Par Alastair Crooke – Le 5 février 2025 – Conflicts Forum
Après « Epstein« , rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs d’après-guerre du genre « plus jamais ça » – reflétant le désir de mettre fin aux guerres sanglantes et celui, plus généralisé, d’une société « plus juste« ; ni l’économie bipolaire engendrant des disparités extrêmes de richesse ; ni la confiance, après la vénalité exposée, les institutions pourries et les perversions dont les dossiers Epstein ont montré qu’elles étaient endémiques parmi certaines des élites occidentales.
Comment parler de « valeurs » dans ce contexte ?
À Davos, Mark Carney a clairement indiqué que « l’ordre fondé sur des règles » n’était qu’une grossière façade Potemkine qui était parfaitement reconnue comme étant fausse mais pourtant maintenue. Pourquoi ? Tout simplement parce que la tromperie était utile. L’ »exigence » était due à la nécessité de cacher l’effondrement du système tombant dans un nihilisme radical et anti-valeurs. C’est pour cacher la réalité que les cercles d’élite – autour d’Epstein – opèrent au-delà des limites morales, juridiques ou humaines, pour décider entre la paix et la guerre, sur la base de leurs appétits de base.
Les élites ont compris qu’une fois que l’amoralité complète des dirigeants serait connue par les hoi polloi, l’Occident perdrait la structure morale qui ancre précisément une vie ordonnée. Si l’Establishment est connu pour éviter la moralité, pourquoi le tout-venant devrait-il se comporter différemment ? Le cynisme tomberait en cascade. Qu’est-ce qui alors maintiendrait une nation unie ?
Eh bien seulement le totalitarisme, très probablement.



Les récents commentaires d’un haut responsable du géant pharmaceutique Pfizer mettent en évidence la manière dont l’entreprise cherche à faire de la Covid-19 un pilier durable de son modèle économique, notamment en augmentant considérablement les prix de ce qui pourrait devenir des rappels annuels, ainsi que les effets possibles d’une troisième dose.
Par
L’opinion quasi universelle exprimée ces jours-ci est que la crise économique de ces dernières années marque la fin du capitalisme. Le capitalisme aurait échoué, s’étant avéré incapable de résoudre les problèmes économiques, et ainsi l’humanité n’a pas d’alternative, si elle veut survivre, que de faire la transition vers une économie planifiée, vers le socialisme.
À l’époque, le fonds spéculatif long terme/court terme que je cogérais faisait partie d’un plus grand fonds de gestion d’actifs uniquement à long terme. Leur plus grande stratégie était un fonds de capitalisation de moyenne importance (mid cap $2 à $10 Mds) du marché américain, qui était bien doté en personnel, avec un groupe d’analystes et de chefs de projet très pointus. Mais la société avait également une valeur de 4 Mds de dollars US et la stratégie pour les gros fonds de capitalisation était gérée par au moins deux personnes – le co-fondateur en tant que chef de projet, plus un poste d’analyste qui était une sorte de siège éjectable… les candidats venaient et étaient continuellement éjectés de ce siège.