Quelle suite, à présent que la guerre contre l’Iran est perdue ?


Par Hua Bin − Le 25 août 2026 − Source huabinoliver.substack.com

Les menaces nucléaires prononcées par Elbrige Colby contre la Chine dépassent le stade de la folie.

Un ami de Substack m’a raconté une blague grecque, dans un commentaire sur mon article concernant le film The Odyssey de Nolan.

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Ce n’est pas une OTAN islamique. L’Accord de la Mecque édifie une architecture de sécurité post-étasunienne et l’Iran est sur le point d’y participer


Par Larry C Johnson – Le 24 Août 2026 – Source Son of the new American revolution

Les commentaires faits par les analystes occidentaux ont fait de l’accord de La Mecque un événement confortable. Lorsque l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé l’Accord de défense conjoint de La Mecque le 7 août – une attaque armée contre l’un devant être traitée comme une attaque contre tous – l’étiquette apposée par réflexe fut “une OTAN islamique”, un bloc sunnite, trois des plus grandes armées du monde musulman soudées par une identité sectaire. Cette lecture est devenue obsolète avant que l’encre ne sèche. Ce qui se dessine en réalité n’est pas une alliance sunnite contre l’Iran. C’est le premier pilier porteur d’une architecture de sécurité post-américaine que la Russie et la Chine réclament depuis un moment – et Téhéran est sur le point d’en franchir la porte.

Le langage n’était ni accidentel ni originaire de Riyad. Le 27 avril, à Saint-Pétersbourg, après avoir rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, Vladimir Poutine a appelé à une nouvelle architecture de sécurité dans le golfe Persique. Une semaine plus tard, les 5 et 6 mai à Pékin, après sa propre rencontre avec Araghchi, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a dit essentiellement la même chose – que Pékin soutient la mise en place d’une architecture régionale de paix et de sécurité à laquelle les pays de la région eux-mêmes doivent participer, sauvegarder leurs intérêts communs et poursuivre un développement commun. Araghchi, pour sa part, a déclaré à Poutine que l’Iran soutenait cette nouvelle architecture régionale d’après-guerre capable de coordonner le développement et la sécurité.

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Est-il temps pour la Russie de pratiquer l’escalade?


Par Hua Bin − Le 2 juin 2026 − Source huabinoliver.substack.com

Comparaison entre la retenue russe et le déchainement israélien et occidental.

En mai 2026, le paysage géopolitique mondial a été redéfini par deux philosophies de violence divergentes.

D’un côté, la Fédération russe poursuit en Ukraine son lent travail d’usure, un conflit marqué par une gestion prudente des « lignes rouges » fixées par l’Occident.

Le président Poutine mène ce qu’il appelle une « opération militaire spéciale », c’est-à-dire une « guerre limitée ».

De l’autre côté, Israël a fait le choix d’un modèle de guerre de haute intensité, et pratique la « terre brûlée » à Gaza et au Liban, qui se caractérise par un démantèlement systématique de la vie en ville et une indifférence absolue envers tout contrôle de l’escalade.

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Une guerre pour avoir la paix


Un point de vue iranien sur la guerre en cours.


Par Hamidreza Azizi – Le 3 juillet 2026 – Source Iran Analytica

Le 1er juillet, des équipes techniques iraniennes et américaines ont tenu des pourparlers indirects à Doha, sous la médiation du Qatar et du Pakistan, pour suivre la mise en œuvre du protocole d’accord signé par les présidents Trump et Pezeshkian le 17 juin. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a annoncé par la suite que des groupes de travail avaient été formés pour superviser la mise en œuvre et, éventuellement, négocier un accord final. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a parlé de « progrès positifs ».

Le même jour, le Commandement central des États-Unis annonçait que le groupe amphibie USS Boxer, transportant la 11e Unité expéditionnaire des Marines composée de 2 500 Marines et marins, était entré dans sa zone de responsabilité « dans le cadre d’un déploiement déjà planifié ». Le vice-président JD Vance, quant à lui, suggérait dans une interview que l’intention de l’administration était d’utiliser la période du protocole d’entente pour reconstituer les réserves mondiales de pétrole et ensuite “voir où en sont les choses”.

Ces développements montrent les contradictions visibles de cette période post-MOU. Les contacts diplomatiques se poursuivent et se sont même institutionnalisés. Le détroit d’Ormuz est plus ouvert qu’à aucun autre moment depuis la guerre. Les exportations de pétrole iranien ont partiellement repris grâce aux dérogations de 60 jours du Trésor étasunien, et les mécanismes de gestion de l’escalade – groupes de travail, médiateurs, canaux de communication signalés – se sont multipliés. Pourtant, l’humeur à Téhéran devient de plus en plus suspicieuse chaque jour qui passe.

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Réflexions sur la cérémonie funéraire à Téhéran


Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 juillet 2026 – Indian Punchline

Le gouvernement [indien] a pris la grande décision de nommer le gouverneur du Bihar, le lieutenant-général Syed Ata Hasnain pour représenter le pays aux funérailles du défunt Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est un choix inhabituel de déléguer un général à la retraite pour les funérailles d’une figure religieuse vénérée, mais un choix réfléchi dans le but d’injecter de la verve dans les relations bilatérales et de rétablir l’équilibre dans les politiques de l’Inde au Moyen-Orient.

En effet, la cérémonie funéraire à Téhéran s’avère être un événement extraordinaire d’un genre que le monde a rarement vu, dans un élan spontané de respect et de chagrin. Il porte un immense symbolisme politique – équivalent à une dénonciation de l’horrible meurtre exécuté par le président américain Donald Trump et son complice le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Comme Shakespeare l’a dit « Car le meurtre, même s’il n’a pas de langue, parlera ».

De telles funérailles d’État sont des événements internationaux avec de grandes opportunités pour la diplomatie. L’événement à Téhéran se déroule dans un contexte extraordinaire de dynamique du pouvoir — à la fois en Iran et au niveau régional et international.

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La flambée de l’Inflation et la flambée du chômage pèsent sur l’économie iranienne


Par Reza Sayah et Murtaza Hussain – Le 30 mai 2026 – Source Drop Site News

Un partisan du gouvernement portant un drapeau national marche avec son fils le long d’un pont lors d’un rassemblement nocturne au centre-ville de Téhéran, en Iran, le 23 mai 2026. (Photo de Morteza Nikoubazl/NurPhoto par l’intermédiaire de Getty Images)

Les États-Unis et l’Iran sont en pleines négociations sur un protocole d’accord qui pourrait mettre fin à la guerre actuelle, tout en levant le blocus imposé à l’Iran et en redonnant progressivement l’accès maritime mondial au détroit d’Ormuz. Vendredi matin, Donald Trump a publié sur Truth Social une liste d’exigences envers l’Iran, y compris des engagements sur son programme nucléaire et la reprise de l’accès au détroit en échange d’une compensation financière, déclarant qu’il tiendrait bientôt une réunion “pour prendre une décision finale”.

La déclaration de Trump sur le protocole d’accord en instance a été contestée par le journal pro-gouvernemental iranien Fars News, qui a qualifié le post de « mélange de vérité et de mensonges« , déclarant que Trump avait omis les concessions économiques initiales qu’il avait accepté de faire à l’Iran et les engagements de mettre immédiatement fin à la guerre au Liban, et a faussement dépeint les propres engagements convenus de l’Iran concernant son programme nucléaire et le contrôle futur du détroit. Le rapport a ajouté que l’Iran attendait toujours de donner son approbation finale à tout accord, tout en continuant à négocier, avec “une méfiance totale à l’égard de l’Amérique”.

Un responsable iranien a confirmé à Jeremy Scahill de Drop Site que Téhéran avait accepté ce que les médiateurs ont qualifié de projet final de mémorandum d’accord. Cependant, une « profonde méfiance » à l’égard de Trump empêche toute annonce officielle. Selon le responsable, l’Iran n’est pas en mesure d’exclure de nouvelles frappes américano-israéliennes. : « Certaines voix du côté iranien craignent que le président Trump ne reconsidère sa position au dernier moment », a déclaré le responsable, ajoutant que l’Iran ne considérerait pas la décision de Trump comme définitive avant les États-Unis. L’Iran a également averti que Trump dénaturait probablement les conditions convenues en privé pour promouvoir son récit de « vainqueur« .

Bien qu’il y ait des indices que la guerre pourrait encore progresser—lentement et douloureusement— vers une solution négociée, le niveau de préjudice économique et social causé aux Iraniens ordinaires par la campagne aérienne américano-israélienne et le blocus de leur pays se fera probablement sentir pendant des années. Plus tôt dans la journée, Drop Site a publié un article du contributeur iranien Peiman Salehi sur l’impact des bombardements israéliens sur l’industrie pétrochimique iranienne et les efforts de reconstruction du vaste champ gazier de South Pars qui a été lourdement endommagé pendant la guerre. Lisez-le ici.

L’histoire suivante, rapportée avec le journaliste basé à Téhéran, Reza Sayah, traite des impacts économiques plus larges de la guerre contre l’Iran: inflation en flèche, destruction d’emplois et contraction économique qui pourraient plonger des millions de citoyens ordinaires dans la pauvreté dans les mois à venir.

Marta Hussain

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Ormuz : L’Union européenne prépare son plan de bisounours pour rétablir la navigation sans les parties belligérantes


Par Tyler Durden — Le 15 avril 2026 — Source : zerohedge.com

C’est un titre pour le moins ambitieux, qui dévoile le dernier « plan » européen pour Ormuz : alors que l’Europe regarde depuis la touche les États-Unis risquer de s’enliser dans la région après un mois d’intenses frappes aériennes sur l’Iran, le Wall Street Journal rapporte que l’UE élabore un plan d’après-guerre pour rouvrir le détroit d’Ormuz sans les États-Unis.

Apparemment, le plan devrait s’activer une fois la crise principale passée, alors que le détroit restera sous blocus (chacune des parties belligérantes insistant sur l’idée que c’est elle qui contrôle ce passage stratégique). Il semble que l’idée fondamentale soit de retirer les États-Unis de l’équation, en ne laissant que les pays « neutres » libérer et sécuriser le détroit d’Ormuz.

Iraniens et Étasuniens vont-ils rester sur la touche pendant que les petits navires de guerre français entreront en action?

Mais tout cela est des plus étranges — d’un côté, ce plan vise à tenir à distance l’un des belligérants clés, à savoir les États-Unis, et d’un autre côté, il prévoit d’engager des navires militaires européens/otaniens dans des opérations visant à établir une liberté de navigation, comprenant le déminage.

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Est-ce que ça sent la victoire ?


Soit nous parvenons à un accord, soit ça va mal tourner pour eux. − Donald Trump, président des États-Unis


Par James Howard Kunstler – Le 20 février 2026 – Source Clusterfuck Nation

Le message semble être que les États-Unis ne plaisantent pas avec toutes ces forces de frappe déployées dans les eaux autour de l’Iran. La République islamique semble soudainement prise entre le marteau et l’enclume. Tout le monde essaie de comprendre les enjeux : troisième guerre mondiale ou happy end ?

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Iran. Les négociateurs étasuniens bloquent toute avancée avec leurs exigences déraisonnables


Par Moon of Alabama – Le 26 février 2026

Aujourd’hui, le troisième cycle des négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran se déroule à Genève. Après trois heures, les pourparlers ont été interrompus pour permettre aux négociateurs de communiquer avec leurs gouvernements. Ils sont censés continuer plus tard aujourd’hui.

L’Iran continue d’offrir des réductions de son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, insiste pour obtenir des résultats tangibles :

Les discussions d’aujourd’hui ont été très sérieuses, et nous espérons que dans les discussions qui auront lieu ce soir, nous verrons une poursuite du dialogue sur la levée des sanctions et les questions nucléaires, cette fois de manière plus opérationnelle, avec des propositions pratiques et des initiatives exécutables”, a annoncé Baghaei.

Si Baghaei insiste sur ce point, c’est un signe que les conditions offertes par la délégation américaine étaient vagues et manquaient de détails.

Avant le début de la rencontre d’aujourd’hui, le Wall Street Journal a publié une liste (archivée) des exigences étasuniennes. Elles sont :

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Les États-Unis et Israël sont prêts à frapper l’Iran


Par Moon of Alabama – Le 19 février 2026

Le président américain Donald Trump a réussi à se placer dans une position qui rend une longue guerre contre l’Iran presque inévitable.

Il y a deux jours, j’espérais encore que Trump éviterait une guerre contre l’Iran. Le renforcement militaire au Moyen-Orient était insuffisant, sauf pour lancer une campagne aérienne éclair contre l’Iran mais sans profit discernable.

Mais au cours des derniers jours, l’armée américaine a envoyé beaucoup plus de ravitailleurs en vol, des dizaines d’avions de combat supplémentaires et, surtout, des éléments de commandement et de contrôle au Moyen-Orient. Une force suffisante pour lancer une grande campagne aérienne qui pourrait durer au moins deux semaines. Une force de frappe aérienne supplémentaire est entrée en Méditerranée et sera positionnée à l’ouest d’Israël d’ici la fin de la semaine. Un deuxième groupe aéronaval est déployé en mer d’Oman.

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