Par Alastair Crooke – Le 25 septembre 2026 – Source Conflicts Forum
AnsarAllalah bénéficie de nombreux avantages, peu visibles, dans son conflit contre le « riche » et occidentalisé Royaume saoudien. C’est une guerre qui a récemment été ravivée par la rupture, par l’Arabie saoudite, d’une trêve conclue en 2022. La trêve a été rompue lorsque l’Arabie Saoudite a bombardé l’aéroport international de Sanaa, en juillet 2026, pour empêcher un avion civil iranien d’atterrir.
L’Arabie saoudite a déclaré que Trump avait explicitement approuvé la frappe de l’aéroport – offrant à AnsarAllah l’opportunité de mettre la trêve de côté et de reprendre la guerre.
AnsarAllah a répondu au bombardement saoudien par une attaque éclair qui lui a permis de s’emparer de la côte ouest du Yémen (environ 5 400 km carrés pris en 11 jours), les principaux ports et les principales îles stratégiques de la mer Rouge. Leurs actions et leur stratégie étaient bien planifiées et fondées sur une compréhension et une expérience approfondies de la géographie et de la composition sociétale uniques de la péninsule.
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Une étude de MintPress sur la couverture par les principaux médias américains du blocus de la mer Rouge au Yémen a révélé un parti pris écrasant de la presse, qui a présenté l’événement comme un acte terroriste agressif et hostile d’Ansar Allah (alias les Houthis), présenté comme un pion du gouvernement iranien. Tout en mettant constamment en avant des arguments en faveur de la guerre, les États-Unis sont dépeints comme un acteur neutre et de bonne foi qui serait « entraîné » dans un nouveau conflit au Moyen-Orient contre sa volonté.
Après avoir affirmé sa « solidarité » avec le régime du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la suite de l’attentat du 7 octobre, l’Inde s’est ensuite éloigné sans cérémonie de l’axe américano-israélien, qui servait de phare à la politique de Delhi au Moyen Orient au cours des dernières années.