House of War – Le Pentagone est incontrôlable


Nous avons repris et traduit en français l’entretien avec James Caroll mené par Mark Karlin sur Buzzflash.com Cet entretien est évoqué sur le site dedefensa.org et commenté par Philippe Grasset

"Plus la menace extérieure est grande, plus nous y gagnons à l'intérieur du pays. Et c'est là que réside la tragédie pour notre Nation [les USA] ; nous avons construit toute notre économie, notre culture et nos recherches académiques autour de l'idée que nous étions menacés par l'étranger. Ces menaces étaient d'abord une vue de l'esprit, mais la tragédie réside dans le fait que, par nos actions, nous avons amené ces menaces à se concrétiser...James Caroll

Le 20 juillet 2006 – Source dedefensa

BuzzFlash : Le titre de votre dernier livre est House of War: The Pentagon and the Disastrous Rise of American Power (Le Temple de la Guerre : Le Pentagone et la désastreuse expansion de la puissance US-américaine). Dans notre précédent entretien avec vous, à propos de votre livre Crusade: Chronicles of an Unjust War (Croisade : Chroniques d’une guerre injuste), nous avions touché à un sujet qui nous semble central dans  »House of War », qui est la question de vos connexions personnelles avec le Pentagone.

Continuer la lecture

Hassan Nasrallah : Mort à l’Amérique, à Israël et aux Saoud

Préambule de l'auteur

Je m'attends à beaucoup de réactions négatives au sujet de ce texte.
C'est pourquoi je joins, sous forme de note en fin d'article, quelques commentaires susceptibles d'anticiper et de dissiper les malentendus.

Mais lisez et écoutez d'abord...

Salah

 

Par Sayed Hasan – Le 1er novembre 2015 – Source sayed7asan

Discours de Sayed Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah, le 24 octobre 2015, à l’occasion de ‘Ashura, commémoration du martyre de l’Imam Hussein b. ‘Ali b. Abi Talib, petit-fils du Prophète, troisième Imam du chiisme duodécimain.

Continuer la lecture

C’est bientôt Noël – quand on aime on compte pas…


Le gouvernement américain dépense $400 000 pour un casque d’aviateur, multiplié par le nombre de pilotes : 2 400 ! Faut dire qu’ils est beau


Par Michael Snyder, ­ Le 27 octobre 2015 – Source The Economic Collapse

f35-casque-20150813

Est-ce que vous seriez prêt à payer $400 000 pour un seul casque ? Bien sûr, vous ne le seriez pas. Mais c’est précisément ce que le gouvernement américain est en train de faire. C’est juste le prix que le casque d’un pilote du nouveau F-35 Lightning II va coûter aux contribuables, près d’un demi-million de dollars. Et puisque nous allons avoir besoin de 2 400 de ces casques, la facture totale va finir par s’approcher du milliard de dollars. Mais qu’est-ce qu’un milliard de dollars entre amis, hein ?

Continuer la lecture

Pourquoi l’Europe doit soutenir la politique de la Russie en Syrie


 

Finian Cunningham

Par Finian Cunningham – Le 1er novembre 2015 – Source Strategic Culture

La Russie l’a dit de façon simple et succincte : l’Europe doit mettre fin au conflit syrien si elle veut résoudre sa crise des réfugiés. Cette solution intégrale implique de respecter le gouvernement souverain de la Syrie pour terrasser la guerre secrète soutenue par l’étranger visant à parvenir à un changement de régime.

Cela implique de respecter le droit du peuple syrien à déterminer son avenir politique ; et cela signifie, pour l’Europe, rejeter l’agenda illégal de Washington, Londres et Paris visant à renverser le président syrien Bachar al-Assad. Bref, cela signifie que l’Europe s’aligne sur la Russie dans sa politique à l’égard de la Syrie. Continuer la lecture

Troisième semaine de l’intervention russe en Syrie : le retour de la diplomatie


2015-09-15_13h17_31Par Le Saker original – Le 25 octobre 2015 – Source thesaker.is

La fin du droit international et de la diplomatie

La fin de la Guerre froide avait été accueillie comme une nouvelle ère de paix et de sécurité, dans laquelle les épées seraient transformées en charrues, les anciens ennemis en amis, et où le monde assisterait à une nouvelle aurore d’amour universel, de paix et de bonheur. Bien sûr, rien de tout cela n’est arrivé. Ce qui est arrivé est que l’Empire anglosioniste s’est convaincu lui-même qu’il avait gagné la Guerre froide et que dorénavant, il devait gérer le monde. Sur la planète tout entière, pas moins. Et pourquoi pas ? Il avait construit partout entre 700 et 1 000 bases militaires (cela dépend de votre définition de la base) dans le monde entier et avait divisé l’ensemble du globe en différentes zones sous sa responsabilité exclusive appelées centres de commandement. La dernière fois qu’un pouvoir avait poussé la mégalomanie assez loin pour distribuer diverses parties de la planète à différents commandements, il s’agissait de la Papauté en 1494, avec son fameux – et infâme – Traité de Tordesillas. Continuer la lecture

L’Homme d’État et l’Homme de Paille


Tandis qu’Obama a vomi une réthorique vide à l’ONU, Poutine a exposé un programme stratégique radical pour mettre un terme au chaos alimenté par les USA au Moyen-Orient


Par Christian B. Malaparte – Le 7 octobre 2015 – source The Voice of Idaho

Poutine a ravi le rôle de leader mondial à son malheureux vis-à-vis américain.

Préambule du traducteur

Stooge est systématiquement traduit par homme de paille, qui correspond bien à l'idée du stooge, quelqu'un placé là pour servir des intérêts particuliers. Faire-valoir, comparse, fantoche sont dans l'idée, mais ne permettaient pas la comparaison à la base de l'article, l'homme de paille et l'homme d’État. Sinon, habituellement, homme de paille est simplement traduit par strawman.

Corporatism en anglais (américain) désigne le système des grandes entreprises privées américaines, leur mode de fonctionnement, leurs intérêts, leurs stratégies, leur culture et d'une manière générale, leur influence et leur intrication dans la vie publique, citoyenne, ainsi que dans la mentalité de la nation. Le plus proche en Français serait peut-être le monde des affaires s'il ne lui manquait l'idée d'une organisation élaborée, d'une caste solidaire autour d'intérêts communs, privés, capable de suborner les pouvoirs politiques et civils. J'ai donc choisi de traduire corporatism par corporatisme, en référence à cette réalité américaine, un système.

En revanche, l'épithète attaché, corporate, se traduit moins facilement en corporatiste, qui prête à confusion. J'ai préféré adjoindre le syntagme d'entreprise chaque fois que c'était nécessaire, comme dans l'expression Corporate State qui devient État d'Entreprise, c'est-à-dire conforme au fonctionnement et aux intérêts des (grandes) entreprises (privées). De temps à autre, une note explicative est ajoutée entre crochets [...,NdT].

Si votre bulle a déjà éclaté [si vous n’êtes plus dupes], il vous sera pénible d’écouter jusqu’au bout [le discours d’Obama à l’ONU]. Et si d’une manière ou d’une autre vous y parvenez, vous développerez une conscience encore plus aiguë de sa rouerie. Et de votre propre dégoût.

Continuer la lecture

Pendant ce temps, dans l’Ukraine occupée par les nazis


2015-09-15_13h17_31Par le Saker original – Le 14 octobre 2015 – Source thesaker.is

Les développements spectaculaires en Syrie ont quelque peu éclipsé les événements en Ukraine sous occupation nazie. Certes, rien de véritablement primordial n’est arrivé là-bas, mais c’est en soi un développement primordial et un cas de pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Continuer la lecture

De la responsabilité de l’Occident dans la crise ukrainienne

Par John J. Mearsheimer – Le 18 Mars 2015 – Source InformationClearingHouse

Si l’on suit la croyance dominante en Occident, la crise ukrainienne découle presque entièrement de l’agression russe. Suivant ce point de vue, l’annexion de la Crimée provient d’une vieille ambition du président Vladimir Poutine de ressusciter l’Empire soviétique, ambition qui pourrait, à long terme, l’amener à annexer le reste de l’Ukraine, ainsi que d’autres pays d’Europe de l’Est. Ainsi, le coup d’État qui a renversé le président ukrainien Viktor Ianoukovich en février 2014 n’aurait fait que fournir un prétexte aux forces russes pour investir une partie de l’Ukraine.

Continuer la lecture

Quand la Russie a-t-elle été déclarée ennemi public numéro un?


Phil Butler

Par Phil Butler – Le 17 octobre 2015 – Source New Eastern Outlook

Les relations étrangères entre ce qu’on appelle l’Ouest et la Russie sont devenues de plus en plus hostiles ces deux dernières années. Cependant, si des tensions graves ont pu apparaître maintenant, un regard sur les politiques de l’Amérique menées sous les deux dernières administrations met en évidence une vieille stratégie de calomnie à l’encontre de la Fédération de Russie. Voici un aperçu de la rhétorique utilisée par les médias depuis 2003. La Russie n’a pas été déclarée comme l’ennemi seulement maintenant, pour certains, elle l’a toujours été. Continuer la lecture

La Russie fait reculer l’arc du chaos US


La campagne anti-terroriste de la Russie en Syrie tue directement dans l’œuf la grande stratégie américaine


 

Andrew Korybko

Par Andrew Korybko – Le 14 octobre 2015 – Source Russia Insider

Depuis les années 1980, les idées du géostratège américain d’origine polonaise et ancien conseiller à la Sécurité nationale Zbigniew Brzezinski étaient à l’avant-garde de la mise en œuvre de la politique étrangère des États-Unis, partout dans le monde. Que ce soit par la création avouée et par l’armement des Moudjahidines (qui ont ensuite muté en al-Qaïda et en talibans) ou l’obsession de séparer l’Ukraine de la Russie (ce qui a culminé plus tard dans l’Euro-Maïdan), les idées de Brzezinski sont devenues une réalité déstabilisatrice qui s’est propagée au long des continents et des décennies. Continuer la lecture