Par Mike Whitney – Le 3 septembre 2026 – Source Unz Review
Donald Trump ne veut pas tuer des millions de civils iraniens. Mais Trump a un pistolet sur la tempe et le temps presse. La réserve stratégique de pétrole devient dangereusement basse, les taux d’intérêt à long terme augmentent et un choc pétrolier mondial approche à grands pas. Que va faire Trump ?
De toute manière, la guerre est perdue. Ce qui était censé être une opération chirurgicale pour changer le régime, suivie de manifestations publiques massives, est devenu une période d’ajustement d’une longueur angoissante au cours de laquelle le dirigeant de la “seule superpuissance mondiale” s’acclimate à une nouvelle réalité. Celle où l’Amérique a montré la fin de son hégémonie à cause d’une guerre qu’elle n’avait pas besoin de combattre avec un ennemi qui ne nous faisait aucun mal.
Le peuple américain n’est pas informé des raisons pour lesquelles Israël a accepté un cessez-le-feu avec l’Iran. Oui, Israël était en train d’épuiser rapidement sa défense aérienne (ce qui le rendait plus vulnérable aux attaques iraniennes). Mais ce problème n’était que secondaire. La véritable raison pour laquelle il voulait un cessez-le-feu était qu’ils étaient systématiquement bombardés et devaient rapidement mettre fin à l’hémorragie. C’est pourquoi Israël a « jeté l’éponge » moins de deux semaines après le premier tir, car l’Iran détruisait une cible après l’autre sans que la fin ne soit en vue. Israël a donc capitulé.
Une guerre contre l’Iran serait 10 à 15 fois pire que la guerre d’Irak en termes de pertes et de coûts… Et nous la perdrions. Nous la perdrions sans aucun doute…

Il faut bien comprendre ce qui suit au sujet de l’Ukraine :
La chose qui distingue le dernier rapport en date de la RAND Corporation sur l’Ukraine ne réside pas dans la qualité de ses analyses, mais dans le fait que le groupe de réflexion national le plus prestigieux a adopté sur la guerre une position opposée à celle de la classe politique de Washington et des alliés globalistes de cette dernière. C’est un changement très important. Souvenez-vous-en, les guerres ne s’arrêtent pas du fait que le public se met à s’y opposer. Cela n’est qu’un mythe. Les guerres prennent fin lorsqu’un fossé assez vaste se creuse parmi les élites, qui finit par déboucher sur un changement de politique.
Derrière l’appel désespéré de Washington pour obtenir des chars et d’autres armes létales pour l’Ukraine, se profile la perspective lancinante que l’offensive hivernale de la Russie pourrait avoir déjà commencé dans le sud, où de violents combats ont éclaté le long de la ligne de contact dans la région de Zaporizhia. Si les informations en provenance du front restent sommaires, certains analystes pensent que la Russie envisage d’envoyer ses troupes et ses unités blindées vers le nord afin de bloquer les lignes d’approvisionnement vitales et de piéger les forces ukrainiennes à l’est. Un blitz russe vers le nord serait probablement synchronisé avec le mouvement d’un deuxième grand groupe poussant vers le sud le long de la rivière Oskil. Ces deux poussées en forme de poignard seraient accompagnées de multiples frappes de missiles visant les ponts stratégiques et les lignes de chemin de fer traversant le Dniepr. Si les Russes parvenaient à mener à bien une telle opération, le gros de l’armée ukrainienne serait effectivement encerclé à l’ouest, tandis que Moscou aurait repris le contrôle de la plupart de ses territoires traditionnels. L’offensive ne mettrait peut-être pas fin à la guerre, mais elle mettrait fin à l’existence de l’Ukraine en tant qu’État viable et contigu. Ceci est un extrait d’un article paru sur Aljazeera :