Par Jose Marti − le 7 avril 2026
Nous publions notre traduction de l’ouvrage publié en 1943 par Clive Staples Lewis, The Abolution of Man.
L’ouvrage est disponible aux formats PDF, EPUB et MOBI.
« Un classique moderne sur le rôle de l’éducation dans la formation morale de l’homme. »
Dans ce petit livre incisif et prophétique, C.S. Lewis (1898-1963), l’auteur du Monde de Narnia et éminent critique de la modernité, s’attaque à ce qu’il considère comme la tentative la plus dangereuse de notre époque : réduire l’être humain à un simple objet de manipulation.
Prenant pour cible un manuel scolaire ordinaire, Lewis débusque une philosophie insidieuse qui, sous couvert de « démystifier » les valeurs traditionnelles, prépare en réalité l’avènement des « Conditionneurs » : une élite qui prétendra façonner l’humanité à son gré, au nom de la science et du progrès.
Contre le relativisme et le réductionnisme scientiste, Lewis défend l’existence d’une Loi Naturelle universelle — le Tao — seul fondement solide de toute morale et de toute éducation digne de ce nom. Avec une logique implacable et une ironie mordante, il montre que « l’abolition de l’homme » est le prix à payer lorsque l’homme renonce à ce qui fait sa dignité : la capacité de discerner le bien et le mal, le juste et l’injuste, le beau et le laid.
The Abolition of Man est un texte fondateur de la philosophie morale contemporaine, une lecture essentielle pour quiconque s’interroge sur le sens de l’éducation, le pouvoir de la science, et l’avenir de l’humanité.
« Le plus grand livre de C.S. Lewis. » — The New Yorker
Une prophétie qui n’a rien perdu de sa force et de son urgence.
Les jugements aberrants des hommes de pouvoir
I
J’espérais éviter d’écrire un autre essai sur la guerre en Ukraine et ses conséquences, mais les inepties issues de la récente Conférence de Munich sur la sécurité et le niveau décourageant des commentaires à ce sujet me laissent penser que, encore maintenant, l’Occident ne comprend rien. Je ne parle pas seulement de l’idée que la Russie pourrait “perdre” car, après tout, si vous créez des conditions de victoire fantastiques et impossibles à atteindre et les faites passer pour les objectifs russes, alors bien sûr, vous pourrez toujours prétendre qu’ils ont « perdu« . En effet, au cours des derniers jours, le quatrième anniversaire de la guerre a été la bonne occasion pour diffuser une analyse de ce genre, approximative et mal informée. En fin de compte, bien sûr, l’inévitable « ils gagnent mais à un coût trop élevé » est une affirmation qui est logiquement impossible à réfuter, tant que vous pouvez contrôler la définition des mots “élevé” et “coût”
Il y a peu de controverse de nos jours pour dire que l’Europe, plutôt l’Occident dans son ensemble, est spirituellement et idéologiquement morte.
Dans son discours à Riyad du mois de mai, le président Trump justifiait son mode transactionnel de formulation des politiques : obtenir la paix par le commerce plutôt que par la guerre.