Par Kevork Almassian – Le 22 septembre 2026 – Source Blog de l’auteur
Au cours des dernières semaines, j’ai remarqué quelque chose d’intéressant dans la presse israélienne. Les responsables israéliens de la sécurité affirment qu’Ahmed al-Sharaa, ou Abu Mohammad al-Jolani comme la plupart d’entre nous le connaissaient depuis de nombreuses années, reconstruit l’armée syrienne et utilise les ressources de l’État pour créer une grande armée permanente. Selon les évaluations de la sécurité israélienne publiées par le Jerusalem Post, Jolani utiliserait les recettes fiscales et l’aide internationale pour acquérir des armes, réhabiliter les infrastructures militaires et constituer des forces qui pourraient éventuellement remettre en question la liberté d’action militaire d’Israël en Syrie. Une autre analyse israélienne affirme même que Jolani veut transformer la Syrie en une puissance régionale capable de projeter sa force dans plusieurs directions, y compris éventuellement contre Israël.
Le 11 décembre est la date anniversaire de la « révolution » syrienne, qui a renversé le régime de Bachar al Assad. Une force, relativement petite, de 20 à 30 000 soldats djihadistes de HTS (anciennement connue sous le nom d’Al Nusra) a vaincu les 260 000 soldats de l’Armée arabe syrienne en seulement 11 jours.
La nomination d’Ahmed al-Sharaa, le chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), comme président intérimaire le 29 janvier marque l’avènement d’une nouvelle ère dans l’histoire de la Syrie.
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Selon les célèbres lignes de Tacite, un historien romain, « Ravager, massacrer, usurper sous de faux titres, ils appellent cela l’empire ; et là où ils en font un désert, ils appellent cela la paix ».
