Vladimir Poutine et la nouvelle « politique du rayon de soleil » à la rescousse de la Corée


Par Phil Butler – Le 10 septembre 2017 – Source New Eastern Outlook

Depuis le Forum économique asiatique à Vladivostok, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que « la Corée du Nord mangera de l’herbe avant de renoncer aux armes nucléaires ». La simple vérité et la logique de la déclaration a fait clairement comprendre à la plupart des personnes sensées que les sanctions et les bruits de botte servent à exaspérer et à séparer les nations. Mais le pragmatisme de M. Poutine soulève la question : « Que veut la Corée du Nord ? » Continuer la lecture

Poutine veut-il vraiment déstabiliser l’Occident ?


Tout comme il n’existe aucune preuve avérée que le Kremlin ait lancé une « attaque contre la démocratie » américaine en 2016, il n’y a pas de logique politique expliquant les raisons qui auraient motivé Poutine à lancer cette attaque.


Stephen F. Cohen

Par Stephen F. Cohen – Le 6 septembre 2017 – Source The Nation

Depuis plus d’une décennie, la politique des États-Unis conduit à une nouvelle Guerre froide avec la Russie. Si elle venait à être déclarée, cette guerre serait plus dangereuse que celle qui a opposé les USA et l’URSS pendant 40 ans. Quels que soient les critères qu’on lui applique, la nouvelle Guerre froide – ou le prolongement de l’ancienne – est maintenant au-dessus de nos têtes et les récents événements montrent bien quels en sont les dangers.


Dans le cadre des sanctions dont la phase actuelle a été initiée de façon peu judicieuse par le Président Obama en décembre 2016, l’administration Trump a séquestré plusieurs propriétés diplomatiques détenues par la Russie aux États-Unis. Ce qui s’est passé au consulat russe de San Francisco n’a pas de précédent. En violation des traités internationaux et bilatéraux ainsi que des normes générales de l’immunité diplomatique, les agents de sécurité étasuniens ont pénétré dans le bâtiment du consulat et l’ont perquisitionné. Le Président Poutine est mis sous pression chez lui pour réagir de « façon appropriée ». S’il ne le fait pas, l’inconcevable peut devenir possible : une totale rupture des relations diplomatiques entre les deux superpuissances du monde. (On se rappelle que Washington a refusé de reconnaître formellement la Russie soviétique pendant 15 ans, jusqu’à ce que le Président Franklin Roosevelt le fasse en 1933.)
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Un nouveau « Kosovo » se prépare-t-il au Myanmar ?


Par James George Jatras – Le 8 septembre 2017 – Source Strategic Culture

Chaque fois que les gouvernements occidentaux et les médias grand public commencent à verser des larmes de crocodile à propos d’une communauté minoritaire de « musulmans pacifiques »© persécutés par un méchant gouvernement non musulman quelque part, et demandent que la « communauté internationale » fasse quelque chose, cela devrait être pris avec une bonne grosse dose de scepticisme. Continuer la lecture

La dédollarisation en marche


La Chine met en place un indice de référence du pétrole brut libellé en yuan et convertible en or


Tsvetana ParaskovaPar Tsvetana Paraskova – Le 1er septembre 2017 – Source oilprice.com

Le principal importateur de pétrole au monde, la Chine, se prépare à lancer un contrat à terme de pétrole brut libellé en yuan chinois et convertible en or, créant potentiellement l’indice de référence du pétrole asiatique le plus important et permettant aux exportateurs de pétrole de contourner les indices libellés en dollars américains en utilisant le yuan, selon un rapport de Nikkei Asian Review.

Beijing

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Comprendre la crise coréenne grâce à l’histoire


De nombreux Américains considèrent la Corée du Nord et ses dirigeants comme des « dingues », mais l’histoire qui sous-tend la crise contemporaine révèle une réalité plus complexe qui pourrait modifier ces impressions simplistes, comme l’explique l’historien William R. Polk.


Par William R. Polk – Le 28 août 2017 – Source ConsortiumNews

Les États-Unis et la Corée du Nord sont à deux pas d’une guerre qui, si elle commençait, se terminerait presque certainement en un échange nucléaire. C’est un jugement exprimé par les observateurs les plus compétents. Ils diffèrent sur les causes de cette confrontation et sur sa taille, la portée et l’impact des armes qui seraient tirées, mais personne ne peut douter que même un échange nucléaire « limité » ait des effets horribles sur une grande partie du monde, dont l’Amérique du Nord.

Alors, comment en est-on arrivé là, que faisons-nous ou que pourrions nous faire pour éviter ce que seraient presque certainement les conséquences désastreuses d’une guerre nucléaire, même « limitée » ?

Une fille coréenne porte son frère sur le dos, passant devantr un char M-26 bloqué, à Haengju, en Corée., Le 9 juin 1951. (photo militaire américaine)

Les médias sont remplis de comptes-rendus des dernières déclarations et événements, mais, de par mon expérience personnelle du plus récent cas de catastrophe nucléaire, la crise des missiles cubains, et l’étude de nombreux autres « moments de tension », j’ai appris que ne pas bien comprendre le fond et la séquence des événements rend incapable de comprendre le présent et est donc susceptible d’entrainer des actions contre productives. Avec cet avertissement à l’esprit, je raconterai dans la partie 1 comment nous et les Coréens en sommes arrivés là. Ensuite, dans la partie 2, j’aborderai la façon dont nous pourrions partir en guerre, ce que cela signifie et ce que nous pouvons faire pour rester en vie.

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Corée du Nord : ce que les médias ne vous disent pas


2016-09-24_11h42_10Par Mike Withney – Le 4 septembre 2017 – Source CounterPunch

Lundi dernier, la RPDC a tiré un missile balistique de portée intermédiaire Hwasong-12 sur l’île japonaise de Hokkaido. Le missile a atterri dans les eaux internationales au-delà de l’île, sans dommages à la population ni à la propriété.

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Il semble qu’une solution militaire en Syrie était possible, après tout…


Par Colonel Pat Lang – Le 2 septembre 2017 – Source Sic Semper Tyrannis

Asadmoney

Selon LA Times

« Le gouvernement de Bashar Assad a gagné la guerre militairement », a déclaré Robert Ford, un ancien ambassadeur des États-Unis à Damas qui a été témoin de l’insurrection dès les premiers jours. « Et je ne vois aucune perspective pour que l’opposition syrienne puisse l’obliger à faire des concessions dramatiques dans une négociation de paix. »

Le gouvernement n’a pas encore pleinement sécurisé les zones autour de la capitale et les combats se poursuivent dans diverses poches de l’Est syrien ainsi que dans la province nord-ouest d’Idlib. Pourtant, les plus fiers adversaires internationaux d’Assad voient la continuation de son règne comme un fait accompli et ont exhorté les rebelles qui s’opposent à lui de faire de même.

« Les nations qui nous ont le plus soutenu (…) changent toutes leur attitude », a déclaré Osama Abu Zaid, un porte-parole de l’opposition contacté par téléphone. « Nous sommes pressés de tous les côtés d’adopter une vision plus réaliste, et d’accepter que Assad reste en place. »

La clé de la survie du leader syrien a été ses alliés sur le champ de bataille Moscou et Téhéran. Les deux se sont focalisés sur son maintien au pouvoir.

La Russie a envoyé des avions de guerre et des unités d’élite Spetsnaz en 2015 pour arrêter l’avance de l’opposition, juste au moment où une coalition de rebelles islamistes extrémistes était sur le point d’investir des bastions gouvernementaux clés. L’Iran a déversé du matériel ainsi que de la main-d’œuvre, y compris des supplétifs venant d’aussi loin que l’Afghanistan, pour renforcer les troupes épuisées d’Assad.

Oui, mon titre est sarcastique et vise tous ceux qui gémissent en proclamant depuis des années que « la guerre ne résout rien » et que « aucune solution militaire n’est possible ».

La guerre ne règle rien ? Ceux qui pensent cela auraient dû apprendre un peu plus d’histoire avant de régurgiter des bêtises. Les Japonais et les Allemands auraient pu leur donner des instructions à ce sujet, tout comme l’existence même des États-Unis qui est née par la guerre. Il est particulièrement succulent d’entendre Robert Ford − un ancien ambassadeur des États-Unis sous Obama qui, à mon avis, a fait beaucoup pour laisser faire les troubles qui ont mené à cette horrible guerre − dire cela.

Il y a eu un moment, juste avant l’intervention russe, où il semblait probable que les djihadistes de Al Qaida et d’État islamique, ainsi que leurs alliés laïques parviendraient à conduire le gouvernement syrien multi-confessionnel vers une reddition négociée. Cette sinistre possibilité s’est terminée par une intervention efficace incroyable de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah.

Assad profitera-t-il de l’opportunité de créer une meilleure Syrie, à la fois reconstruite et bien gouvernée ? On peut l’espérer.

Patrick Lang

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Les Rohingya du Myanmar…


… Des pions dans la guerre que les Anglais livrent aux Chinois par l’intermédiaire des djihadistes saoudiens


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 4 septembre 2017

L’attention des médias est dirigée vers des violences ethniques mineures au Myanmar, l’ancienne Birmanie. Selon la presse « occidentale », les Rohingya musulmans sont injustement vilipendés, chassés et tués par des foules bouddhistes et par l’armée dans l’État de Rakhine près de la frontière avec le Bangladesh. Les « organisations humanistes libérales » comme Human Rights Watch joignent leurs voix à celles d’islamistes comme le président de la Turquie, Erdogan, pour déplorer le sort des Rohingya.

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Les leçons à tirer du face à face indo-chinois à la frontière


Par Gerry Brown – Le 1er septembre 2017 – Source CounterPunch

L’affrontement entre la Chine et l’Inde à la jonction Donglang / Doklam (jonction de l’Inde, de la Chine et du Bouthan), a pris fin au bout de deux mois. Les deux camps ont crié victoire.
 
L’Inde a souligné le double retrait, ou retrait simultané, (elle a utilisé le terme euphémique de « désengagement ») des deux camps de la zone contrôlée par la Chine (également revendiquée par le Bhoutan) dans laquelle les troupes indiennes avaient fait intrusion. En ce qui concerne la Chine, elle a confirmé que les 50 derniers soldats indiens avaient quitté la région, sans dire que les troupes chinoises s’étaient aussi retirées. Ce que Pékin a dit, c’est qu’il continuerait à « maintenir une présence militaire et à patrouiller » la région, et à « ajuster et déployer » ses forces en fonction de la situation.

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Lignes rouges…


Donald Trump franchit les lignes rouges de la Chine en Afghanistan, alors qu’Obama a traversé celles de la Russie en Syrie et en Ukraine


Par Adam Garrie – Le 30 août 2017 – Source Oriental Review

Afghanistan and neighboring countries.

Dans les discussions sur les rôles que jouent les pays dans le nouveau monde multipolaire, on dit souvent que la Russie fournit la substance géopolitique alors que la Chine fournit le moteur économique d’un monde où les États-Unis ne sont plus un hégémon singulier.

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