Par Christian – Le 26 décembre 2025 – Source The Business of War
Une société à but lucratif est une organisation commerciale conçue pour maximiser ses profits à court terme. Le travail des dirigeants d’entreprise est donc de maximiser ce profit, tandis que le conseil d’administration s’assure que le travail soit fait en ce sens.
La première façon pour une entreprise de maximiser ses profits est de sous-payer ses travailleurs.1 Les travailleurs créent du profit, mais n’en reçoivent pas une part équivalente. Les dirigeants canalisant ce profit vers les investisseurs et vers eux-mêmes.
Il va sans dire que les travailleurs ne sont pas responsables. Ils ne sont pas autorisés à prendre les décisions commerciales dans une société donnée. Les dirigeants prennent ces décisions. Il n’y a pas de démocratie sur le lieu de travail.
C’est la situation dans n’importe quelle industrie, y compris l’industrie de la guerre.
- Agresser les travailleurs est essentiel. Les cadres licencient sommairement les travailleurs, démantèlent les syndicats, automatisent les emplois, classent les travailleurs en tant qu’entrepreneurs indépendants et envoient des emplois à l’étranger où ils paient encore moins les travailleurs. ↩
Prélude : La plainte pour « incompétence«
Je ne suis pas beaucoup la couverture médiatique traditionnelle de la guerre en Ukraine – je laisse cela à ceux qui ont l’estomac bien ancré – mais il est impossible d’ignorer les deux messages contradictoires et confus qu’elle diffuse sur les chances de mettre fin, plus ou moins pacifiquement, à cette guerre. D’une part, « parler à Poutine » est considéré comme un crime capital, et toute initiative suggérant que l’Occident pourrait le faire est vue comme une forme de trahison. De l’autre, des armes miracles plus récentes et meilleures doivent être envoyées en Ukraine pour « forcer Poutine à rejoindre la table des négociations« .

Cela pourrait sembler étrange à certains : le nouveau président des États-Unis a remporté les élections en ralliant la classe ouvrière contre le marais de l’establishment, mais il a placé à la barre de son assaut contre l’État profond, contrôlé par l’élite, nul autre que l’homme le plus riche du monde. Mais ce n’est un paradoxe que si vous admettez quelques hypothèses que la description ci-dessus présuppose : que la “classe ouvrière” n’est en fait pas représentée du tout dans notre système politique, et que personne sauf “l’élite” n’est impliqué dans les luttes de pouvoir en son sein. Pour comprendre ce qui se passe réellement dans la deuxième administration Trump, il faut se défaire de ces deux notions. Ce à quoi nous assistons est la dernière bataille d’une longue guerre entre deux factions de l’élite américaine. La classe ouvrière ne fait office que de figurant sur la scène – un accessoire moral dans une lutte qui n’a rien à voir avec elle.


On a commencé à beaucoup utiliser la désignation de « castors » envers les électeurs qui « font barrage aux extrêmes » avec les élections de 2017, et ce à chaque élection depuis lors. En réalité le phénomène est évidemment plus ancien, puisque le second tour de l’élection présidentielle de 2002 était déjà un épisode très marquant du phénomène.
Zuckerberg admet candidement qu’il a subi des pressions de la part de l’administration Biden pour censurer les informations gênantes pendant la pandémie. Défendre Durov, c’était bien quand c’était le « dictateur Poutine » qui le poursuivait. Aujourd’hui, tout le monde appelle à le mettre au pilori parce que la France de Macron l’a arrêté pour une gestion trop laxiste du contenu de sa chaîne Telegram. Cette France, d’ailleurs, où la démocratie est suspendue depuis deux mois et où le protégé de Rothschild fait tout pour ne pas confier au Front populaire le soin de former un gouvernement.