Spéculation sur les ouragans : comment le prix de l’essence est manipulé


Par Konrad Rękas − Le 22 décembre 2021 − Source One World

C’est une certitude — ni les désastres naturels, ni même les politiques de gestion de la pandémie ne sont responsables de la montée fulgurante des prix de l’essence à la pompe. La véritable tempête qui frappe l’économie mondiale est la spéculation financière.

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Le Saker Francophone fait peau neuve


Par Le Saker Francophone − Le 17 Octobre 2021

Le site change de look, avec une image en bandeau et surtout un menu horizontal pour mettre en avant 2 espaces, « Comprendre les enjeux géopolitiques«  et « Nos ebooks« .

« Nos ebooks«  est un espace déjà ancien où étaient publiés des livres en format ebooks issus de nos travaux de traduction. Ces livres complètent notre travail de traduction au delà des articles quotidiens. Ils sont comme des fenêtres sur l’histoire pour cesser de subir l’histoire écrites par nos contemporains. Il s’agit certes de la vision de l’auteur mais on en propose plusieurs comme sur la période de la 2nd Guerre Mondiale pour vous aider à vous faire votre opinion grâce à des témoins de l’Histoire en marche.

Le second « Comprendre les enjeux géopolitiques » est un travail récent d’organisation du site par thèmes, une vingtaine pour l’instant, pour vous aider à faire des recherches et pour faciliter l’arrivée des nouveaux entrants qui ont sans doute quelques wagons de retard. L’introduction est déjà disponible. Les autres chapitres seront publiés samedi prochain puis mis à jour réguilièrement.

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La mise à mort de la vérité par la technocratie


Maintenant que le monde dans son ensemble, en tout cas les grandes puissances, se dirigent vers une technocratie, le problème du mensonge en politique, ainsi que le sens des mots « vérité » et « réalité », doivent être réévalués.


Par Paul Grenier – Le 22 août 2021 – Source National Interest

Pendant la période précédant l’invasion de l’Irak, en 2003, Washington proclamait au monde entier que l’Irak était en possession d’armes de destruction massive. Bien que l’administration Bush ne disposait d’aucune preuve réelle pour étayer cette affirmation, cela ne fut pas un obstacle à la poursuite du plan d’action souhaité. Les preuves nécessaires ont été inventées, et les preuves contradictoires ont été autoritairement reboutées. L’exemple suivant est instructif. José Bustani, le directeur fondateur de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), s’efforçait à l’époque de faire accepter l’Irak comme membre de l’OIAC, car cela aurait permis des inspections approfondies, et Bustani s’attendait pleinement à ce que ces inspections confirment ce que ses propres experts en armes chimiques lui avaient déjà dit, à savoir que toutes les armes chimiques de l’Irak avaient déjà été détruites, dans les années 1990 après la guerre du Golfe. La réponse de l’administration Bush à Bustani a été rapide : John Bolton, alors sous-secrétaire d’État, lui a donné vingt-quatre heures pour démissionner ou en subir les conséquences. Pour l’administration Bush, le renversement de l’Irak était une affaire bien trop importante pour que la vérité y fasse obstacle.

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« Achète ma brique » ! Les États-Unis ont refourgué l’Ukraine


Par Rostislav Ishchenko – Le 28 juillet 2021 – Source The Saker’s Blog

Comme nous le savons tous, avant de vendre un objet qui nous est inutile, il faut d’abord l’avoir acheté. À un moment donné, Washington a acheté l’Ukraine, à un prix élevé. Le processus d’achat a pris beaucoup de temps, car l’Ukraine a été achetée morceau par morceau.

Lors qu’enfin, en 2014, toute l’Ukraine est devenue la propriété des États-Unis, la Maison Blanche a rapidement réalisé, à son grand désarroi, que plusieurs administrations américaines avaient investi d’importantes sommes d’argent dans un produit totalement inutile.

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La valse genevoise à deux temps de Biden a simplement augmenté sa marge de manœuvre

Washington ferait bien de ne pas tenir compte du coup de foudre de Mme von der Leyen pour M. Biden – cela ne signifie pas grand-chose, écrit Alastair Crooke.


Par Alastair Crooke − Le 21 Juin 2021 − Source Strategic Culture

Le spectacle a eu lieu et est maintenant terminé. Les images du G7 étaient censées illustrer la prolongation du moment unipolaire et de ses prétendues valeurs – Macron l’a décrit comme une réunion de « famille », après une longue interruption, et Johnson a fait remarquer que cela faisait penser à un « retour à l’école », avec de vieux camarades qui se pressent autour d’eux, après les « vacances ». L’Occident est de retour, face aux « bêtes de l’Est » autocratiques – c’est ce que dit le nouveau discours des États-Unis et de l’UE – sans la moindre ironie – alors que les démocraties se mobilisent contre la menace de « l’Est ». L’Occident est le meilleur, la démocratie est la meilleure, et elle fonctionne mieux aussi … et elle gagnera toutes les courses !

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L’étau de la politique du Grand Remplacement se resserre


Alastair Crooke – Le 26 avril 2021 – Source Strategic Culture

La politique étrangère des États-Unis est devenue une sorte de Rubik’s cube global. À un moment donné, le cube est tout rouge, « l’équipe » semblant prête à désamorcer les tensions avec la Russie ou la Chine ; pourtant, l’instant d’après, le cube montre une autre facette, Washington se déchaînant à coups de sanctions, d’agressivité et de démonstrations de force militaires. Ce qui rend cela particulièrement déroutant est que ce cube d’un bleu si agressif aujourd’hui, montrait sa face d’un rouge apaisant hier, ou sinon le lendemain.

Il est clair que les États-Unis ont l’intention de maintenir leur primauté par le biais d’un ordre mondial qu’ils ont eux-mêmes défini, mais l’impression donnée est que « l’équipe » veut à la fois mener une guerre de 5ème génération et, en même temps, exiger – et attendre – la coopération de ses « adversaires » sur quelques points particuliers qui intéressent les États-Unis (comme le changement climatique, qui est le fondement sur lequel ils espèrent relancer leur hégémonie économique). Il n’est pas étonnant que le reste du monde se gratte la tête, pensant que ces contradictions n’ont absolument aucun sens et qu’elles empêchent toute réussite.

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États-Unis : L’océan Indien n’est pas l’océan de l’Inde


Par M. K. Bhadrakumar − Le 12 avril 2021 − Source Oriental Review

M.K. BhadrakumarLe destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.

Le ministère des affaires étrangères a opté pour une perspective légaliste comme s’il répondait à une ordonnance de la haute cour de Delhi. Mais réfléchissons sérieusement. Oui, il s’agit d’un rare heur au sein de la confortable famille du Quad. Mais Quad n’est qu’un bambin. Que va-t-il donc se passer lorsque le président Biden la dressera au statut d’adolescent tapageur?

Le destroyer USS John Paul Jones, de classe Arleigh Burke

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De la surdité culturelle qui caractérise l’Occident


Les élites en viennent à croire leur propre récit – oubliant que celui-ci n’a été conçu que pour être une illusion faite pour capter l’imagination de leur population.


Par Alastair Crooke – Le 15 février 2021 – Source Strategic Culture

Pat Buchanan a absolument raison : lorsqu’il s’agit d’insurrections, l’histoire dépend de celui qui écrit le récit. En général, c’est la classe oligarchique qui s’en charge (si elle finit par l’emporter). Pourtant, je me souviens d’un certain nombre de personne étiquetées « terroristes » qui sont finalement devenus des « hommes d’État » très connus. Ainsi tourne la roue de l’histoire, comme elle le fait encore.

Bien entendu, le fait de fixer un récit – une réalité incontestable, qui est perçue comme trop sûre, trop investie pour échouer – ne signifie pas qu’il n’est pas contesté. Il existe une vieille expression britannique qui décrit bien cette remise en question (silencieuse) du « récit » alors dominant (en Irlande et en Inde, entre autres). Elle était connue sous le nom d' »insolence muette ». Lorsque les actes individuels de rébellion étaient inutiles et trop coûteux sur le plan personnel, un silencieux et amère dédain, qui en disait long, exprimait cette « insolence muette » pour leurs « seigneurs et maîtres ». Elle rendait la classe dirigeante britannique furieuse car elle lui rappelait quotidiennement son déficit de légitimité. Gandhi a mené cette expression à son plus haut niveau. Et c’est finalement son récit qui est resté le plus mémorable dans l’histoire.

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Le dharma de la dynamique américaine et la confusion des symptômes avec la cause


Le phénomène de regroupement des Déplorables – associée au Trumpisme – n’est pas la cause de la crise actuelle, mais son symptôme, nous explique Alastair Crooke.


Par Alastair Crooke – Le 1er février 2021 – Source Strategic Culture

Harold Macmillan, en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qui risquait le plus de faire déraper les gouvernements, aurait répondu simplement : « Les événements, mon cher, les événements ». C’est exact, mais ce n’est pas une explication suffisante. La dynamique systémique inhérente est tout aussi importante en politique – et en économie – pour nous faire avancer dans une direction particulière, que l’on en soit conscient ou pas, et souvent avec des conséquences imprévues. Ces conséquences peuvent être tellement éreintantes et désastreuses qu’elles renversent souvent la dynamique en son opposée – dans laquelle la nuit aspire au jour, et le jour, à la nuit.

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Les luttes existentielles d’un monde en mutation


Avec toute sa finesse d’analyse habituelle, Alastair Crooke nous propose, en cette époque de transition politique aux États-Unis, de faire le point sur la situation géopolitique mondiale.


Par Alastair Crooke – Le 25 janvier 2021 – Source Strategic Culture

L’État bleu [Démocrate] a tout pris. Et maintenant, il est donc aussi responsable de toute future « casse ». Trump n’est plus là et, « quelle coïncidence », un projet a émergé le jour même de son départ, (qui circulait déjà « dans les deux partis depuis quelques mois »). Un projet préconisant implicitement un « retour à la case départ » : c’est-à-dire un retour aux jours d’avant Trump ; essentiellement un retour à l’époque précédant le dumping du TPP par Trump et le début de la confrontation commerciale avec la Chine.

Que ce projet particulier prenne forme ou non n’est pas notre sujet (ce sera presque certainement le cas). Ce que cette « fuite » artificielle souligne cependant, c’est à quel point l’obsession de « revenir en arrière », au moment où l’équipe Obama-Biden a quitté le pouvoir, est bien ancrée parmi les élites.

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