Et ça continue, sans qu’on puisse dire quand et comment ça s’arrêtera


Par Aurelien – Le 22 juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Étant donné qu’environ quatre-vingt-dix pour cent de tous ceux qui ont déjà écrit sur les relations internationales, les études sur la guerre, les conflits et les questions militaro-stratégiques sont vivants et écrivent régulièrement sur ce sujet, vous pourriez être surpris d’apprendre que nous en savons encore très peu sur les principales causes des conflits réels, et encore moins sur pourquoi et comment ils se terminent. De plus, il nous manque même une définition convenue de ce qu’est un “conflit”, ce qui signifie que diverses tentatives pour calculer la fréquence et la durée des conflits, ainsi que pour identifier leur fin, donnent des résultats très différents. Pourtant, le problème n’est pas une recherche inadéquate ou trop peu de ressources, ni même trop peu de publications. Des milliers de personnes, au moins, titulaires d’un doctorat, s’évertuent à produire des millions de mots par an sur tous les aspects des conflits, mais le terrain ne semble pas réellement avancer. Nous ne semblons rien apprendre et nous ne comprenons pas mieux ces problèmes qu’il y a cinquante ans.

Maintenant, je devrais dire tout de suite que je ne m’inclus pas dans le “nous” ici. Je n’ai jamais cru à l’utilité des explications génériques des conflits et j’ai exhorté, en vain, les gens pendant de nombreuses années à cesser de parler de “conflit” et à examiner les “conflits” individuellement, à partir desquels il pourrait être possible de tirer des conclusions provisoires plus larges. Le problème est qu’il existe de nombreux lobbies différents avec des idées dogmatiques différentes sur le conflit, travaillant à des objectifs contradictoires les uns avec les autres et se basant sur différents exemples qu’ils peuvent ne pas bien comprendre. Ce qui transforme ce simple gaspillage d’argent et d’efforts en quelque chose de beaucoup plus dangereux pour le moment car cela handicape grandement notre capacité à comprendre ce qui se passe dans les conflits en Ukraine et en Iran, et surtout comment, le cas échéant, ils peuvent se terminer. Nous (ils) sommes comme des scientifiques essayant de faire des observations avec des instruments obsolètes puis se disputant sur les résultats. Alors aujourd’hui, je vais brièvement exposer le problème, donner quelques exemples, puis essayer de voir ce que l’histoire, et même le pauvre bon vieux sens, peuvent nous dire sur la façon dont ces conflits pourraient éventuellement se terminer, en supposant que nous puissions même décider de ce que signifie “la fin” ici.

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La nouvelle Grande Muraille : La logique du comportement de la Chine en matière de politique étrangère


Par Vassily B. Kashin & Co – Le 1er avril 2026 – Source Russia in Global affairs

Au début des années 2020, la Chine a entamé une série de mesures qui, en cohérence et en ampleur, n’ont aucun précédent depuis le début des années 1970 et, à certains égards, depuis les préparatifs de l’Union soviétique pour la Seconde Guerre mondiale. Dans la littérature chinoise, elles sont explicitement comparées aux grands programmes de mobilisation entrepris lorsque la Chine se préparait à une guerre contre l’URSS, dans les années 1960 et 1970, en particulier avec la construction du Troisième Front.1

Ces mesures ne sont pas visibles, mais constituent un élément important de la tendance générale à la sécurisation totale de tous les aspects de la politique chinoise (même, par exemple, la culture et l’écologie) selon le Concept de sécurité holistique de Xi Jinping.2

Le coût extrême des mesures indique que, bien que les dirigeants chinois expriment des conceptions optimistes, comme la Communauté de destin commun pour l’Humanité et une « mondialisation économique universellement bénéfique et inclusive« , ils adhèrent néanmoins à une vision extrêmement sombre du monde au 21e siècle. Il se prépare – à tout le moins – à une grave crise militaire et politique, y compris la rupture de tous les liens économiques normaux et un glissement au bord de la guerre. Au pire, il se prépare à des scénarios encore plus cauchemardesques.

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  1. Le programme de construction du Troisième Front三线建设 (sanxian jianshe) était une campagne industrielle et de défense à grande échelle lancée en 1964 dans un contexte de forte détérioration des relations avec l’URSS. Son but était de créer des installations industrielles, protégées des attaques extérieures, dans les régions intérieures montagneuses de l’ouest du pays.
  2. Le concept de  » sécurité nationale holistique « 体体国 ‘(zongti guojia anquanguan), mis en avant par Xi Jinping en 2014, est basé sur une compréhension élargie de la sécurité nationale englobant non seulement l’armée et la politique, mais aussi l’économie, la finance, l’énergie, l’alimentation, la technologie, le cyberespace, l’idéologie, la culture, l’écologie, l’espace extra-atmosphérique et les zones océaniques et polaires profondes.

The Economist : Déclenchons une guerre pour que les européens s’y habituent


Par Moon of Alabama – Le 17 juillet 2026

The Economist, le média britannique appartenant au clan des banquiers Rothschild, pousse depuis longtemps à la guerre contre la Russie.

Ce journal est cependant embêté car la population de l’Europe (occidentale) n’a aucun intérêt ni envie de mourir pour ceux qui profitent de tels conflits.

Diverses enquêtes faites en Europe montrent que les gens n’ont aucun intérêt à « défendre leur pays« , lorsqu’on leur propose que cette « défense » se passe au-delà du côté est du fleuve Dniepr.

Les éditeurs ont donc invité un universitaire, financé par les États-Unis, à fournir des idées sur la façon dont les Européens peuvent être incités à faire la guerre.

Nathalie Tocci, une professeure à la John Hopkins University School of Advanced International Studies Europe, a répondu à l’invitation (archivé) :

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Les responsables occidentaux devraient écouter Trenin quand il met en garde contre une escalade russe


Par André Korybko – Le 12 Juillet 2026 – Source Blog de l’auteur

Le président du Conseil russe des affaires internationales, Dmitri Trenin, a publié un article dans RT sur « La dangereuse logique de l’OTAN 3.0 ». Selon lui, « Les Européens rêvent d’éliminer la Russie en tant que pole important dans la géopolitique de l’Eurasie : pour eux, cela signifierait la « solution finale » au « problème russe » tant redouté. Le défaut fondamental de la pensée européenne est leur conviction que la Russie préfèrera la défaite, la dégradation et la désintégration plutôt que d’utiliser l’arsenal qu’elle possède actuellement ».

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Réflexions sur la cérémonie funéraire à Téhéran


Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 juillet 2026 – Indian Punchline

Le gouvernement [indien] a pris la grande décision de nommer le gouverneur du Bihar, le lieutenant-général Syed Ata Hasnain pour représenter le pays aux funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un choix inhabituel de déléguer un général à la retraite pour les funérailles d’une figure religieuse vénérée, mais un choix réfléchi dans le but d’injecter de la verve dans les relations bilatérales et de rétablir l’équilibre dans les politiques de l’Inde au Moyen-Orient.

En effet, la cérémonie funéraire à Téhéran s’avère être un événement extraordinaire d’un genre que le monde a rarement vu, dans un élan spontané de respect et de chagrin. Il porte un immense symbolisme politique – équivalent à une dénonciation de l’horrible meurtre exécuté par le président américain Donald Trump et son complice le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Comme Shakespeare l’a dit « Car le meurtre, même s’il n’a pas de langue, parlera ».

De telles funérailles d’État sont des événements internationaux avec de grandes opportunités pour la diplomatie. L’événement à Téhéran se déroule dans un contexte extraordinaire de dynamique du pouvoir — à la fois en Iran et au niveau régional et international.

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Voici pourquoi les provocations européennes contre la Russie sont susceptibles d’échouer


Par English Outsider – Le 1er juillet 2026 – Moon of Alabama

“Mon pronostic et j’espère que je me trompe : l’UE trouvera le moyen d’envoyer des drones/missiles contre la Russie jusqu’à pousser la Russie à réagir de la même manière. Un missile russe frappant une usine allemande, par exemple, serait un « bon » événement pour Bruxelles. Je crois qu’ils ont l’intention et les outils pour y parvenir.”

Publié par: Konami / 1 juillet 2026 8: 35 utc / 317

Réponse d’English Outsider :

Oui. Ils ont besoin de plus « d’agression russe non provoquée ». Pour que les populations européennes soutiennent une Seconde Guerre froide. Nous devrons nous serrer la ceinture pour payer mais nous le ferons volontiers compte tenu de la « menace russe« . Qui se soucie des détails lorsque l’ennemi est si visible ?

Mais je ne pense pas que cela marchera. Les Russes ont trop d’options, militaires et économiques. Nous ne sommes plus en 2022.

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Un article de Sergueï Lavrov intitulé « Ukraine, Europe et sécurité mondiale »


Quelques réflexions sur la résolution de la crise ukrainienne, l’Europe et la Sécurité Mondiale


Par Sergei Lavrov − Le 19 juin 2026 − Source Ministère des affaires étrangères de Russie

Lors d’une réunion à Londres le 7 juin 2026, les dirigeants britannique, français et allemand, ainsi que Vladimir Zelensky, ont posé cinq conditions préalables à la Russie pour garantir une « paix juste et durable » en Ukraine. L’Europe présente maintenant cette liste de revendications comme base d’un dialogue avec Moscou.

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Après la guerre d’Iran. La fin d’une époque, non pas vers le déclin mais comme le déclencheur d’un brutal changement


Par Alastair Crooke – Le 12 juin 2026 – Source Conflicts Forum

Le professeur Michael Hudson, dans une discussion récente, n’est pas d’accord avec ceux qui parlent aujourd’hui du « déclin de l’hégémonie américaine« . Un déclin implique quelque chose qui monte et qui descend, dit Hudson, mais qui récupère toujours.

Mais il n’y a jamais eu, statistiquement, quelque chose qui ressemble à un cycle… Ce n’est pas un déclin, c’est un crash …

Nous assistons à la fin d’une époque, pas à un déclin, mais à un changement brutal. Et ce changement ne vient pas de l’extérieur. La fin de la puissance américaine n’est pas le résultat d’une guerre venue de l’étranger ou d’une guerre contre la domination américaine. La fin vient des États-Unis eux-mêmes, quand ils essayent d’imposer leurs intérêts hégémoniques à ceux de tous les autres pays.

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L’arnaque de la Pax Silica


La « Pax Silica » étasunienne est censée être une protection contre la Chine, alors qu’il s’agit en réalité d’une cage pour que les « partenaires » américains deviennent dépendants de la technologie américaine et soient incapables de construire la leur.


Par Arnaud Bertrand – Le 4 juin 2026 – Source Blog de l’auteur

Typiquement, lorsque les grandes puissances mettent en place une initiative de nature impérialiste, elles choisissent un nom qui évoque le contraire: “alliance pour le progrès”, “partenariat pour la paix”, “coalition des volontaires”, etc…

Cette fois, manifestement sans aucun sens de l’euphémisme, les États-Unis ont carrément appelé leur initiative “Pax Silica”, le nom le plus impérialiste imaginable, directement inspiré de l’Empire romain.

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L’Amérique s’est-elle en fait déjà retirée d’Asie ?


Par Arnaud Bertrand – Le 23 juin 2025 – Source Blog de l’auteur

C’est probablement l’analyse géopolitique la plus importante que j’ai entendue cette année, sinon cette décennie.

Hugh White est largement reconnu comme l’un des plus grands penseurs stratégiques australiens. Il a été le premier directeur de l’Institut australien de Politique Stratégique (ASPI) et l’ancien Secrétaire adjoint à la Stratégie et au Renseignement du Ministère australien de la Défense.

Il vient de publier un nouvel essai de 70 pages intitulé « Hard New World : Our Post American Future« , dans lequel il soutient – avec des preuves considérables pour l’assumer – que si tout le monde se demande si l’Amérique laissera finalement la Chine devenir la puissance régionale dominante dans le Pacifique occidental, elle s’est en réalité déjà retirée. White dit qu’effectivement, au-delà de toute rhétorique, la compétition est déjà terminée.

Cet article examine tous les arguments de White et les preuves qu’il présente, ce qui, je dois le dire, a complètement changé ma compréhension de ce qui se passe réellement en géopolitique en ce moment.

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