L’Ukraine était censée empêcher la Russie d’approfondir ses liens énergétiques avec l’Allemagne ; cela n’a pas fonctionné
Par Pepe Escobar − Le 8 juin 2020 − Source Asia Times

Il était une fois au Pipelinistan, les histoires de malheurs étaient la norme. Des rêves brisés jonchaient l’échiquier – de l’IPI [projet de gazoduc Iran-Pakistan-Inde], contre le TAPI [projet de gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde] dans le royaume de l’AfPak [théâtre d’opérations Afghanistan-Pakistan] à l’opéra Nabucco en Europe.
Par 
Les États-Unis ont encouragé le déploiement d’armes nucléaires américaines sur le sol polonais dans le cadre de l’accord de «partage nucléaire» de l’OTAN. Une telle décision ne ferait qu’augmenter les chances d’une guerre qu’un tel déploiement cherche à dissuader.
Le gouvernement fédéral allemand et les médias grand public sont engagés dans la lutte pour réparer les dommages causés par un 
George Soros, milliardaire philanthrope, et financier des infâmes révolutions de couleur, a récemment développé sa vision quant aux relations internationales dans le contexte de guerre mondiale contre le coronavirus, dans le cadre d’une interview accordée au journal britannique The Independent. Sa conclusion, quelque peut inattendue, est que l’arbitrage récent établi par la cour constitutionnelle allemande, opposé à l’achat d’obligations nationales par la banque centrale européenne constitue une « menace existentielle » pour l’Union européenne, et donc à sa « précieuse » vision d’une « société ouverte ». Une menace plus grande que celles supposément posées par le COVID, par Trump, par la Chine, sur lesquels il ne s’était précédemment pas privé de se montrer alarmiste.
Il y a 75 ans, l’Allemagne s’est rendue aux forces alliées, mettant ainsi fin aux ravages de la Seconde Guerre mondiale.
Peu importent mes efforts pour creuser la tombe politique de la chancelière allemande Angela Merkel, elle s’avère plus apte à rester en vie qu’un cafard dans un tas de bois. Et le récent combat entre les membres de l’Union européenne au sujet des «Coronabonds» [Obligations européennes mutualisant les dettes des membres de l’UE] lui a encore donné une occasion pour échapper à son élimination politique.
