Par André Korybko – Le 2 Septembre 2026 – Source : le blog de l’auteur
L’Allemagne a accusé la Russie pour l’incident survenu le mois dernier à Leipzig lorsqu’un drone chargé d’explosifs a été retrouvé sur le tarmac, à proximité d’avions cargo ukrainiens, un autre serait entré en collision avec un autre avion-cargo alors qu’il tentait d’atterrir mais n’a pas explosé, et un troisième a été retrouvé plus tard près des locaux. Poutine a repoussé cette accusation, a partagé son opinion selon laquelle il s’agissait d’un faux drapeau en raison de l’implantation de preuves, et a émis l’hypothèse que le motif était de détourner l’attention des problèmes intérieurs en provoquant la peur de la Russie auprès de la population allemande.
Même si les sceptiques lèvent les yeux au ciel, l’incident de Leipzig a toutes les caractéristiques d’une fausse bannière. Pour commencer, l’Allemagne implique que la Russie serait caricaturalement incompétente. Le public est censé croire que les opérateurs de drones les plus qualifiés au monde, chargés d’opérer une sensationnelle attaque de guerre hybride contre l’OTAN, ont laissé un drone sur le tarmac, ont été malchanceux lorsqu’un autre n’a pas explosé après avoir heurté un avion-cargo à l’atterrissage et en ont oublié un autre à proximité. C’est difficile à croire.
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Une vague d’étranges attaques contre des biens ciblant des sites juifs au Canada est attribuée à des jeunes apolitiques payés en crypto. La violence suit le même schéma que celui observé en Australie et au Royaume-Uni. Alors que les militants solidaires de l’Iran et de la Palestine sont blâmés, c’est Israël exploite cette tension.
Aux États-Unis, l’affaire des « fichiers Twitter » a révélé l’existence d’une vaste alliance d’agences gouvernementales, d’organisations médiatiques, d’entreprises technologiques, d’institutions universitaires et de groupes de la société civile travaillant ensemble pour supprimer, signaler et censurer les discours non favorables en ligne ; un système secret de contrôle narratif qui est devenu connu sous le nom de « complexe censuro-industriel ».
Israël a lancé une guerre numérique contre les Palestiniens en inondant les médias sociaux de faux comptes conçus pour répandre la désinformation, déformer les récits et diaboliser la résistance palestinienne. Ces comptes, se faisant souvent passer pour des Arabes et imitant des dialectes régionaux, visent à créer une fausse opinion publique, à promouvoir la division entre les nations arabes et à faire avancer l’agenda israélien dans l’espace numérique.
La décision du président Trump de réduire le financement de l’USAID a révélé à quel point le gouvernement américain finançait les médias, les manifestations et d’autres moyens pour détourner la société civile dans le monde entier. En Ukraine, l’USAID a joué un rôle clé dans le renversement du président Ianoukovitch en 2014 et, depuis, finance entre 85 et 90% des médias ukrainiens pour assurer le contrôle du récit officiel. Le Premier ministre géorgien a également averti que des ONG occidentales avaient été activées pour renverser le gouvernement et convertir la Géorgie en un deuxième front contre la Russie.