Phoenix 2.0 – Après le Vietnam, c’est le tour de l’Afghanistan


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 24 octobre 2017

La semaine dernière, le nouveau chef de la CIA, Mike Pompeo, a émis en public la menace de faire de la CIA une « agence beaucoup plus féroce ». Son premier pas dans cette direction a été de libérer les gangs de tueurs parrainés par la CIA contre le peuple afghan.
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Indépendances et auto-déterminations


Des armes pour renforcer l’Empire ou d’authentiques libérations nationales ?


Par James Petras – Le 19 octobre 2017 – Source Unz Review

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des conflits mondiaux ont consisté en des luttes pour l’indépendance contre les régimes coloniaux / impériaux occidentaux et japonais.

À la suite de la décolonisation officielle, un nouveau type de domination impériale a été imposé, les régimes néo-coloniaux, dans lesquels les États-Unis et leurs alliés européens imposaient des dirigeants vassaux agissant comme des proxys pour l’exploitation économique du pays. Avec la montée de la domination mondiale unipolaire des États-Unis, à la suite de la disparition de l’URSS (1990), l’Occident a établi son hégémonie sur les États d’Europe de l’Est. Certains ont été sujets à la fragmentation et ont été subdivisés en de nouveaux micro-États, dominés par l’OTAN.

La mis en place d’un empire unipolaire a déclenché une série de guerres et de conflits ethniques au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, dans les Balkans, les pays baltes, en Afrique du Nord, en Asie et en Europe occidentale, provoquant des nettoyages ethniques et une crise des réfugiés de grande ampleur. L’éclatement des États-nations s’est répandu dans le monde alors que la rhétorique et la politique de « l’autodétermination » remplaçaient celles de la lutte des classes en tant que phare de la justice sociale et de la liberté politique.

Les principaux moteurs de la construction de l’empire ont adopté la tactique de diviser les adversaires pour mieux les conquérir, sous le prétexte libéral de promouvoir « l’autodétermination », sans préciser qui et quoi l’« auto » représentait et qui en bénéficiait réellement.

Les identités sectorielles, régionales, culturelles et ethniques ont servi à polariser les luttes. Par réaction, les régimes « centraux » se sont battus pour conserver « l’unité nationale » afin de réprimer les révoltes régionales.

Le but de cet article est d’analyser et de discuter les forces nationales et internationales se cachant derrière le slogan de « l’autodétermination » et ses conséquences internationales et régionales.

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La CIA, 70 ans de crime organisé


Une interview de Douglas Valentine par Lars Schall – Le 22 septembre 2017 – Source Counterpunch

Un avion de la CIA s’écrase au Yucatan avec 3,7 tonnes de cocaïne à bord

Lars Schall : – Il y a 70 ans, le 18 septembre 1947, la Loi sur la sécurité nationale a créé la CIA. Douglas, vous dites que la CIA est « la branche du crime organisé du gouvernement étasunien ». Pourquoi donc ?

Douglas Valentine : – Tout ce que fait la CIA est illégal, c’est pourquoi le gouvernement lui fournit la protection du secret total. Alors que les gardiens du mythe que sont les médias présentent les États-Unis comme un bastion de paix et de démocratie, les agents de la CIA gèrent des organisations criminelles dans le monde entier. Par exemple, la CIA a engagé l’un des principaux trafiquants étasuniens, dans les années 1950 et 1960, dont le nom est Santo Trafficante, pour assassiner Fidel Castro. En échange, la CIA a permis à Trafficante d’importer des tonnes de stupéfiants aux États-Unis. La CIA créé des entreprises d’armement, de fret et de financement pour aider les organisations criminelles qui trafiquent la drogue à faire le sale boulot. L’argent de la mafia se mélange à l’argent de la CIA dans des banques offshore, au point que les deux deviennent indiscernables.

Mais le trafic de drogue n’est qu’un exemple.

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Démasqué : la doctrine Trump promet un carnage au nouvel axe du mal

Trump, ONU, Discours, Corée du Nord,


La Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela sont les cibles d’une guerre « compassionnelle » de l’Amérique contre une « minorité malveillante ». C’est presque comme si Washington redoutait la perte de son hégémonie.


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 20 septembre 2017 – Source Asia Times via entelekheia

Ce n’était pas un « discours profondément philosophique ». Et à peine une démonstration de « réalisme fondé sur des principes » – comme l’a raconté la Maison-Blanche. Le discours du président Trump à l’ONU a été un « carnage américain », pour reprendre une phrase du rédacteur nativiste du discours, Stephen Miller.

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Le président syrien dénonce un problème dans la politique étrangère étasunienne dont personne ne veut parler


Par Darius Shahtahmasebi – Le 14 septembre 2017 – Source Anti Media

Dans un entretien avec Russia Today en 2015, le président syrien Bachar al-Assad a prononcé peut-être une de ses déclarations les plus intéressantes depuis le début du conflit syrien en 2011. Assad a déclaré :

« La propagande occidentale a, dès le début, prétendu que la cause du problème était le président. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent faire croire que tous les problèmes de la Syrie sont dus à un individu ; et par conséquent la réaction naturelle pour beaucoup de gens est que, si le problème est cet individu, il ne devrait pas être plus important que la patrie. Donc laissez cette personne partir et les choses vont aller bien. C’est ainsi qu’ils simplifient les choses en Occident. »

Puis il a ajouté :

« Regardez ce qui s’est passé dans les médias occidentaux depuis le coup d’État en Ukraine. Qu’est-il arrivé ? Le président Poutine est passé du statut d’ami de l’Occident à celui d’ennemi et, encore une fois, il a été qualifié de tsar… Telle est la propagande occidentale. Ils disent que si le président s’en allait, les choses s’amélioreraient. »

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La journée des généraux : Sortir vainqueur de l’Armageddon


Par Phil Butler – Le 15 septembre 2017 – Source New Eastern Outlook

Dans une pièce, quelque part au fond du Pentagone, des généraux et des amiraux se sont récemment réunis afin de préparer une évaluation pour le Comité des services armés du Sénat des États-Unis. Étaient présents le général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée américaine, le chef des opérations navales, l’amiral John Richardson, le commandant général de la Marine Robert Neller et le chef d’état-major de l’armée de l’air, David L. Goldfein. Il ne fait aucun doute que le général de marine, Joseph Dunford, a assisté à une telle réunion, en tant que président du Joint Chiefs of Staff. L’ordre du jour de cette réunion était aussi grave qu’une attaque cardiaque : les militaires étasuniens les plus brillants et les plus puissants se réunissaient pour discuter de l’Armageddon.

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Vladimir Poutine et la nouvelle « politique du rayon de soleil » à la rescousse de la Corée


Par Phil Butler – Le 10 septembre 2017 – Source New Eastern Outlook

Depuis le Forum économique asiatique à Vladivostok, le président russe Vladimir Poutine a affirmé que « la Corée du Nord mangera de l’herbe avant de renoncer aux armes nucléaires ». La simple vérité et la logique de la déclaration a fait clairement comprendre à la plupart des personnes sensées que les sanctions et les bruits de botte servent à exaspérer et à séparer les nations. Mais le pragmatisme de M. Poutine soulève la question : « Que veut la Corée du Nord ? » Continuer la lecture

Révélation : le Pentagone est en train de dépenser jusqu’à 2,2 milliards de dollars…


… pour armer les rebelles syriens avec des armes de l’époque soviétique


Par Ivan Angelovski et Lawrence Marzouk – Le 12 septembre 2017 – Source OCCRP

Le Pentagone s’est appuyé sur une armée de sous-traitants et sous-sous-traitants, des géants de l’armement, jusqu’à des entreprises liées au crime organisé, pour fournir jusqu’à 2,2 milliards de dollars d’armes et de munitions de style soviétique aux rebelles syriens qui combattent une guerre contre État islamique (EI).

Les usines d’armements dans les Balkans et en Europe de l’Est, travaillant déjà à pleine capacité pour alimenter la guerre en Syrie, ne sont pas en mesure de répondre à la demande. Du coup, le ministère américain de la Défense (DoD) s’est tourné vers de nouveaux fournisseurs comme le Kazakhstan, la Géorgie et l’Ukraine pour obtenir des munitions supplémentaires tout en assouplissant les normes sur le matériel qu’il accepte, selon une enquête du Balkan Investigative Reporting Network (BIRN) et du Centre d’information sur le crime organisé et de la corruption (OCCRP).

Les journalistes ont reconstitué la complexe ligne d’approvisionnement que le Pentagone utilise pour la Syrie en réunissant des contrats d’approvisionnement, des données de suivi des navires, des rapports officiels, des courriels fuités et des entretiens avec des initiés. Ce programme est distinct de celui de la CIA, maintenant interrompu, pour armer les rebelles qui se battent contre le président syrien Bachar Al-Assad.

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Les États-Unis lancent une cyber-guerre sous couvert d’«activisme»


Par Joseph Thomas – Le 20 aout 2017 – Source New Eastern Outlook

Les menaces de cyber-terrorisme tiennent le devant de la scène politique états-unienne avec les craintes de « pirates russes » pouvant tout perturber, des élections aux réseaux électriques. Et pourtant, alors que les décideurs américains brandissent ces menaces de cyber-terrorisme pour promouvoir une liste déjà longue et encore croissante de contre-mesures et de prétextes pour envenimer le conflit avec Moscou, ils financent simultanément un véritable cyber-terrorisme à l’échelle mondiale.

Le pire est que tout cela est fait sous le couvert de « l’activisme ».

Le Carnegie Endowment for International Peace a récemment publié un article intitulé Le cyber activisme est en pleine expansion en Thaïlande.

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Venezuela : comment NE PAS donner une information


Par Ángeles Diez Rodríguez – Le 19 août 2017 – Source Defend Democracy Press

Le 30 juillet s’est produit un évènement politique d’une portée historique considérable : un peuple internationalement assailli à l’extérieur et soumis à la violence paramilitaire à l’intérieur, est descendu dans la rue pour exprimer son double rejet de l’ingérence internationale et des aspirations des élites locales à reprendre le pouvoir. Continuer la lecture