Par Alastair Crooke – Le 28 mai 2026 – Source Conflicts Forum
Apparemment, chaque jour apporte de nouvelles déclarations haletantes disant qu’un « accord » américano-iranien est presque signé. Comme c’est souvent le cas, les médiateurs (pakistanais et qataris) espèrent manipuler les deux parties en disant à l’une que l’autre est proche de donner son accord alors qu’elle ne l’est pas, surtout à cause d’une atmosphère de méfiance totale entre les deux. De cette manière, les médiateurs espèrent faire avancer les choses vers un accord final. C’est une tactique familière, mais qui entraîne assez souvent de la confusion et de la méfiance plutôt que le règlement tant attendu.
Le « plan« , à ce stade, ne comporte que deux piliers centraux : la « réouverture » du détroit d’Ormuz par l’Iran (aux conditions de l’Iran) en échange de la levée du blocus naval américain et, à une date ultérieure, le problème de la dilution de l’uranium enrichi à 60% de l’Iran serait abordée en échange de la fin des sanctions.
Dire que le diable est dans les détails serait l’euphémisme de l’année. L’Iran comprend que les déclarations tonitruantes de Trump annonçant un « accord imminent » sont premièrement destinées à maintenir le marché boursier américain en hausse et les contrats à terme sur le pétrole bien en dessous du prix de livraison du pétrole physique. Et, deuxièmement, elle sont faites pour obscurcir le fait que Trump cherche un moyen plausible de mettre fin à la guerre en concluant un accord rapide et incomplet qui, selon toute vraisemblance, se ferait en grande partie aux conditions de l’Iran.
Toutes les autres questions – y compris les détails cruciaux concernant un accord sur le nucléaire – seraient reportées.
Par Arnaud Bertrand – Le 21 mai 2026 – Source :
Les récits dans la diplomatie internationale sont mieux compris en suivant un processus organique, car les variables dans une situation donnée se jouent dans la plénitude du temps jusqu’à ce qu’une « nouvelle normalité » atteigne la masse critique. Sinon, ils risquent d’être de faux récits.
Alors que des missiles, des bombes et des drones survolent le golfe Persique, les perspectives d’une guerre encore plus dévastatrice dans le Pacifique se renforcent. La désescalade de la nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine doit maintenant devenir la priorité absolue du monde. À cette fin, il est essentiel de faire exploser un mythe puissant qui rend la guerre plus probable : l’idée que la Chine a frayé son chemin vers la prospérité en trichant.
Dans une énième escalade des tensions commerciales dans le monde, l’UE se prépare à introduire des règles nettement plus strictes sur les investissements chinois dans le bloc. Dans le cadre actuel de 2019, les États membres jouissent d’une grande latitude dans la manière dont ils filtrent les investissements directs étrangers. Mais une nouvelle loi – approuvé par le Parlement européen en mai 2025 – rendrait désormais obligatoire le filtrage dans un éventail de secteurs stratégiques, notamment les médias, les matières premières critiques, les transports, l’énergie, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes. Elle étend également cet examen aux projets entièrement nouveaux – et pas seulement aux acquisitions – et accorde à la Commission plus de pouvoirs pour intervenir dans les litiges ou combler les lacunes. D’ici décembre, la Commission vise à consolider les nouvelles règles, en mettant explicitement l’accent sur la Chine.
En 2018, l’US Naval War College Review 