Un post de Jacques Chastaing – Le 13 juin 2026 – Source Facebook
Aujourd’hui, après que la mobilisation populaire ait forcé, le 10 juin, le renoncement – pour le moment – du pouvoir à utiliser l’état d’urgence face au risque pour lui de déclencher une insurrection en envoyant l’armée, mais avec un soulèvement populaire émietté sans direction démocratique nationale, avec d’une part toutes les directions des organisations syndicales qui ont trahi et d’autre part l’embryon de direction nationale démocratique auto-organisée à El Alto décapitée par le gouvernement avec l’arrestation de son dirigeant, la pression d’en bas continue et s’amplifie, sentant sa force et la faiblesse du pouvoir, mais en même temps sentant son manque de coordination, cherche partout à mieux coordonner ses forces auto-organisées pour pallier à sa principale faiblesse, sans encore pour l’instant reposer la question d’une direction nationale démocratique qui avait été ouverte par le cabildo de La Paz les 2 et 5 juin et qui avait fait faire un énorme pas en avant à tout le mouvement. Mais le mouvement monte toujours et le gouvernement est de plus en plus impuissant.
Ce 19 octobre, les Boliviens viennent d’élire Rodrigo Paz Pereira à la présidence. Sénateur de centre-droit et fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora (1989-1993), Paz s’est présenté sur une plate-forme de “Capitalisme pour tous”, battant l’ancien président conservateur Jorge Quiroga au second tour. Ce duel entre deux candidats de droite a marqué la fin décisive de près de deux décennies de domination politique du parti de gauche Vers le socialisme (MAS), anciennement dirigé par Evo Morales, qui a exercé trois mandats présidentiels entre 2006 et 2019. Au premier tour de scrutin, le candidat du MAS à la présidence n’a recueilli que 3% des voix et la représentation du parti à la Chambre des députés est passée de 75 à un député ; au Sénat, il est passé de 21 à zéro.

L’opération militaire lancée par la Russie en Ukraine a inopinément révélé une crevasse aux proportions historiques aux Amériques. Les pays d’Amérique latine se dégagent de l’influence de la Maison-Blanche et gagnent en autonomie politique. Comment Washington a-t-elle perdue son « arrière-cour » qui lui obéissait sans sourciller il y a encore peu de temps ?
L’attention étant fixée sur
Avec le renversement des gouvernements progressistes en Amérique latine et leur remplacement par des régimes néo-fascistes, les conseillers anti-insurrectionnels israéliens, mieux connus sous le nom de «marchands de mort», sont revenus avec ferveur en Amérique latine. Les régimes fascistes au Brésil, en Bolivie, en Colombie, au Pérou, en Équateur, au Honduras, au Paraguay, au Guatemala et au Chili, désireux de déplacer les peuples autochtones, ont invité les Israéliens à revenir dans leurs pays pour fournir des conseils sur le dépeuplement des régions autochtones aussi systématiquement qu’Israël l’a fait avec les Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Voilà les gens qui viennent d’arriver au pouvoir: