Le vote obligatoire et ses nombreux maux


Par Binoy Kampmark − Le 15 février 2022 − Source Oriental Review

De temps à autre, on nous explique qu’amener les gens à voter davantage améliore la représentation et la représentativité. Qu’obliger les gens à se déplacer au bureau de vote va apporter de l’honnêteté dans la vie politique, et assurer que les membres du Parlement, ou de toute autre chambre de représentants, en deviendra plus responsable. Imaginez-vous l’horreur d’avoir un président élu par à peine un tiers de l’électorat, ou des représentants politiques qui ne s’expriment qu’au nom d’une petite fraction de leur électorat nominal ?

L’argument n’est convaincant qu’à titre superficiel. Quiconque regarde les épisodes de l’émission Four Corners de ABC, qui donne la parole à des électeurs choisis par l’organe médiatique national, ne se trouve pas du tout rassuré au sujet du vote obligatoire, qui est en place en Australie depuis 1924. Depuis cette époque, la loi électorale précise qu’« il relève du devoir de chaque électeur » de voter « à chaque élection ».

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Les sanctions les plus bêtes du monde


Par Dmitry Orlov – Le 21 mars 2022 – Source Club Orlov

Stupid Ideas Are Actually Good Ideas: Building The Innovation Mindset | by Biswajeet Das | DataDrivenInvestor

Selon Reuters, le gouvernement australien a annoncé aujourd’hui l’arrêt immédiat des exportations d’alumine et de bauxite vers la Russie en guise de punition pour l’action militaire russe en Ukraine. Il a également annoncé qu’il s’efforcerait d’expédier du charbon à l’Ukraine et, bien sûr, des armes et peut-être même de l’aide humanitaire – la seule chose dont les Ukrainiens ont réellement besoin. Étant donné que mes lecteurs australiens subsistent dans des conditions de censure d’État totalitaire, il est peu probable qu’ils trouvent une interprétation raisonnable de l’impact de ces décisions de la part de quelqu’un de chez eux, d’autant plus que cela donnerait à leurs dirigeants intrépides l’air particulièrement stupide, et je suis donc impatient de m’obliger à combler cette lacune.

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La Serbie s’attaque au projet d’exploitation de lithium de Rio Tinto


Par Binoy Kampmark − Le 27 janvier 2022 − Source Oriental Review

Rio Tinto

Des manifestants protestent contre l’ouverture d’une mine de lithium du groupe Rio Tinto, à Belgrade, en Serbie, le 11 septembre 2021.

À première vue, il ne semble pas y avoir de lien entre le traitement réservé à Novak Djokovic par les autorités australiennes et le refroidissement du gouvernement serbe à l’égard de Rio Tinto. Le géant minier anglo-australien était persuadé qu’il obtiendrait, au moins à terme, l’autorisation de commencer les travaux de sa mine de lithium-borates, d’une valeur de 2,4 milliards de dollars, dans la vallée de Jadar.

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Maintenant, nous sommes tous Novak Djokovic


Par Tom Luongo – Le 18 janvier 2022 – Source Gold Goats ‘n Guns

Lorsque j’ai parlé dans le passé de la mosaïque tyrannique post COVID-11/09, j’avais des choses plus banales à l’esprit que le sort d’une grande star du tennis.

Novak Djokovic a été expulsé d’Australie dimanche après l’échec de son appel pour le rétablissement de son visa. Et il n’a pas échoué pour des raisons de santé, mais pour des raisons politiques. Continuer la lecture

Précédents dangereux et menaces hypothétiques : L’expulsion de Novak Djokovic


Par Binoy Kampmark − Le 17 janvier 2021 − Source Oriental Review

Novak-Djokovic

Le traitement réservé par l’Australie à Novak Djokovic, le numéro un mondial du tennis, a été révélateur. Sans le vouloir, cela a mis en évidence la nature plus sale, arbitraire et incohérente des politiques frontalières de l’Australie. L’approbation par la Cour fédérale australienne de la décision du ministre de l’immigration, Alex Hawke, de révoquer le visa de l’éminent Serbe a laissé au pays un lourd précédent qui sera invoqué, à l’avenir, avec délectation.

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L’alliance anglo-étasunienne AUKUS constitue-t-elle un défi sérieux pour la Chine ?


Toutes les simulations récentes de wargames montrent que les États-Unis – avec ou sans AUKUS – perdraient une guerre contre la Chine, qu’elle soit nucléaire ou conventionnelle.


Par Alastair Crooke – Le 17 octobre 2021 – Source Al Mayadeen

Il n’y a aucun doute à ce sujet : le Reset est en marche. Seulement, il ne s’agit pas du « Reset du Davos » (pour l’instant). Après la fuite en avant de l’Amérique hors d’Afghanistan pour se concentrer sur la Chine, l’axe Russie-Chine contrôle désormais le « heartland » du monde. Il contrôle l’Asie centrale – ce que Mackinder appelait en 1904 l’énorme « île mondiale », dont la présence menaçante éclipse l’Euro-Asie. Continuer la lecture

Il n’y a eu que les prétendus alliés des États-Unis pour être surpris par l’AUKUS


Par Andrew Korybko – Le 30/09/2021 – Source Oriental Review

andrew-korybko

Les propres « alliés » des États-Unis sont les seuls à avoir considéré AUKUS comme une « surprise absolue ». Ni la Russie, ni la Chine n’en ont été étonnées ; ces deux pays savaient déjà à quoi s’attendre de la part des États-Unis. L’hégémonie unipolaire en plein déclin fera toujours passer ses propres intérêts avant ceux de quiconque, y compris ceux de ses « alliés ».

Le « président » Macron lors de la cérémonie officielle de lancement du nouveau sous-marin nucléaire français, le « Suffren », à Cherbourg, le 12 juillet 2019


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Sous-marins australiens : une démarche immature et potentiellement dévastatrice


Par Jean-Luc Baslé – 22 septembre 2021

France & Australia Reaffirm Commitment to the Attack-class Submarine Program - Naval News

Dans une interview accordée le 20 septembre au journal Ouest-France, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian explique que le contrat des sous-marins australiens s’inscrit dans la stratégie indo-pacifique de la France – une stratégie qui inclut l’Inde1 et dont l’objectif est d’assurer la stabilité dans une région d’une importance cruciale pour la paix et la prospérité du monde et, accessoirement, où vivent deux millions de Français. Cette initiative tripartite de type gaullien de la France dans une zone que les États-Unis considèrent comme leur réserve privée depuis la fin du 19ème siècle, ne pouvait être tolérée. Washington DC devait y mettre un terme. Il l’a fait de manière plutôt abrupte et inamicale, la France étant son plus ancien allié.

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  1. L’Inde est un client de longue date de l’industrie française de l’armement

Quelles retombées pour l’accord entre les partenaires de l’AUKUS ?


Par Moon of Alabama – Le 20 septembre 2021

L’accord passé entre les membres de l’AUKUS a fait que l’Australie à annuler une commande de sous-marins à propulsion diesel passée à la France, acceptant à la place une offre américaine et britannique d’acquérir à terme des sous-marins à propulsion nucléaire.

Il n’est pas du tout certain que l’Australie puisse trouver l’argent pour réellement se payer des sous-marins nucléaires. Ceux-ci sont 50 à 100 % plus chers que les sous-marins conventionnels. L’Australie veut également s’assurer qu’au moins 60 % du coût soit de fabrication australienne. Mais il n’y a pas d’entreprises en Australie qui aient de l’expérience en technologie nucléaire. Il est également peu probable que les États-Unis ou le Royaume-Uni laissent l’Australie acquérir une telle capacité.

Il y a également peu de chances que l’un des nouveaux sous-marins envisagés soit prêt avant 2040. D’ici là, Taïwan sera probablement déjà sous le contrôle de Pékin et la primauté navale de la Chine en mer de Chine méridionale n’aura fait que croître. Le calendrier et l’objectif déclarés jusqu’à présent sont donc discutables.

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Voici la raison pour laquelle l’Australie a annulé son contrat d’achat de sous-marins français


Pour se protéger de l’hostilité des États-Unis.


Par Moon of Alabama – Le 16 septembre 2021

Hier, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé que ce dernier pays achèterait des sous-marins à propulsion nucléaire pour défendre les intérêts des États-Unis contre la Chine :

La prochaine flotte de sous-marins de l'Australie sera à propulsion nucléaire dans le cadre d'un plan audacieux qui mettra au rebut un programme controversé de 90 milliards de dollars visant à construire jusqu'à 12 sous-marins de conception française.

Selon ABC, l'Australie utilisera des technologies américaines et britanniques pour configurer sa prochaine flotte de sous-marins dans le but de remplacer ses sous-marins actuels de classe Collins par d’autres plus adapté à la détérioration de l'environnement stratégique.

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