Par M.K. Bhadrakumar − Le 10 juillet 2020 − Source The Indian Punchline via Oriental Review
Dans le contexte des tensions frontalières au Ladakh, les récits publiés dans les médias indiens ont justifié la rupture de la confiance mutuelle dans les relations entre l’Inde et la Chine à cause de la dérive de notre politique étrangère vers la Quadrilatérale et à la tendance générale à se rapprocher des États-Unis. Les déclarations chinoises ont à plusieurs reprises exprimé le regret que leurs attentes résultant du consensus atteint au plus haut niveau (à Wuhan et Chennai Connect) – à savoir, qu’aucune des parties ne considère l’autre comme un rival – aient été déçues.
Malgré ce que les commentateurs américains et européens peuvent penser, il y a vraiment un profond désir parmi les gens de voter pour leur propre souveraineté. Et cette impulsion était pleinement affichée la semaine dernière avec l’annonce des résultats du vote en Russie pour approuver les modifications de la constitution du pays.
Alors que l’Amérique se dissout en deux substances distinctes – une nation, deux psychés – nous devrions peut-être accorder plus d’attention à la psychologie sous-jacente à cette segmentation, et pas seulement à ses effets «politiques». De toute évidence, cette scission est vitale pour comprendre les États-Unis. 
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En sciences politiques, le concept de totalitarisme est sous-tendu par les idéologies communiste et fasciste, qui proclament ouvertement la supériorité du collectif – classe et société dans le communisme et le socialisme ; État dans le fascisme ; race dans le national-socialisme – sur le privé, l’individu.
George Soros, milliardaire philanthrope, et financier des infâmes révolutions de couleur, a récemment développé sa vision quant aux relations internationales dans le contexte de guerre mondiale contre le coronavirus, dans le cadre d’une interview accordée au journal britannique The Independent. Sa conclusion, quelque peut inattendue, est que l’arbitrage récent établi par la cour constitutionnelle allemande, opposé à l’achat d’obligations nationales par la banque centrale européenne constitue une « menace existentielle » pour l’Union européenne, et donc à sa « précieuse » vision d’une « société ouverte ». Une menace plus grande que celles supposément posées par le COVID, par Trump, par la Chine, sur lesquels il ne s’était précédemment pas privé de se montrer alarmiste.
Il y a 75 ans, l’Allemagne s’est rendue aux forces alliées, mettant ainsi fin aux ravages de la Seconde Guerre mondiale.

La mondialisation est l’un des grands problèmes de notre temps. L’effacement des frontières nationales, l’affaiblissement des gouvernements souverains et l’appauvrissement des travailleurs dans le monde développé ont déclenché une réaction populiste massive qui menace de faire reculer le schéma d’intégration économique qui a placé le capital à la tête d’un nouvel ordre mondial.