La Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela sont les cibles d’une guerre « compassionnelle » de l’Amérique contre une « minorité malveillante ». C’est presque comme si Washington redoutait la perte de son hégémonie.
Ce n’était pas un « discours profondément philosophique ». Et à peine une démonstration de « réalisme fondé sur des principes » – comme l’a raconté la Maison-Blanche. Le discours du président Trump à l’ONU a été un « carnage américain », pour reprendre une phrase du rédacteur nativiste du discours, Stephen Miller.
Avec le futur référendum kurde, certaines choses sont claires, « aussi claires que de la boue » comme dit le dicton. Après tout, tout le monde aime les Kurdes, les personnes les plus chaleureuses et aimables de la terre. Est-ce pour cela que les Turcs les abattent, que Bagdad est en panique, ou que, lorsque nous remontons un peu le temps, le président américain George Herbert Walker Bush a permis à un Saddam Hussein vaincu de gazer 30 000 Kurdes avec l’approbation étasunienne tacite ?
Peut-être que ce ne sont pas les Kurdes eux mêmes, mais d’autres facteurs. Nous allons jeter un coup d’œil au vote à venir et à ceux qui sont impliqués dans les coulisses. Commençons donc.
Le discours qu’a tenu le Président américain dans sa première allocution aux Nations-Unies, dans les graves circonstances qui prédominent, où la situation dans la péninsule coréenne est plus tendue que jamais auparavant et s’approche de la situation critique, suscite l’inquiétude mondiale. Continuer la lecture →
Arte a diffusé les premiers épisodes de Vietnam de Ken Burns et Lynn Novick. La série passe aussi sur PBS.
Les trois premiers des dix épisodes du « documentaire » sont un blanchiment des motivations des politiciens qui ont vendu la guerre au public. Loin d’explorer et d’analyser les machinations de « l’État profond » militaire et de la CIA, cachées derrière elles, le film les couvre.
Par Andrew Korybko – Le 18 septembre 2017 – Source Oriental Review
Beaucoup de gens pensaient que ce jour ne viendrait jamais, mais c’est officiel : le président russe, Poutine, vendra ses missiles S-400 à son voisin turc, membre de l’OTAN, et il n’y a rien que les États-Unis ou l’OTAN puissent faire à ce sujet. Il s’agit d’un pivot géo-militaire profond pour la Turquie, car il consolide le rôle de la Russie en tant que partenaire stratégique de haut niveau du pays pour les décennies à venir, compte tenu du fait que les experts russes seront invités à fournir de la maintenance, des réparations, des pièces détachées et des améliorations à ces systèmes anti-aériens. Ce pivot n’est pas sorti de nulle part, car il suit une série de mouvements rapides que le président Erdogan a fait depuis l’échec du coup d’État pro-américain contre lui l’été dernier pour éloigner son pays de la dépendance unipolaire occidentale avec de nouveaux partenaires multipolaires à l’Est comme la Russie, la Chine et l’Iran. Continuer la lecture →
Si imparfaite que soit devenue la Révolution russe dans les années 1930, et malgré sa disparition finale pendant la décennie 1980, elle a transformé le monde.
Des soldats rejoignent la révolution de février 1917 en Russie pour renverser le régime tsariste
Cette année marque le 100e anniversaire de la Révolution russe de 1917. Indéniablement, ce bouleversement a été l’événement le plus important du XXe siècle. Il a été et reste un jalon dans la longue lutte de l’humanité pour la souveraineté nationale et la justice sociale dans cette époque d’impérialisme capitaliste.
Beaucoup de choses seront écrites ces prochains mois sur la Révolution d’Octobre, comme on l’appelle aussi, pour la date charnière du 25 octobre selon l’ancien calendrier russe (le 7 novembre selon le calendrier moderne) où un nouveau pouvoir politique est né. De nombreux détracteurs continueront à la rejeter comme une expérience imparfaite et totalitaire. Chez des observateurs plus sérieux, une partie de ce qui sera écrit sera informatif, mais beaucoup le sera moins, voire trompeur.Continuer la lecture →
Wall Street et Washington ne trouvent pas ça drôle du tout, mais ils n’ont pas les moyens de l’empêcher
Par F. William Engdahl – Le 13 septembre 2017 – Source Russia Insider
Le système monétaire international de Bretton Woods de 1944 tel qu’il s’est développé jusqu’à ce jour est devenu, pour être honnête, le plus grand obstacle à la paix et à la prospérité mondiale.
Maintenant, la Chine, de plus en plus soutenue par la Russie – les deux grandes nations eurasiennes – prend des mesures décisives pour créer une alternative vraiment viable à la tyrannie du dollar américain sur le commerce et les finances mondiales.
Depuis le Forum économique asiatique à Vladivostok, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que « la Corée du Nord mangera de l’herbe avant de renoncer aux armes nucléaires ». La simple vérité et la logique de la déclaration a fait clairement comprendre à la plupart des personnes sensées que les sanctions et les bruits de botte servent à exaspérer et à séparer les nations. Mais le pragmatisme de M. Poutine soulève la question : « Que veut la Corée du Nord ? »Continuer la lecture →
Tout comme il n’existe aucune preuve avérée que le Kremlin ait lancé une « attaque contre la démocratie » américaine en 2016, il n’y a pas de logique politique expliquant les raisons qui auraient motivé Poutine à lancer cette attaque.
Stephen F. Cohen
Par Stephen F. Cohen – Le 6 septembre 2017 – Source The Nation
Depuis plus d’une décennie, la politique des États-Unis conduit à une nouvelle Guerre froide avec la Russie. Si elle venait à être déclarée, cette guerre serait plus dangereuse que celle qui a opposé les USA et l’URSS pendant 40 ans. Quels que soient les critères qu’on lui applique, la nouvelle Guerre froide – ou le prolongement de l’ancienne – est maintenant au-dessus de nos têtes et les récents événements montrent bien quels en sont les dangers.
Dans le cadre des sanctions dont la phase actuelle a été initiée de façon peu judicieuse par le Président Obama en décembre 2016, l’administration Trump a séquestré plusieurs propriétés diplomatiques détenues par la Russie aux États-Unis. Ce qui s’est passé au consulat russe de San Francisco n’a pas de précédent. En violation des traités internationaux et bilatéraux ainsi que des normes générales de l’immunité diplomatique, les agents de sécurité étasuniens ont pénétré dans le bâtiment du consulat et l’ont perquisitionné. Le Président Poutine est mis sous pression chez lui pour réagir de « façon appropriée ». S’il ne le fait pas, l’inconcevable peut devenir possible : une totale rupture des relations diplomatiques entre les deux superpuissances du monde. (On se rappelle que Washington a refusé de reconnaître formellement la Russie soviétique pendant 15 ans, jusqu’à ce que le Président Franklin Roosevelt le fasse en 1933.) Continuer la lecture →