L’État profond technocratique : 1ère partie — De quoi s’agit-il, et qui est derrière?


Il n’existe aucune différence entre un PDG et un dictateur. Si les Étasuniens veulent changer de gouvernement, il va leur falloir surmonter leur phobie des dictateurs. − Curtis Yarvin, gourou de Dark Enlightenment


Le 15 avril 2026 − Source The Real Left

Si moi-même et la plupart des lecteurs de ce blog avons sans doute eu la chance jusqu’à présent de rester relativement éloignés des doses de peur, de douleur et d’humiliation instillées sans relâche par la classe politique, l’existence de celles-ci ne fait aucun doute. Tristement, tout ce qui se produit prépare d’une manière ou d’une autre le terrain au grand projet d’une classe dirigeante globale — une technocratie totalitaire et dystopique néo-féodale. C’est le dernier tableau du jeu — la guerre contre l’humanité pour l’avènement de la technocratie. Continuer la lecture

Sous-performance chronique de la machine de guerre étasunienne – 2ème partie


Par Hua Bin − Le 26 avril 2026 − Source huabinoliver.substack.com

L’armée étasunienne ne peut pas rivaliser avec les contre-attaques de l’Iran ni l’avance technologique fulgurante et les avantages de coûts de la Chine.

Dans la première partie de cet article, j’ai détaillé les dégâts infligés par l’Iran sur le champ de bataille aux États-Unis durant le premier mois de guerre.

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La tyrannie du « Nous »


Voici pourquoi « nous sommes tous une seule Humanité » est l’idée la plus dangereuse sur Terre.


Par Arnaud Bertrand – Le 10 mai 2026 – Source Blog de l’auteur

Il existe une théorie très répandue selon laquelle un monde multipolaire est nécessairement plus violent et que certains des conflits auxquels nous assistons – l’Ukraine, la guerre en Iran – ne sont que les premières salves du futur chaos.

En fait, c’est plus qu’une théorie répandue. C’est en grande partie l’orthodoxie enseignée dans les cours de relations internationales, dans le monde entier. Prenons par exemple la Théorie de la politique internationale de Kenneth Waltz, qui est sur la liste de lecture de pratiquement tous les programmes de relations internationales en Occident. Cette théorie soutient que les systèmes bipolaires sont plus stables que les systèmes multipolaires, car l’incertitude est plus faible, la dissuasion est plus claire et il y a moins de relations donc moins de possibilités qu’une erreur de calcul puisse se métastaser en guerre.

En substance, la théorie est la suivante : plus de pôles, plus de problèmes.

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L’ennemi temporaire de mon ennemi temporaire…peut devenir mon ami temporaire


Par Aurelien – Le 5 mai 2026 – Source Blog de l’auteur

L’une des plus grandes difficultés pour les politiciens et les experts qui tentent de comprendre les changements dans le monde est ce que j’appelle le problème de la classification. La plupart des changements apparemment soudains et violents ont trois caractéristiques communes. La première est, qu’en réalité, ils ne sont pas soudains mais couvent depuis longtemps. Mais comme personne ne les voit venir, ils ne sont donc pas compris. La seconde est qu’un événement, souvent inattendu, se déroule et rend soudain évidents ces changements qui étaient auparavant invisibles. La troisième est que, dans presque tous les cas, les changements obéissent à des règles simples en vigueur depuis des millénaires, mais ne sont généralement pas abordées dans les manuels de politique et de relations internationales.

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Maintenant c’est important. Envoyez les mauvais signaux et vous obtiendrez la mauvaise société.


Par Aurelien – Le 29 avril 2026 – Source Blog de l’auteur

En 1943, Jorge Semprùn, un espagnol exilé en France, a été arrêté et envoyé au camp de concentration de Buchenwald pour ses activités de résistance. Semprùn, à peine âgé de vingt ans à l’époque, aurait pu être exécuté immédiatement mais sa vie a été sauvée car il avait rejoint le Parti Communiste espagnol (illégal) l’année précédente, puis le FTP-MOI, l’organisation clandestine de Résistance en grande partie recrutée parmi les étrangers et organisée par le Parti Communiste français. Le camp de concentration, comme beaucoup en Allemagne, était effectivement administré par un groupe de détenus d’élite, en l’occurrence des membres du Parti communiste allemand dont beaucoup y avaient passé la majeure partie de la décennie. Ils ont reconnu Semprùn comme étant l’un des leurs et ont falsifié ses documents personnels pour montrer qu’il possédait des compétences qui valaient la peine de le maintenir en vie. Il a passé l’année suivante dans le camp à travailler dans l’administratif. Il a survécu à la guerre, devenant un haut fonctionnaire du Parti communiste espagnol en exil, avant de rompre avec eux, et de développer une carrière d’écrivain, terminant comme ministre de la Culture après la mort de Franco. Une vie sauvée d’un trait de plume.

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Jusqu’au bout. Oubliez tout règlement négocié avec l’Iran


Par Aurelien – Le 22 Avril 2026 – Source Blog de l’auteur

J’ai écrit à plusieurs reprises dans le passé au sujet de la négociation, en particulier dans le contexte de l’Ukraine, et j’essayais d’expliquer ce qu’elles sont réellement, ce que le vocabulaire plutôt vague de “pourparlers”, “réunions”, “discussions”, “négociations” et autres équivaut en termes pratiques, et j’ai également essayé de décourager les gens de penser que la négociation, ou tout document qui en découle, soit une sorte de magie qui résout tous les problèmes. Quelle que soit l’influence minimale que je puisse avoir, elle ne semble pas avoir eu d’effet pour clarifier les choses, et les auteurs ayant un nombre de lecteurs beaucoup plus importants que moi et plus de statut ne semblent pas intéressés par le sujet. Alors revenons-y, au risque peut-être de me répéter un peu. (Pour les raisons ci-dessus, je vais garder ce texte un peu plus court que d’habitude.)

Des négociations ont donc lieu lorsqu’il y a un problème que deux ou plusieurs parties veulent résoudre, ou un objectif qu’elles partagent, au moins en partie. Les négociations sont un processus structuré visant à affiner cet objectif commun, à réduire ou de préférence à éliminer les divergences et, si possible, à produire un accord, suivi d’un texte dont les deux parties sont satisfaites. Les négociations se déroulent souvent par étapes, où les partenaires discutent d’un problème ou d’un objectif et abordent progressivement une solution. Il y aura des négociations, beaucoup de travail informel dans ce que les diplomates appellent les “marges”, peut-être des histoires et des menaces sur l’issue des négociations, et, avec un peu de chance, un accord final qui pourrait prendre la forme d’un traité réel, ou d’un accord politiquement contraignant, ou simplement d’un communiqué. Comme je l’ai expliqué, les documents ainsi produits ne sont pas magiques : ce sont simplement des textes qui s’appliquent jusqu’à ce qu’ils ne s’appliquent plus, car les textes eux-mêmes doivent concrétiser un niveau sous-jacent d’accord entre les parties.  Si cet accord n’existe plus, alors le texte devient inutile sur le plan opérationnel. À l’inverse, des arrangements informels qui ne sont jamais écrits peuvent persister longtemps, car ils conviennent aux intérêts des parties impliquées.

Mais vous ne penseriez pas ainsi d’après la couverture médiatique et experte des deux séries de discussions (pas des “négociations”, s’il vous plait) à Islamabad, et d’un éventuel troisième cycle en cours de discussion au moment où j’écris. Nous avons vu des gros titres comme DE NOUVELLES CRAINTES DE GUERRE ALORS QUE LES POURPARLERS DE PAIX ÉCHOUENT ou que LES ESPOIRS DE PAIX SONT ANÉANTIS ALORS QUE LES ÉTATS-UNIS SORTENT, ou même LA DERNIÈRE CHANCE DE PAIX ALORS QUE DE NOUVEAUX POURPARLERS SONT PROPOSÉS. Maintenant, c’est un lieu commun du journalisme que les gros titres soient écrits par des sous-éditeurs, et non par les auteurs de l’article eux-mêmes et, dans ce genre de cas, il est clair que les différents groupes de stagiaires n’ont pas très bien communiqué entre eux. Mais prenons juste un moment pour définir quels sont réellement les objectifs des parties dans cette crise, puis voyons comment ils se rapportent à ce discours de prétendues tentatives désespérées d’éviter une reprise des hostilités.

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Un Iceberg ? Quel Iceberg ?


Par Aurelien – Le 15 Avril 2026 – Source Blog de l’auteur

La première fois que j’ai traversé une frontière terrestre en Europe, j’étais adolescent, dans un train en provenance d’un endroit en Belgique dont j’ai oublié le nom, en route pour Amsterdam. Pendant le voyage, deux douaniers néerlandais ont remonté le train, vérifiant que tout le monde avait un passeport ou une carte d’identité. Après tout, nous traversions une frontière nationale et allions dans un autre pays.

Non pas que c’était difficile à l’époque. Parce que je ne savais pas dans combien de temps je voyagerais à nouveau à l’étranger, je m’étais rendu au bureau de Poste local avec une photo d’identité pour acheter un passeport de visiteur britannique, valable un an. Cela m’avait coûté dix shillings et m’avait permis de voyager pratiquement partout en Europe occidentale. L’ensemble du processus m’a pris environ quinze minutes, si je me souviens bien. Quelques années plus tard, des amis de l’Université ayant plus d’argent ont passé l’été à faire de l’auto-stop en Grèce et à dormir sur la plage, ce qui était tout à fait possible même au temps des colonels. Certains sont allés jusqu’en Afghanistan, sans trop de difficultés.

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C.S. Lewis – l’Abolition de l’Homme

Par Jose Marti − le 7 avril 2026

Nous publions notre traduction de l’ouvrage publié en 1943 par Clive Staples Lewis, The Abolution of Man.

L’ouvrage est disponible aux formats PDF, EPUB et MOBI.

« Un classique moderne sur le rôle de l’éducation dans la formation morale de l’homme. »

Dans ce petit livre incisif et prophétique, C.S. Lewis (1898-1963), l’auteur du Monde de Narnia et éminent critique de la modernité, s’attaque à ce qu’il considère comme la tentative la plus dangereuse de notre époque : réduire l’être humain à un simple objet de manipulation.

Prenant pour cible un manuel scolaire ordinaire, Lewis débusque une philosophie insidieuse qui, sous couvert de « démystifier » les valeurs traditionnelles, prépare en réalité l’avènement des « Conditionneurs » : une élite qui prétendra façonner l’humanité à son gré, au nom de la science et du progrès.

Contre le relativisme et le réductionnisme scientiste, Lewis défend l’existence d’une Loi Naturelle universelle — le Tao — seul fondement solide de toute morale et de toute éducation digne de ce nom. Avec une logique implacable et une ironie mordante, il montre que « l’abolition de l’homme » est le prix à payer lorsque l’homme renonce à ce qui fait sa dignité : la capacité de discerner le bien et le mal, le juste et l’injuste, le beau et le laid.

The Abolition of Man est un texte fondateur de la philosophie morale contemporaine, une lecture essentielle pour quiconque s’interroge sur le sens de l’éducation, le pouvoir de la science, et l’avenir de l’humanité.

« Le plus grand livre de C.S. Lewis. » — The New Yorker

Une prophétie qui n’a rien perdu de sa force et de son urgence.

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Les affamés de pouvoir ont-ils un jugement unilatéral ?


Par Ariane Callot – Avril 2026 – Source Espace francophone jungien

Pourquoi certains dirigeants paraissent-ils à la fois rationnels et aveugles ? Comment une pensée structurée peut-elle devenir imperméable à la réalité ? Lorsqu’un jugement devient unilatéral, il ne dévie pas : il se ferme.

Les jugements aberrants des hommes de pouvoir

Je ne pense pas être la seule à m’exclamer, face à certains jugements émanant de ceux qui sont au sommet du pouvoir : C’est absurde ! C’est délirant ! Quelle erreur de jugement !

C’est penser trop vite car ce qui frappe, si l’on s’interroge vraiment, ce n’est pas l’absence de logique mais, au contraire, sa présence trop exclusive. Une cohérence qui ne se laisse jamais entamer par ce qui la contredit. Ils tracent droit leur sillon dans l’exercice de leur puissance d’agir.

Il ne s’agit donc pas de délire. Ces hommes possèdent une pensée structurée, argumentée, parfois même brillante. Comment alors leur jugement peut-il les conduire à des positions aussi rigides, aussi imperméables à la réalité mouvante ?

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Que va-t-il se passer après le retrait des Etats-Unis ?


Par Lord Robert Skidelsky – Le 5 mars 2026 – Source Blog de l’auteur

I

Qu’arrive-t-il à « l’ordre international fondé sur des règles » invoqué désespérément par des dirigeants européens déconcertés ? La réponse générale est que nous vivons le recul de l’hégémonie américaine, masqué par des fanfaronnades et marqué par des contradictions. Ce retrait a deux aspects, économique et géopolitique. Les économistes parlent des taxes douanières de Trump qui brisent l’ordre basé sur le libre-échange ; les géopoliticiens sur le corollaire de Trump qui brise le système de l’OTAN. Ceux-ci font partie d’une histoire unique et raisonnablement cohérente. Mais le retrait n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Comment le bombardement de l’Iran s’inscrit-il là-dedans ?

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