Des satellites de propagande saoudienne convergent au-dessus du bureau de l’AP


Par Moon of Alabama – Le 29 octobre 2026

Il y a toujours une tendance à blâmer le grand méchant ennemi du jour pour la perte d’une guerre contre un ennemi relativement mineur.

Ainsi, ce sont les EFP iraniens (fabriqués en Irak) qui ont été accusés d’avoir provoqué la défaite des forces américaines en Irak. C’est également le soutien soviétique qui a fait que les États-Unis ont perdu leur pantalon au Vietnam.

Maintenant, c’est la faute de la Russie si l’infrastructure de l’Arabie saoudite est touchée par des armes yéménites.

C’est du moins ce que cet article de mauvaise qualité implique :

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Le Golfe a organisé une réunion sur la sécurité de la région et Washington n’a pas été invitée


Par Larry C. Johnson – Le 28 Octobre 2026 – Source Son of the new American revolution

Lundi, alors que Donald Trump réfléchissait publiquement à l’opportunité de « conclure un accord » avec l’Iran ou de « l’achever », quelque chose s’est produit à Téhéran qui aurait dû déclencher les alarmes dans tous les bureaux du Département d’État, en supposant que quelqu’un soit encore là pour les entendre.

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, frère du prince héritier, s’est envolé pour Téhéran. Il était accompagné du maréchal pakistanais Asim Munir et du chef des renseignements turcs, Ibrahim Kalin. Ils se sont assis avec le président iranien Masoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le haut responsable de la sécurité Rezaei, qui a accueilli les pourparlers, pendant environ deux heures. À l’ordre du jour : les attaques houthies contre l’Arabie Saoudite, le détroit d’Ormuz, le blocus américain des ports iraniens et un cadre régional de non-agression.

Relisez cette liste. Ce sont les quatre plus gros problèmes de sécurité dans le golfe Persique. Les pays qui y vivent viennent de se rencontrer pour en discuter. Les États-Unis, qui ont deux groupes de frappe de porte-avions, un groupe amphibie prêt à en découdre et un blocus de la région, n’étaient pas dans la salle. Il semble qu’ils n’aient manqué à personne.

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La guerre contre le Yémen met en danger la position du prince héritier saoudien


Par Moon of Alabama – Le 12 octobre 2026

Dans les années 1930, lors de la formation de l’Arabie saoudite, trois provinces ont été prises au Yémen. Les Yéménites ont toujours voulu les récupérer. Ils sont maintenant dans une position où ils peuvent éventuellement atteindre cet objectif.

Les parties occidentales du Yémen sont différentes des déserts d’Arabie saoudite. La région est montagneuse et reçoit une quantité décente de précipitations. Environ 80% des 33 millions de Yéménites y vivent. La production agricole dans les montagnes est cependant difficile et le Yémen dépend depuis longtemps du commerce pour acquérir suffisamment de nourriture pour maintenir sa population en vie.

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Les invisibles avantages d’AnsarAllah face à l’Arabie Saoudite


Par Alastair Crooke – Le 25 septembre 2026 – Source Conflicts Forum

AnsarAllalah bénéficie de nombreux avantages, peu visibles, dans son conflit contre le « riche » et occidentalisé Royaume saoudien. C’est une guerre qui a récemment été ravivée par la rupture, par l’Arabie saoudite, d’une trêve conclue en 2022. La trêve a été rompue lorsque l’Arabie Saoudite a bombardé l’aéroport international de Sanaa, en juillet 2026, pour empêcher un avion civil iranien d’atterrir.

L’Arabie saoudite a déclaré que Trump avait explicitement approuvé la frappe de l’aéroport – offrant à AnsarAllah l’opportunité de mettre la trêve de côté et de reprendre la guerre.

AnsarAllah a répondu au bombardement saoudien par une attaque éclair qui lui a permis de s’emparer de la côte ouest du Yémen (environ 5 400 km carrés pris en 11 jours), les principaux ports et les principales îles stratégiques de la mer Rouge. Leurs actions et leur stratégie étaient bien planifiées et fondées sur une compréhension et une expérience approfondies de la géographie et de la composition sociétale uniques de la péninsule.

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La fin de Ben Salman, le prince héritier saoudien


Par Mitraraheb – Le 16 Septembre 2026 – Source Asiatic Global Order

Pendant près de 100 ans, le Royaume moderne d’Arabie saoudite était fondé sur l’Alliance sacrée datant de 1932 qui liait la monarchie, les tribus et l’establishment religieux en une seule structure de pouvoir unifiée. C’était un pacte d’intérêt mutuel où la couronne garantissait la protection et le respect des traditions tribales, et en échange, les élites religieuses et tribales, gardiennes de la foi et du sol du royaume, conféraient le droit souverain de régner.

Cet arrangement fondamental, cependant, a été démoli par le prince héritier saoudien Mohammad bin Salman (MBS), qui, dans sa quête de centralisation du contrôle, a démantelé les piliers mêmes qui avaient défini la société arabe pendant plus d’un millénaire.

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Le « piège de la crédibilité ». Un piège potentiellement destructeur pour l’Arabie saoudite


Par Alastair Crooke – Le 17 septembre 2026 – Source Conflicts Forum

L’Arabie saoudite est confrontée à un choix stratégique : capituler devant les exigences d’AnsarAllah, ou être entraînée dans un piège de crédibilité. Le piège est que MbS peut chercher à maintenir la crédibilité du prétendu devoir que s’impose le Royaume de garder les Lieux Saints [La Mecque, NdT] et, en tant que « pôle » islamique sunnite, de refuser les demandes d’AnsarAllah.

Le dilemme est que, d’une part, toute concession risque de fournir plus d’oxygène à la « révolution » d’AnsarAllah, qui gagne du terrain et dynamise les gens dans tout le Moyen-Orient. D’autre part, en insistant sur la position monarchique de l’Arabie saoudite et les avantages accessoires liés à son système, MbS peut dynamiser son opposition interne ; le panthéon des tribus saoudiennes, dont beaucoup nourrissent encore une colère persistante face à leur mise à l’écart, leur baisse de statut imposé par « l’entreprise monarchique familiale unique« .

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Ce n’est pas une OTAN islamique. L’Accord de la Mecque édifie une architecture de sécurité post-étasunienne et l’Iran est sur le point d’y participer


Par Larry C Johnson – Le 24 Août 2026 – Source Son of the new American revolution

Les commentaires faits par les analystes occidentaux ont fait de l’accord de La Mecque un événement confortable. Lorsque l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé l’Accord de défense conjoint de La Mecque le 7 août – une attaque armée contre l’un devant être traitée comme une attaque contre tous – l’étiquette apposée par réflexe fut “une OTAN islamique”, un bloc sunnite, trois des plus grandes armées du monde musulman soudées par une identité sectaire. Cette lecture est devenue obsolète avant que l’encre ne sèche. Ce qui se dessine en réalité n’est pas une alliance sunnite contre l’Iran. C’est le premier pilier porteur d’une architecture de sécurité post-américaine que la Russie et la Chine réclament depuis un moment – et Téhéran est sur le point d’en franchir la porte.

Le langage n’était ni accidentel ni originaire de Riyad. Le 27 avril, à Saint-Pétersbourg, après avoir rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, Vladimir Poutine a appelé à une nouvelle architecture de sécurité dans le golfe Persique. Une semaine plus tard, les 5 et 6 mai à Pékin, après sa propre rencontre avec Araghchi, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a dit essentiellement la même chose – que Pékin soutient la mise en place d’une architecture régionale de paix et de sécurité à laquelle les pays de la région eux-mêmes doivent participer, sauvegarder leurs intérêts communs et poursuivre un développement commun. Araghchi, pour sa part, a déclaré à Poutine que l’Iran soutenait cette nouvelle architecture régionale d’après-guerre capable de coordonner le développement et la sécurité.

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L’étrange accord de défense entre l’Arabie Saoudite, le Pakistan et la Turquie


Par Moon of Alabama – Le 7 aout 2026

Un nouvel accord, semblable à celui de l’OTAN, entre trois grands États sunnites soulève diverses questions :

La Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan signent un pacte de défense – MEE

La Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan ont signé vendredi un accord de défense conjoint, reliant pour la première fois trois grands pays musulmans sous un même parapluie de sécurité.

L’accord, qui est en négociation depuis l’année dernière, crée un nouveau cadre trilatéral important en plein milieu d’une crise régionale qui s’aggrave à la suite des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran.

…

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif ont signé l’accord à La Mecque lors d’une cérémonie conjointe.

…

“L’Accord vise à renforcer la dissuasion collective contre toutes les formes d’agression et stipule qu’une attaque armée menée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre tous”, indique le communiqué conjoint. “L’accord prévoit également le développement de la coopération en matière de défense entre les trois États dans toutes ses dimensions”.

L’expression « sera considérée comme une attaque contre tous » est copiée de l’article 5 du Traité de l’OTAN :

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Le Pacte de défense entre l’Arabie Saoudite et le Pakistan est une perte stratégique pour les États-Unis d’Amérique


Par Moon of Alabama – Le 18 septembre 2025

En 2012, les analystes de politique étrangère étasunienne s’inquiétaient d’une éventuelle alliance nucléaire entre l’Arabie saoudite et le Pakistan. Des chercheurs de l’École d’études internationales avancées de l’Université Johns Hopkins et du Stimson Center ont écrit un essai à ce sujet :

L’arme nucléaire pakistano-saoudienne et comment l’arrêter – The American Interest, mars 2012

Le paragraphe d’ouverture :

Un matin, peut-être dans un avenir pas trop lointain, le président des États-Unis pourrait se réveiller en apprenant que, compte tenu des nouveaux dangers au Moyen-Orient, le gouvernement saoudien a demandé le stationnement de troupes pakistanaises sur le sol saoudien. L’annonce pourrait ensuite expliquer que ces troupes apporteront également avec elles l’ensemble des armes conventionnelles et stratégiques nécessaires pour assurer leur sécurité et celle de l’Arabie saoudite. La nouvelle viendrait rapidement d’Islamabad annonçant que le Pakistan a accepté un programme d’aide généreux et du pétrole à bas prix en provenance d’Arabie saoudite. Les deux parties soulignent que l’accord réaffirme simplement une relation spéciale qui dure depuis des décennies.

Le Pakistan étant un État doté d’armes nucléaires, il fallait supposer qu’un tel pacte fournirait à l’Arabie saoudite des armes nucléaires. C’était quelque chose qui préoccupait beaucoup les États-Unis et son acolyte Israël.

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La mort du pétrodollar est un héritage de Biden


Par M.K. Bhadrakumar – Le 14 juin 2024 – Source Indian Punchline

L’État profond aurait dû être alerté il y a cinq ans lorsque le candidat Joe Biden a annoncé qu’il était déterminé, s’il était élu président, à faire payer le prix aux dirigeants saoudiens et à faire d’eux les parias qu’ils sont.

Joe Biden a été direct, voire brutal, à l’égard de la famille royale saoudienne, affirmant qu’il y avait « très peu de valeur sociale rédemptrice dans le gouvernement actuel de l’Arabie saoudite » sous le règne du roi Salman. 

Mais au lieu de cela, l’État profond s’est réjoui que Biden soit l’homme idéal pour succéder à Donald Trump et renverser la pratique de l’ère Trump consistant à pardonner les violations des droits de l’homme en Arabie saoudite afin de préserver les emplois dans l’industrie américaine de l’armement.

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