Par Matthew Ehret − Le 1er juin 2020 − Source Strategic Culture
Dans un récent article intitulé « L’Arctique de demain : théâtre de guerre ou coopération ? », j’ai présenté aux lecteurs le grand dessein américano-russe qui a façonné non seulement la vente de l’Alaska en octobre 1867 aux États-Unis pour 7,2 millions de dollars, mais aussi la participation de la Russie à la guerre civile américaine, le tsar Alexandre II ayant organisé le déploiement de flottes militaires russes à San Francisco et à New York.

Les deux nations occidentales les plus puissantes militairement, à la fois libres de projeter leur puissance navale et leur domination maritime partout dans le monde, se réunissent pour punir et renverser les régimes qu’ils jugent coupables d’atteintes aux droits humains et de répression politique au nom des droits humains et de la promotion de la démocratie : qu’y a-t-il de mal ?
La crise sanitaire a mis en évidence la vulnérabilité de notre pays. La France qui faisait partie des toutes premières puissances mondiales il y a quelques années, est désormais dans un état de dépendance consternant vis-à-vis de l’étranger. De manière concomitante, « la gestion » elle-même de la crise a révélé une « force publique » désorientée. Devant le virus, notre pays s’en est moins bien tiré que d’autres pays dits en voie de développement.





