Neuvième semaine de l’intervention russe en Syrie : l’Empire contre-attaque


«Voilà cinquante ans, les rues de Leningrad m’ont appris une leçon, si le combat est inévitable, frappez le premier»

Vladimir Poutine


2015-09-15_13h17_31Par le Saker original – Le 5 décembre 2015 – Source thesaker.is

Vu le succès remarquable de l’intervention russe en Syrie, du moins jusqu’à présent, ce n’aurait pas dû être une surprise que l’Empire anglosioniste contre-attaque. La seule question était de savoir comment et quand. Nous connaissons aujourd’hui la réponse. Continuer la lecture de Neuvième semaine de l’intervention russe en Syrie : l’Empire contre-attaque

L’art comme arme de résistance à la brutalité coloniale illégale d’Israël


Par Wayan – Le 3 novembre 2015.

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Alors qu’une nouvelle génération de jeunes palestiniens prend de plus en plus conscience que le futur état palestinien n’est qu’un leurre avancé pas Israël pour gagner du temps et continuer à grignoter, barricader et ghettoïser le peu qui en reste, la frustration et la colère s’emparent d’eux.

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Voici une carte qui montre ce qui reste de la Palestine après 68 ans de grignotage bien planifié par Israël. Cette carte démontre l’impossibilité d’aboutir maintenant à un état palestinien viable. Il n’en reste plus qu’un archipel de bantoustans arabes dans une mer inamicale de murs de séparation, de check points, de villages de colons israéliens, de routes et de zones interdites.

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Une palestinienne tentant de démolir le mur de séparation israélien

Les habitants y subissent quotidiennement l’humiliation coloniale, un traitement discriminatoire et arbitraire et l’impossibilité d’envisager toute amélioration de leur condition politico-sociale.
Gaza est une prison à ciel ouvert enfermant 1,5 millions de personnes n’ayant le droit d’en sortir que sous des conditions draconiennes. Ce n’est pas leur propre gouvernement qui les y enferme mais une puissance étrangère occupante.

Carte des implantations de colonies israéliennes en Cisjordanie

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Les jeunes palestiniens en colère, des terroristes ou des résistants ? L’Onu a répondu régulièrement  à cette question depuis bientôt 50 ans

La presse israélienne, docilement suivie par la presse occidentale, s’évertue à poser l’étiquette terroriste sur ces jeunes palestiniens. Il serait donc bon de rappeler, afin de rééquilibrer le débat que :

La Résolution 2621 XXV, du 12 octobre 1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples colonisés à lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance.»

Cette légitimation du droit à la résistance est confortée par l’article 1er §4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.1977 aux termes duquel, parmi les conflits armés internationaux, figurent ceux « dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…»

Résolution 37-43 des Nations Unies : « Tout peuple a le droit de résister à l’oppression, l’occupation, l’annexion ou colonisation par une force étrangère. Cette opposition légitime la résistance armée « .

La résistance palestinienne est donc légale face au droit international en cours aujourd’hui.

Car il faut aussi rappeler que la résolution 3236 de l’Assemblée générale de l’ONU du 22 novembre 1974, entre autres points :

Réaffirme les droits inaliénables du peuple palestinien en Palestine, y compris :
(a) Le droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure ;
(b) Le droit à l’indépendance et à la souveraineté nationales ;

Réaffirme également le droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens d’où ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour ;

Reconnaît que le peuple palestinien est une partie principale pour l’établissement d’une paix juste et durable au Moyen-Orient ;

Fait appel à tous les États et organisations internationales pour qu’ils aident le peuple palestinien dans sa lutte pour recouvrer ses droits, conformément à la Charte.

L’année suivante, l’AG adopte la résolution 3376 créant le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien pour soutenir la résolution 3236, et la résolution 3379 qui « décrète que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Elle a été révoquée le 16 décembre 1991 car c’était la condition que posait Israël pour sa participation aux accords d’Oslo.

Sans oublier que déjà en 1968, le conseil de sécurité de l’ONU protestait :
Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Rebelote dix ans plus tard :

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Il parait donc évident, en faisant preuve d’un minimum d’impartialité, de voir qui est hors la loi et qui ne l’est pas dans ce conflit. C’est pourtant un exercice difficile, mais surtout socialement risqué, pour la majorité de nos journalistes, analystes et hommes politiques.

Nous devons donc constater qu’en 2015 la fameuse loi internationale reste toujours celle du plus fort, malgré ce qu’on voudrait nous faire croire.
Mais le plus fort s’avère souvent être le plus bête, complètement aveuglé par sa propre puissance.

Car si la solution à deux états n’est plus viable que reste-t-il ? L’éradication totale ou la déportation forcée des 6 millions de palestiniens vivant en Palestine étant physiquement et moralement impossible, il ne reste que la solution d’un seul état. C’est-à-dire qu’en rendant impossible la solution à deux états le gouvernement israélien se place lui-même dans la position de devoir accepter un seul état englobant tous les habitants de la région, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens ou autres, tous devenus citoyens israéliens.

C’est pourtant la pire des solutions pour ce gouvernement car elle marquera la fin du concept d’état juif, concept qui est pourtant la pierre angulaire de sa doctrine et qu’il s’évertue à vouloir faire reconnaître au reste du monde. C’est une éventualité qui terrorise tellement le gouvernement israélien actuel qu’il ne la voit même pas arriver, qu’il ne réalise même pas que c’est celle qu’il est, inconsciemment, en train de provoquer. Un cas flagrant d’aveuglement idéologique.

Alors dans quel camp sont les terroristes ?

Wayan est membre actif du Saker Francophone, il vit en Indonésie.

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Le TTP et le TTIP : rien pour le commerce, tout pour le pouvoir

Par Karel Van Wolferen – Le 19 octobre 2015 – Source UNZ

arindambanerjee / Shutterstock.com

Une cause importante des problèmes politiques actuels du monde vient des appellations trompeuses qui aident à cacher ce que les puissants et les riches aspirent à contrôler. Un bon exemple en est le mot commerce utilisé par les médias pour parler du TTP et du TTIP, ces traités transatlantique et transpacifique qui cherchent à placer l’activité économique sous un ensemble énorme de règles nouvelles.

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Le nouveau Grand Jeu [3/8]

L’aigle, l’ours et le dragon

Préambule

Il y a des jours heureux ou l'on découvre des pépites au détour de nos pérégrinations sur le web francophone et le texte que l'on vous propose est de celles là. Le texte est découpé en huit parties et mérite vraiment qu'on s'y attarde. L'auteur, Christian Greiling, a publié ce texte en août 2014.

Je vous conseille de commencer cette lecture avec la présentation par l'auteur, qui a lui-même pris le temps de faire un amuse-bouche résumant ce qu'il est indispensable d'avoir à l'esprit pour bien comprendre les mouvements tactiques, stratégiques des grandes puissances et des chefs de guerres. Il est vraiment plaisant de découvrir qu'il existe tant de talent et de travail et notre mission est de vous les faire connaître pour améliorer notre connaissance et notre conscience commune. Alors ne boudons pas notre plaisir d'apprendre. Bonne lecture.

Le Saker Francophone

Par Christian Greiling – août 2014 – Source CONFLITS

Héritiers et imprégnés des théories géopolitiques britanniques sur le Heartland, les dirigeants américains ont toujours tenté de contenir la grande puissance continentale qu’est la Russie ou, sous son avatar communiste, l’Union soviétique.

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L’aigle, l’ours et le dragon

Troisième semaine de l’intervention russe en Syrie : le retour de la diplomatie


2015-09-15_13h17_31Par Le Saker original – Le 25 octobre 2015 – Source thesaker.is

La fin du droit international et de la diplomatie

La fin de la Guerre froide avait été accueillie comme une nouvelle ère de paix et de sécurité, dans laquelle les épées seraient transformées en charrues, les anciens ennemis en amis, et où le monde assisterait à une nouvelle aurore d’amour universel, de paix et de bonheur. Bien sûr, rien de tout cela n’est arrivé. Ce qui est arrivé est que l’Empire anglosioniste s’est convaincu lui-même qu’il avait gagné la Guerre froide et que dorénavant, il devait gérer le monde. Sur la planète tout entière, pas moins. Et pourquoi pas ? Il avait construit partout entre 700 et 1 000 bases militaires (cela dépend de votre définition de la base) dans le monde entier et avait divisé l’ensemble du globe en différentes zones sous sa responsabilité exclusive appelées centres de commandement. La dernière fois qu’un pouvoir avait poussé la mégalomanie assez loin pour distribuer diverses parties de la planète à différents commandements, il s’agissait de la Papauté en 1494, avec son fameux – et infâme – Traité de Tordesillas. Continuer la lecture de Troisième semaine de l’intervention russe en Syrie : le retour de la diplomatie

Le nouveau Grand Jeu [2/8]

Le pivot du monde

Préambule

Il y a des jours heureux ou l'on découvre des pépites au détour de nos pérégrinations sur le web francophone et le texte que l'on vous propose est de celles là. Le texte est découpé en huit parties et mérite vraiment qu'on s'y attarde. L'auteur, Christian Greiling, a publié ce texte en août 2014.

Je vous conseille de commencer cette lecture avec la présentation par l'auteur, qui a lui-même pris le temps de faire un amuse-bouche résumant ce qu'il est indispensable d'avoir à l'esprit pour bien comprendre les mouvements tactiques, stratégiques des grandes puissances et des chefs de guerres. Il est vraiment plaisant de découvrir qu'il existe tant de talent et de travail et notre mission est de vous les faire connaître pour améliorer notre connaissance et notre conscience commune. Alors ne boudons pas notre plaisir d'apprendre. Bonne lecture.

Le Saker Francophone

Par Christian Greiling – août 2014 – Source CONFLITS

 pivot du monde (Heartland).

Dans la foulée d’Halford Mackinder (1861-1947), la pensée géopolitique britannique puis celle des États-Unis, qui en ont hérité, s’articule autour de la thèse de pivot du monde (Heartland). Pour l’école anglo-saxonne, c’est autour de l’Eurasie et plus particulièrement de son centre, l’Asie centrale, véritable cœur du monde, que s’articulent toutes les dynamiques géopolitiques de la planète : «Celui qui domine le Heartland commande l’Ile-Monde. Celui qui domine l’Ile-Monde commande le Monde.»

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Le pivot du monde

L’Asie du Sud-Est oublie la terreur occidentale


Andre Vltchek

Par Andre Vltchek – Le 2 octobre 2015 – Source CounterPunch

Les élites du Sud-Est asiatique ont oublié les dizaines de millions d’Asiatiques assassinés par l’impérialisme occidental à la fin et après la Seconde Guerre mondiale. Elles ont oublié ce qui s’est passé dans le Nord – les bombes incendiaires sur Tokyo et Osaka, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, la liquidation barbare de civils coréens par les forces états-uniennes. Mais elles ont aussi oublié leurs propres victimes – les centaines de milliers, en fait des millions de gens, qui ont été déchiquetés, brûlés par des armes chimiques ou liquidés directement – des hommes, des femmes et des enfants au Vietnam, au Cambodge, au Laos, en Indonésie, aux Philippines et au Timor oriental.

Tout est pardonné et tout est oublié. Continuer la lecture de L’Asie du Sud-Est oublie la terreur occidentale

Nous venons en amis – Le film

Le cauchemar au Soudan du Sud


Par Rosa Llorens – Le 19 septembre 2015

Crédit Kevin Carter

Après Le Cauchemar de Darwin en 2006, Hubert Sauper continue son voyage autour du Nil blanc : de Tanzanie (où se trouve le fameux Lac Victoria sinistré par l’élevage des perches du Nil), il passe, un peu plus au nord, au Soudan du Sud, pour poursuivre sa dénonciation des effets meurtriers de la mondialisation.

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Le cauchemar au Soudan du Sud

Devant le refus des États-Unis de lutter contre État islamique, la Russie déploie des troupes en Syrie


Moon of Alabama
Moon of Alabama

Le 19 septembre 2015 – Source Moon of Alabama

1er mai 2006Biden: Diviser l’Irak en 3 régions différentes

Le démocrate le plus influent du Comité des relations étrangères du Sénat a proposé, lundi, que l’Irak soit divisé en trois régions distinctes – kurde, chiite et sunnite – avec un gouvernement central à Bagdad.

Dans un article d’opinion paru, lundi, dans le New York Times, Joseph Biden, sénateur du Delaware, a écrit que l’idée «est de maintenir un Irak uni, mais en le décentralisant, en donnant à chaque groupe ethno-religieux […] de la place pour gérer ses propres affaires, tout en laissant le gouvernement central en charge des intérêts communs». Continuer la lecture de Devant le refus des États-Unis de lutter contre État islamique, la Russie déploie des troupes en Syrie

Pourquoi les migrants quittent leurs pays et ce qu’il faut faire

Par Mike Whitney – Le 15 septembre 2015 – Source CounterPunch

Les migrants abandonnent le Moyen-Orient et l’Afrique et affluent en Europe. D’autres quittent l’Amérique centrale et le Mexique pour les États-Unis. Les crises humanitaires sont aux portes des États-Unis et de l’Europe. La panique règne en Europe qui voit arriver des hordes d’étrangers sur son territoire. Des volontaires et les Nations unies ont mobilisé des forces. Certains gouvernements européens fournissent services sociaux, transport, hébergement et nourriture. Les dangers qui menacent les migrants sont la déportation et la détention. Les médias dominants se concentrent sur les problèmes immédiats des migrants, les obstacles sur leur chemin, et les difficultés des gouvernements à faire face. Et les migrants continuent à arriver.

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