Par Kevork Almassian – Le 22 septembre 2026 – Source Blog de l’auteur
Au cours des dernières semaines, j’ai remarqué quelque chose d’intéressant dans la presse israélienne. Les responsables israéliens de la sécurité affirment qu’Ahmed al-Sharaa, ou Abu Mohammad al-Jolani comme la plupart d’entre nous le connaissaient depuis de nombreuses années, reconstruit l’armée syrienne et utilise les ressources de l’État pour créer une grande armée permanente. Selon les évaluations de la sécurité israélienne publiées par le Jerusalem Post, Jolani utiliserait les recettes fiscales et l’aide internationale pour acquérir des armes, réhabiliter les infrastructures militaires et constituer des forces qui pourraient éventuellement remettre en question la liberté d’action militaire d’Israël en Syrie. Une autre analyse israélienne affirme même que Jolani veut transformer la Syrie en une puissance régionale capable de projeter sa force dans plusieurs directions, y compris éventuellement contre Israël.

Le 11 décembre est la date anniversaire de la « révolution » syrienne, qui a renversé le régime de Bachar al Assad. Une force, relativement petite, de 20 à 30 000 soldats djihadistes de HTS (anciennement connue sous le nom d’Al Nusra) a vaincu les 260 000 soldats de l’Armée arabe syrienne en seulement 11 jours.
Avec une grande prescience, feu Henry Kissinger a dit un jour : “Vous ne pouvez pas faire la guerre au Moyen-Orient sans l’Égypte, et vous ne pouvez pas faire la paix sans la Syrie. » L’adage reste vrai encore aujourd’hui. La Syrie a été une pratiquante astucieuse de la diplomatie dans son art de gouverner, ce qui n’était pas surprenant étant donné son origine en tant qu’État moderne issu des débris de l’Empire ottoman, sa géographie, sa société plurielle et son voisinage difficile.
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L’histoire de la Syrie, semble-t-il, ne se réduit pas à des affirmations du genre « le président Assad est tombé » et les «