Par Kautilya – Le 18 septembre 2026 – Source Blog de l’auteur
Le 17 janvier 2024, environ 150 troupes d’assaut russes disparaissaient sous le sol du champ de bataille au sud d’Avdiivka. La formation russe s’approchait du territoire au sud de la ville, en particulier la fortification ukrainienne de Tsarskaya Okhota (la Chasse du Tsar). Avancer vers la position par des approches classiques les aurait exposés à un champ de bataille sous la surveillance constante de drones. De plus, le terrain était fortement miné et les tentatives d’approches étaient reçues par les tirs de l’artillerie ukrainienne. L’armée ukrainienne avait installé des positions pour détecter et détruire les formations russes se dirigeant vers la ville.
Quelques mois plus tôt, la reconnaissance russe avait identifié un collecteur d’eau usée souterrain abandonné qui passait sous la position ukrainienne. Ils ont dégagé le passage inondé et l’ont préparé pour un assaut. Des récits russes ultérieurs ont confirmé que le travail avait été effectué manuellement car le bruit des équipements mécaniques aurait alerté les forces ukrainiennes. Les tirs d’artillerie russes aidaient à masquer les sons provenant du sous-sol. Une fois les préparatifs terminés, la force d’assaut est entrée dans le collecteur, s’est déplacée de quatre kilomètres dans l’obscurité à travers le tuyau rempli d’eau glacée et émergé avec succès derrière les lignes de défense ukrainiennes.
Je suis de retour à Moscou après dix mois, et la première chose qui vous frappe est la distance existant entre la ville qui se tient devant vous et la ville telle qu’elle est décrite par les médias situés à cinq mille kilomètres de là. Moscou et Saint-Pétersbourg sont prospères, modernes et – c’est le mot que je cherche sans cesse – vibrantes. Les rues sont propres et sûres. Elles ne sont pas remplies par des files de sans-abris ou de mendiants. En deux semaines, je n’ai vu qu’un seul homme demander de l’argent, sur un perron à Saint-Pétersbourg, et il était visible précisément parce le phénomène est rare. Comparez cela à New York, Philadelphie, Washington, Atlanta – n’importe quelle grande ville américaine — et le contraste n’est pas marginal. Il est énorme.
Depuis le début de la campagne de la Russie en Ukraine, il y a plus de quatre ans et demi, une grande partie des commentaires quotidiens sur le conflit se sont concentrés sur les développements sur le champ de bataille, les armes “qui changent la donne”, les tactiques de combat, les frappes, les contre-frappes, les déclarations et tous les reportages habituels qui accompagnent chaque conflit dans le monde. À la base de tout cela se trouve une question fondamentale : que signifie une victoire russe ? Plus précisément, quelles perspectives l’histoire présente-t-elle sur ce que la victoire signifie réellement pour l’État russe et que peut-elle nous dire sur la manière dont le conflit actuel sera réellement réglé ?
Après plus de quatre ans et demi de guerre, une question est très présente dans les commentaires sur l’Ukraine : Pourquoi la Russie avance-t-elle si lentement sur le champ de bataille ? Avant la chute de Pokrovsk et Konstantynivka, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), basé à Washington, rapportait que les forces russes avançaient respectivement de soixante dix et cinquante mètres par jour.
Par Simplicius – Le 11 juillet 2026 – Source 

Le maintien de la diversité religieuse et ethnique est un aspect important de la modernité actuellement assiégée. Le nationalisme ethnique, le tribalisme, le militantisme sous la bannière de la religion et l’exclusion économique, sociale et autres gagnent en légitimité dans des endroits où existaient autrefois des sociétés multiculturelles et multiethniques relativement stables. Ce sont des signes de démodernisation – c’est-à-dire de régression à l’échelle de la modernité. [J’ai gardé le néologisme de « démodernisation » pour cette traduction afin de coller au plus près à la terminologie de l’auteur mais je pense qu’utiliser le mot « décadence » permettrait de clarifier le sens de ce texte, NdT]
