Par Alastair Crooke, – Le 14 mai 2026 – Conflicts Forum
La guerre de Trump contre l’Iran et la guerre israélienne, qui lui est étroitement liée, pour l’hégémonie juive au Moyen-Orient (appelée « Sécurité permanente » dans le jargon militaire israélien), se déroulent rapidement.
L’Iran résiste aux menaces de Trump et d’Israël, laissant Trump mettre en danger l’ensemble de l’économie américaine et sa position stratégique mondiale pour pouvoir se vanter d’une « victoire » décisive sur l’Iran – aussi trompeuse et pyrrhique que cette « victoire » puisse s’avérer.
Trump est maintenant arrivé pour le sommet en Chine (apparemment avec peu de préparation avant la visite). Peut-être s’appuie-t-il sur sa mégalomanie habituelle, qui lui fait penser que la Chine a plus besoin des États-Unis que les États-Unis n’ont besoin de la Chine, et dira-t-il à Pékin que « vous (Xi) devez convaincre l’Iran » que le temps avance et que ce pays doit capituler devant les États-Unis.
Eh bien, ça n’arrivera pas. La Chine soutient la lutte de l’Iran pour sa souveraineté et partage avec la Russie l’objectif de l’Iran de voir les États-Unis quitter le Moyen-Orient. Ils veulent plutôt une architecture de sécurité dirigée par le Golfe lui-même, pour remplacer celle des États-Unis. Moscou est d’accord.

Au bout de 40 jours de combats, l’opération censée achever la guerre contre l’Iran n’a toujours pas eu lieu. Tous ceux qui, en Israël, y sont impliqués ont le sentiment d’avoir raté une opportunité. La question est de savoir pourquoi elle n’a pas été lancée : est-ce parce que nos partenaires américains ne croient pas en cette opération depuis le début, est-ce parce que Trump a changé d’avis, est-ce parce qu’Erdoğan a téléphoné au président, ou l’idée elle-même n’est qu’un fantasme avec de minces chances de succès ? Le débat est ouvert.


Pendant des décennies, la « patrie alternative » – l’idée que la Jordanie devrait devenir l’État palestinien – était rejetée dans les cercles diplomatiques d’Amman comme un cauchemar lointain ou une théorie du complot.
Le 11 décembre est la date anniversaire de la « révolution » syrienne, qui a renversé le régime de Bachar al Assad. Une force, relativement petite, de 20 à 30 000 soldats djihadistes de HTS (anciennement connue sous le nom d’Al Nusra) a vaincu les 260 000 soldats de l’Armée arabe syrienne en seulement 11 jours.