – la Déclaration de Bichkek – programmée pour le 25e anniversaire du bloc et signée par les dirigeants des dix États membres : Russie, Chine, Inde, Pakistan, Iran, Biélorussie, Ouzbékistan, Kazakhstan, Tadjikistan et le pays hôte, le Kirghizistan. Il s’agit d’un long texte anniversaire, adopté aux côtés de quelque 28 autres documents finaux et amendements à la Charte de l’OCS, et son libellé sur la guerre en Iran est sans ambiguïté. Mais le fait le plus important de la déclaration n’est pas ce qu’elle dit. Le plus important est qui l’a signée. L’Inde de Narendra Modi – un membre du Quad, un partenaire stratégique des États-Unis et un pays que la même déclaration protège implicitement contre les tarifs douaniers de Washington – a mis son nom sur un texte condamnant l’action militaire américaine et israélienne, pleurant un dirigeant suprême iranien décédé et rejetant l’architecture de sanctions que les États-Unis ont construite. Cette signature est le fait historique.
Nous avons enfin la réponse à ce que sera le prochain grand exploit de Zelensky, et cela ne manquera pas d’aggraver le conflit jusqu’à son stade ultime.