Voici comment Newsweek fabrique une fausse nouvelle sur l’Iran


Par Moon of Alabama – Le 15 novembre 2022

James Melville @JamesMelville – 19:10 UTC – 14 nov. 2022

Iran 🇮🇷

Le parlement iranien a voté à une écrasante majorité l’exécution de 15 000 manifestants. Tout cela parce qu’ils ont osé protester pour le droit et la liberté des femmes à ne pas porter de foulard.

Absolument méprisable.

Newsweek.com

Près de 15 000 Iraniens ont été arrêtés dans le cadre de ces manifestations, qui ont été déclenchées par la mort de Mahsa Amini en septembre

Le tweet ci-dessus a été retweeté plus de 3 300 fois. C’est pourtant une infox. Mais on ne l’apprend qu’en remontant aux sources.

Continuer la lecture

La tragédie de la République islamique et le dilemme des progressistes


Par Sasan Fayazmanesh − Le 14 octobre 2022 − Source Counter Punch

Source: Hamed Malekpour – CC BY 4.0

En 1979, lorsque je suis arrivé aux États-Unis, venant d’Iran, pour poursuivre mes études, j’ai donné une conférence à un groupe d’Américains progressistes sur mon point de vue au sujet de la révolution iranienne et l’émergence de la « République islamique« . J’ai notamment dit que la révolution visant à renverser la monarchie, qui a commencé avec un énorme soutien populaire, s’est islamisée. J’ai également déclaré que le terme République islamique est un oxymore, car le concept d’un État dirigé par un représentant du peuple, tel qu’un président, est incompatible avec la notion de tutelle d’un juriste islamique ou du Faqih. En outre, j’ai mentionné que le concept de République Islamique est à bien des égards incompatible avec le capitalisme moderne. Par exemple, j’ai dit que l’usure est interdite dans l’Islam, comme dans de nombreuses autres religions, donc pour avoir un capital porteur d’intérêts et un système bancaire moderne, il faut soit changer les enseignements religieux – comme l’a fait, par exemple, le christianisme – soit appeler l’usure par un autre nom, ce qu’a fait la République Islamique. Compte tenu de cela, et de quelques autres incompatibilités, j’avais prédit que la Révolution Islamique ne durerait pas très longtemps.

Rétrospectivement, j’avais tout à fait tort dans ma prédiction ! 43 ans plus tard, la République islamique continue de vivre. Mais mon analyse n’était pas erronée. La République Islamique était, et est toujours, un oxymore. Elle est toujours, à bien des égards, incompatible avec le capitalisme moderne.

Continuer la lecture

Les trois « chevaux de troie » sentent l’étau se resserrer


Les néoconservateurs américains ont toujours eu le don d’accrocher leurs projets autoritaires purs et durs à n’importe quel slogan du dernier culte de la « vertu » occidentale.


Par Alastair Crooke – Le 21 août 2022 – Source Al Mayadeen

Le 24 juin, à l’Institut Hudson de Washington, Mike Pompeo a prononcé un discours de politique étrangère intitulé Les trois phares, présentant Taïwan, l’Ukraine et « Israël » comme des « phares de la liberté ». Les néoconservateurs américains ont toujours eu le don d’accrocher leurs projets autoritaires purs et durs à n’importe quel slogan du dernier culte de la « vertu » occidentale, et de parvenir ainsi à établir un récit médiatique. Continuer la lecture

L’échafaudage structurel d’une guerre potentielle au Moyen-Orient


Aujourd’hui, l’Iran est diabolisé et présenté comme une menace intolérable pour l’ordre mondial occidental. Mais il n’en a pas toujours été ainsi.


Par Alastair Crooke – Le 23 mai 2022 – Source Strategic Culture

L’échafaudage structurel a été mis en place au début des années 1990. Mais cette structure a été érigée sur de fausses prémisses et des idées fausses et paresseuses. Ses défauts ont toutefois été masqués pendant près de deux décennies ; mais aujourd’hui, les changements intervenus dans le paradigme régional global impliquent que l’échafaudage est en train de s’inverser : il ne contient plus les conflits latents, mais nous pousse vers eux. Continuer la lecture

Négociations sur le nucléaire iranien. Les négociateurs occidentaux ne veulent pas comprendre la position de l’Iran.


Par Moon of Alabama – Le 3 décembre 2021

Cette semaine, de nouvelles négociations sur un retour des États-Unis à l’accord nucléaire avec l’Iran ont eu lieu. Pour les replacer dans leur contexte et comprendre les différentes positions, il est utile de revenir sur la façon dont cela s’est passé.

Continuer la lecture

Aperçu stratégique du triangle russo-israélo-syrien


Par Andrew Korybko − Le 21 novembre 2021 − Source oneworld.press

andrew-korybko

OneWorld publie l’intégralité de l’interview accordée par Andrew Korybko à Giorgio Cafiero à ce sujet, dont des extraits ont été intégrés par ce dernier à son article récent pour Inside Arabia, sous le titre « La relation de travail d’Israël avec la Russie en Syrie. »

Continuer la lecture

Comment se fait-il ? La si intelligente stratégie de Biden contre l’Iran échoue


Par Moon of Alabama – Le 22 octobre 2021

La semaine dernière, j’ai fait une remarque sur les négociations avec l’Iran :

Les discussions diplomatiques avec l’Iran n’échoueront que si l’administration Biden remet en question l’accord nucléaire et ne lève pas les sanctions imposées à l’Iran par l’administration Trump. Le seul problème est que Biden veut plus de concessions de la part de l’Iran que ce dernier avait accepté dans le cadre de l’accord JCPOA.

Nous apprenons maintenant que Biden ne veut pas seulement plus de concessions de la part de l’Iran mais qu’il veut aussi pouvoir réimposer des sanctions même si des concessions ont été accordées par l’Iran.

Biden veut le beurre et l’argent du beurre.

Continuer la lecture

L’Iran rebat les cartes au Proche Orient


Par Elijah J. Magnier − Le 27 septembre 2021

L’effet domino produit par les pétroliers iraniens transportant du pétrole au Liban via la Syrie a grandement amplifié l’influence du Hezbollah au Liban et atteint les USA, la Russie et plusieurs pays arabes, en les forçant à aborder d’importants enjeux régionaux et internationaux à la table des discussions et à revoir la politique des USA en Asie occidentale, plus particulièrement en Syrie. Les pays occidentaux, y compris les USA, ont commencé à revoir leur position actuelle et leurs réserves en ce qui a trait à leurs relations avec la Syrie et son retour au sein de la Ligue arabe et de la communauté internationale. L’objectif – ou peut-être même le souhait – est d’offrir au président Bachar al-Assad la possibilité de reconsidérer ses relations à l’échelle internationale et régionale en n’accordant plus à l’Iran et à la Russie des rôles exclusifs au Levant.

Continuer la lecture

C’est la dernière guerre qu’« Israël » a mené sur un seul front


Il est évident qu’au lendemain de la débâcle afghane, Washington n’a guère envie d’une guerre avec l’Iran. L’idée même de retenter l’ « occidentalisation » du Moyen-Orient a perdu de son lustre.


Par Alastair Crooke – Le 6 septembre 2021 – Source Al Mayadeen

Le Premier ministre israélien, M. Bennett, a obtenu de M. Biden tout ce qu’il voulait en matière de promesses télégéniques à brandir devant le public israélien – c’est ce qu’a déclaré le correspondant israélien, Ben Caspit. Biden a réitéré l’engagement des États-Unis à veiller à ce que l’Iran ne possède jamais d’arme nucléaire. « Les partisans de Bennett ont poussé des soupirs de soulagement et échangé des sourires, puis ils ont entendu Biden ajouter [la cerise sur le gâteau] : que les États-Unis donnaient la priorité à la diplomatie pour bloquer le programme nucléaire iranien, ‘si la diplomatie échoue, nous sommes prêts à nous tourner vers d’autres options’. Biden semble donc dire que « l’option militaire est maintenant sur la table ». Il a également promis, comme tous les présidents américains depuis 1969, de maintenir « l’accord » selon lequel les États-Unis ne mentionneraient ni ne commenteraient l’arsenal nucléaire propre à « Israël ». Ce que l’équipe israélienne voulait désespérément, c’était que les États-Unis brandissent un gros bâton contre l’Iran.

Continuer la lecture

Biden est il en train de perdre l’Arabie saoudite ?


Par William Engdahl − Le 6 septembre 2021 − Source New Eastern Outlook

L’ignominieux retrait américain d’Afghanistan a creusé un trou dans le système de domination globale américain d’après 1945, un vide de pouvoir qui aura probablement des conséquences irréversibles. Pour l’instant, on peut se demander si les stratèges de Biden à Washington – car il ne fait manifestement pas de politique – ont déjà réussi à perdre le soutien de son plus gros acheteur d’armes et de son allié stratégique régional, le Royaume d’Arabie saoudite. Depuis les premiers jours de l’investiture de Biden, fin janvier, la politique américaine pousse la monarchie saoudienne à opérer un changement radical de sa politique étrangère. Les conséquences à long terme pourraient, elles aussi, être énormes.

Continuer la lecture