L’avenir de l’internet


Ou comment l’Occident apprend à ne plus se soucier et à aimer la police de la réalité


Par CJ Hopkins – Le 3 septembre 2019 – Source Consent Factory

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Si vous voulez une vision de l’avenir, n’imaginez pas « une botte écrasant un visage humain – pour toujours », comme l’a suggéré Orwell dans 1984. Imaginez plutôt ce visage humain hypnotisé par l’écran d’une sorte d’ordinateur sur lequel chaque mot, chaque son et chaque image a été algorithmiquement approuvé apte à la consommation par la Defense Advanced Research Projects Agency (« DARPA ») et son « innovant écosystème » constitué de « partenaires universitaires, du monde des affaires et du gouvernement ».

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Quelques bons gros mensonges scientifiques


Par Denis G. Rancourt − Le 8 juin 2010 − Source Activist Teacher

Denis Rancourt.JPG[L]a majorité des politiciens, selon les preuves dont nous disposons, ne sont pas motivés par la vérité, mais par le pouvoir, et par la préservation de ce pouvoir. Pour qu’ils puissent conserver ce pouvoir, il est essentiel que les gens restent dans l’ignorance, qu’ils vivent sans connaître la vérité, y compris la vérité de leur propre vie. Nous ne sommes donc environnés que d’un étalage de mensonges, dont nous nous nourrissons.

Harold Pinter, discours du Prix Nobel (de Littérature), 2005.

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Bibi Netanyahou en Ukraine nazie ou l’importance des mots


Par The Saker − Le 28 août 2019 − Source thesaker.is via Unz Review

2015-09-15_13h17_31-150x112Le Premier ministre israélien s’est rendu à Kiev aujourd’hui, où il a été accueilli par le – pseudo – slogan «traditionnel» ukronazi « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! ». Pour quelqu’un comme moi qui n’aime ni le sionisme, ni le nazisme, il était ironique de voir un premier ministre israélien se rendre officiellement en Ukraine, occupée par les nazis, pour commémorer le massacre des Juifs à Babii Iar, salué par le même slogan que celui entendu par les Juifs assassinés à Babii Iar de la bouche des bourreaux banderites, alors qu’ils se faisaient tirer dessus.

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Bismarck et le nationalisme ukrainien


Par The Saker − Le 14 août 2019 − Source thesaker.is via Unz Review

2015-09-15_13h17_31-150x112Lorsque Zelenskii est arrivé au pouvoir, il aurait pu choisir entre deux options fondamentales. Ces options étaient à peu près celles-ci :

Option un, ou le pragmatisme avant l’idéologie : faire un effort déterminé pour résoudre les problèmes les plus urgents de l’Ukraine. À tout le moins, Zelenskii aurait-il pu ordonner à son armée de cesser le feu, et la faire reculer à une distance de sécurité – Zelenskii avait toute autorité pour le faire, dès son investiture, et il n’avait besoin de l’aide de personne pour cela. De toute évidence, une telle démarche devrait être coordonnée avec les forces des DNLR [Les Républiques du Donbass]. Et cela signifie à tout le moins que Zelenskii aurait dû ouvrir une voie de communication directe avec les deux républiques. Cette option pourrait être décrite comme «commençant à mettre en œuvre au moins les toutes premières étapes des accords de Minsk».

Option deux, l’idéologie avant le pragmatisme : faire un effort déterminé pour ne pas aborder les problèmes les plus urgents de l’Ukraine. La priorité ici est de déclarer que l’Ukraine n’honorera pas les accords de Minsk : pas de discussions avec les DNLR, pas de cessez-le-feu, pas de retrait des forces, pas d’amnistie et, très certainement, pas de discussions sur un statut spécial pour le Donbass. Cette option pourrait être décrite comme «plus ou moins identique» ou «une resucée de Porochenko».

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Trente-deux astuces pour s’orienter dans une société saturée de propagande et de manipulation


Par Caitlin Johnstone – Le 3 juin 2019 – Source Medium.com

1_ucqcyIYV2jAR_7FLr5wl-wDepuis que le langage humain existe, les humains l’utilisent pour se manipuler mutuellement. Le fait qu’il soit possible de tisser ensemble habilement une suite de sons de bouche à valeur symbolique de manière à extraire des faveurs, des concessions, des votes et le consentement d’autres humains a rendu la manipulation si commune qu’elle envahit maintenant notre société de fond en comble, des relations interpersonnelles aux relations internationales entre les organismes gouvernementaux et le grand public.

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Comment la Commission trilatérale a conduit un coup d’état bancaire en Amérique


Par Matthew Ehret − Le 12 août 2019 − Source Strategic Culture

Ehert03-175x230Jusqu’à récemment, j’avais cru, comme beaucoup d’autres, que Jimmy Carter n’était pas un politicien typique. Se démarquant de la vaste bande de pirates et de faux-culs de l’establishment, l’ancien président est souvent apparu comme la seule voix de la raison parmi les élites américaines, dénonçant les injustices de l’armée, les torts du lobby sioniste et la nature autodestructrice de l’oligarchie américaine. Un homme qui parle si franchement ne peut pas être mauvais.

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Un entretien de Breitbart avec Patrick Moore, fondateur de Greenpeace


Par Robert Kraychik − 7 au 21 mars 2019 − Source Breitbart.com

Session de rattrapage : parce que l'idée écologique a aussi son histoire et ses dérives, nous avons assuré la traduction d'un entretien qui s'est déroulé le 6 mars dernier entre les membres de la rédaction de Breibart.com et Patrick Moore, co-fondateur de Greenpeace en 1971.
Cet entretien, initialement découpé en trois parties, porte évidemment sur des questions d'écologie.

On lira avec intérêt le point de vue de Moore, rien moins qu'orthodoxe comme scientifique, et surtout ses remarques désabusées sur ce qui a constitué, après noyautage de l'organisation par des malthusiens, un passage de l'écologie à l'écologisme, c'est-à-dire une idéologie punitive aux intérêts mal compris, au tournant de 1986.

Le 7 Mars 2019 – Source Breitbart.com

Dans un entretien accordé mercredi [6 mars] au Breitbart News Tonight de SiriusXM, Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace et ancien président de Greenpeace Canada, a décrit l’idéologie des « éco-fascistes » contemporains comme étant « contre l’humanité ». Il a également déploré le remplacement de l’ancienne pensée « humanitaire » de Greenpeace par une philosophie qui fait de l’humanité « l’ennemi de la nature ».

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Les manifestations violentes à Hong Kong atteignent leur dernier stade


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − 14 août 2019

Les émeutes à Hong Kong sont sur le point de se terminer.

Les manifestations, qui avaient débuté en juin, étaient dirigées contre une loi qui aurait permis l’extradition des criminels vers Taiwan, Macao et la Chine continentale. La loi a été retirée et les grandes manifestations se sont tues depuis. Il ne reste que quelques milliers d’étudiants qui, comme conseillé dans un éditorial du New York Times, cherchent intentionnellement à provoquer la police par une « violence marginale » :

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Grèce. La chasse aux jeunes rebelles est ouverte.


Par Yannis Youlountas – Le 31 juillet 2019 – Facebook

police grecque

Le nouveau gouvernement est en train de mettre en place une offensive sans précédent contre le mouvement libertaire et autogestionnaire, devenu gênant et réputé au fil des années.

Le premier ministre fraichement élu et chef de la droite, Kyriakos Mitsotakis, a promis de « nettoyer Exarcheia » durant l’été et d’ « en finir avec Rouvikonas ». Au-delà du célèbre quartier libertaire et de l’insaisissable groupe anarchiste, c’est toute la nébuleuse révolutionnaire et le réseau squat qui sont visés, au moyen de divers outils et procédés répressifs.

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L’affaire Epstein…


…une rare occasion de se concentrer « sur la nature dépravée de l’élite américaine »


Par Michael Krieger − Le 25 juillet 2019 − Source Russia Insider

Extrait de l’article du New York Magazine « Who Was Jeffrey Epstein Calling ? » :

Peut-être, enfin, un violeur en série et pédophile pourrait-il être traduit en justice, plus de douze ans après sa première inculpation pour avoir brutalisé d'innombrables filles et femmes. Mais ce qui ne changera pas, c’est ceci : le cloaque des élites, dont beaucoup à New York, qui ont permis à Jeffrey Epstein de prospérer en toute impunité.

Pendant des décennies, d’importantes personnalités «sérieuses» et influentes ont assisté aux dîners d’Epstein, sont montées dans son jet privé et ont renforcé la fiction qu’il était une sorte de milliardaire génial des hedge-funds. Comment pouvons-nous expliquer pourquoi ils ont détourné le regard, ou ont flatté Epstein, alors même qu'ils avaient probablement remarqué qu'il était souvent en compagnie d'un harem de jeunes filles ? Facile : ils ont obtenu quelque chose en échange, que ce soit un tour gratuit à bord de son «Lolita Express» aérien, une autre forme de largesses monétaires, une entrée dans les extravagantes soirées de célébrités qu’il a organisées dans son hôtel, ou peut-être et de manière ignoble, une livre ou deux de chair fraîche féminine.

Un repas chaleureux avec Jeffrey Epstein, Alan Dershowitz et Larry Summers. Voilà votre soi-disant « élite » américaine.

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Epstein avec Robert Trivers, Alan Dershowitz, et Larry Summers à Harvard en 2004 – Photo Rick Friedman/Polaris

Une évaluation honnête de l’état actuel de la politique, et de la société américaines en général, laisse peu de place à l’optimisme quant à la capacité du public à diagnostiquer avec précision, et encore moins à aborder, nos problèmes fondamentaux à la racine. Une des principales raisons de cet état de fait réside dans la facilité avec laquelle le public américain est divisé contre lui-même, et conquis.

Bien que certains problèmes puissent faire l’objet d’un consensus, nous ne concentrons tout simplement pas notre énergie collective sur eux et ne créons pas les mouvements de masse nécessaires pour les résoudre. Des éléments tels que la corruption bipartite systémique, l’institutionnalisation d’un système de justice à deux niveaux, dans lequel les riches et les puissants sont au-dessus de la loi, une économie en lambeaux qui oblige les deux parents à travailler, parvenant à peine à joindre les deux bouts, et un complexe militaro-industriel gavé par les profits des agressions impériale, et non pas par la défense nationale, comme prétendu. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux problèmes qui devraient facilement nous unir contre une structure de pouvoir fortement retranchée, mais cela ne se produit pas. Du moins pas encore.

Nous nous trouvons actuellement à un point d’inflexion unique dans l’histoire américaine. Bien que je partage l’avis de Charles Hugh Smith selon lequel «nos élites dirigeantes n’ont aucune idée de la mesure dans laquelle nous voulons les voir tous en prison», nous n’avons pas encore atteint le point où le grand public est prêt à agir. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela, mais le principal obstacle est la facilité avec laquelle les citoyens sont divisés et conquis. Les médias, largement contrôlés par les milliardaires et leurs sociétés, sont fortement incités à maintenir le public divisé contre lui-même sur des questions insignifiantes, ou au mieux, sur des problèmes réels qui ne sont que des symptômes du pillage bipartisan par les élites.

L’important, du point de vue des ploutocrates, est de s’assurer que le public ne regarde jamais derrière lui et ne voit pas la racine des problèmes de la société. Ce ne sont ni Trump, ni Obama, ni les partis républicain ou démocrate. Ces individus et ces gangs politiques ne sont que des instruments utiles au pillage élitiste. Ils aident à rassembler la populace dans de confortables petites réserves tribales, ce qui aboutit à des querelles télévisées, tandis que les véritables forces du pouvoir poursuivent leurs activités de pillage de la société dans les coulisses.

Vous êtes encouragés à vous identifier à l’équipe républicaine ou à l’équipe démocrate, mais vous ne vous associez jamais d’une seule voix contre un attelage bipartite de puissants acteurs dépravés, corrompus et irresponsables qui façonnent la société de haut en bas. Tandis que le citoyen moyen, qui vit entre deux chèques d’une semaine sur l’autre, participe à un combat biblique entre le Bien et le Mal en soutenant une équipe rouge ou bleue, les manipulateurs et les puissants au sommet restent au-delà de ce théâtre plébéien – bien qu’ils l’encouragent certainement. Ces personnes ne connaissent qu’une seule équipe – l’équipe verte. Et leur équipe continue à gagner, au fait.

Michael Krieger @ LibertyBlitz
 
C’est triste et ahurissant de voir à quel point il est facile de diviser et de conquérir le public américain. Manipuler les masses dans ce pays est trivial. Les prochaines années ne seront pas jolies.
14h48 - 18 juillet 2019

Michael Krieger @ LibertyBlitz 18 juil. 2019
Répondre à @LibertyBlitz

La seule chose que vous puissiez faire pour le moment est d’essayer d’être plus conscient de votre propre comportement, à mesure que les autres deviennent moins conscients. C’est difficile parce que nous sommes bombardés de stimulus sans fin pour nous rendre agressifs et hostiles les uns aux autres. Je ferai de mon mieux.
Michael Krieger @ LibertyBlitz 3:23h - 18 juillet 2019

C’est extrêmement difficile. Même si je suis tout à fait au courant de ce qui se passe et de la façon dont nous sommes manipulés, j’ai personnellement toujours du mal à ne pas tomber dans le tourbillon de l’hostilité des citoyens. C’est partout, essayant constamment de vous priver de votre énergie.

Lorsque je survole les nouvelles, presque tous les jours, je constate une amplification constante des sujets clivants par les médias, les experts de service et même de nombreux médias alternatifs. Je vois de plus en plus de gens encouragés à diaboliser et à déshumaniser leurs concitoyens. Quiconque a voté pour Trump est automatiquement un nazi, de même que celui qui soutient Sanders est un communiste anti-américain. La réalité est que ni l’une ni l’autre de ces choses n’est vraie, alors pourquoi les gens sont-ils si prompts à les dire ?

Pourquoi la plus grande partie de la colère de ce pays est-elle dirigée contre d’autres Américains impuissants, au lieu de s’adresser à la structure de pouvoir qui entretient et continue de défendre le statu quo actuel dépravé ? Je ne vois aucun avantage à encourager activement l’un des côtés de la discussion politique et à déshumaniser l’autre, et je suggère que nous cessions consciemment de nous engager dans un tel comportement. Absolument rien de bon ne peut en sortir.

C’est en partie la raison pour laquelle j’ai été tellement affecté par l’affaire Jeffrey Epstein. Pour une fois, cela nous permet de concentrer notre énergie sur la nature dépravée de la soi-disant «élite» américaine, plutôt que de nous battre les uns contre les autres. Combien de supporters de Trump ou Sanders, au hasard, connaissez-vous qui molestent systématiquement les enfants et les vendent ensuite à leurs amis riches et puissants à des fins de chantage ?

L’affaire Epstein met en lumière à quel point les plus hauts échelons de la société américaine sont devenus pervers et sociopathes. C’est exactement ce qui se produit lorsque vous ne réussissez pas à mettre derrière les barreaux des super-prédateurs riches et puissants. Ils deviennent plus effrontés, ils deviennent plus déments et, finalement, ils détruisent le tissu même qui maintient la cohésion de la société. Nous sommes en fait gouvernés par des  monstres.

Malheureusement, par notre myopie, en nous battant entre nous et en choisissant la méthode la plus facile de frapper vers le bas plutôt que vers le haut, nous permettons à de tels crétins de continuer à violer et à piller ce qui reste de notre civilisation.

Si nous pouvions vraiment aller au fond des choses pour savoir ce que Epstein a fait exactement, je suppose que cela aurait le potentiel de focaliser le grand public – au-delà de quelques secondes – sur la vraie nature de ce qui se passe réellement et de ce qui fait bouger le monde. Des révélations de cette nature pourraient fournir le point de basculement proverbial dont nous avons désespérément besoin, mais c’est aussi la raison pour laquelle nous avons peu de chances de connaître toute l’histoire. Il y a tout simplement trop de choses en jeu pour ceux qui tirent les ficelles.

Michael Krieger

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

 

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