À coup de drones, mines et missiles. La guerre navale britannique contre la Russie en Ukraine


Par Moon of Alabama – Le 22 février 2025

Depuis au moins 2014, le Royaume-Uni est un acteur majeur de la guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie. Pendant la phase chaude de la guerre, il a dirigé une campagne de drones et de missiles en mer Noire. Il est probablement responsable des attaques actuelles contre les transports maritimes liés à la Russie. Ce pays est en train de développer de nouveaux drones navals en vue de nouvelles attaques contre la Russie.

La Grande-Bretagne a lancé et mené des campagnes massives de relations publiques en accusant la Russie d’être à l’origine de divers attentats qui, en fait, n’ont jamais eu lieu. Il suffit de penser à l’affaire Skripal, au dossier Steele du MI6 utilisé pour lancer le Russiagate et à d’autres opérations lancées dans par Integrity Initiative,  gérée par l’Institute of Statecraft du gouvernement britannique.

Ce sont les Britanniques qui, pendant la guerre en Ukraine, ont dirigé le réseau d’attaque de la mer Noire (BSAN) pour repousser la flotte russe hors de Sébastopol, en Crimée. Des missiles britanniques Storm Shadow ont été tirés contre plusieurs navires. Des drones maritimes, fabriqués en Grande-Bretagne et dirigés par les services de renseignements britanniques, ont attaqué des transports russes ainsi que le pont de Kertch.

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La Pravda Américaine : « S’il devait m’arriver quelque chose… »


Par Ron Unz − Le 27 janvier 2025 − Source Unz review

Les élections ne sont pas sans conséquence, et le remarquable retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a déjà produit un déluge de retournements majeurs dans toute une gamme de domaines politiques. Les journaux du week-end passé ont révélé que ces retournements comprennent désormais le débat sur les origines de la Covid-19, qui avait très largement disparu des gros titres depuis un ou deux ans.

John Radcliffe, le nouveau directeur de la CIA, était de longue date tenant de l’hypothèse de la fuite hors d’un laboratoire. Il affirmait que le virus était sorti par accident du laboratoire chinois de Wuhan, et sous l’influence du Secrétaire d’État Mike Pompeo, Trump en personne avait adopté la même position en 2020. Selon des articles parus dans le New York Times et le Wall Street Journal, la CIA a pratiqué un retournement sur sa position, et déclaré qu’elle est favorable à cette théorie. Bien que ce changement ne soit fondé sur aucune nouvelle preuve, et n’ait été exprimé qu’« avec un faible niveau de confiance, » des faucons anti-chinois comme le sénateur Tom Cotton se sont empressés de se saisir de cette annonce pour exiger que « la Chine paye pour avoir déclenché un fléau sur le monde. »

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L’Étrange défaite: Réalité et réalisme


Par Aurelien − Le 10 decembre 2024 − Source Aurelien 2022

J’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur le manque de réalisme avec laquelle l’Occident aborde habituellement la crise qui perdure en Ukraine et dans ses environs, et sur la dissociation quasi maladive du monde réel qu’il affiche dans ses paroles et ses actes. Pourtant, alors que la situation se détériore et que les forces russes avancent partout, rien ne montre que l’Occident se base davantage sur la réalité dans sa compréhension, et il est fort probable qu’il n’apprendra rien et continuera à vivre dans sa construction alternative de la réalité jusqu’à ce qu’il soit expulsé par la force.

Il est vrai que certains penseurs avant-gardistes audacieux en Occident commencent à s’interroger sur la nécessité de négociations, même si elles se feraient aux conditions de l’Occident. Ils commencent à accepter que peut-être une partie du territoire ukrainien de 1991 devra être considérée comme perdue, ne serait-ce qu’à court terme. Peut-être, se demandent-ils, une zone démilitarisée de style coréen sera-t-elle mise en place, garantie par des troupes neutres, jusqu’à ce que l’Ukraine puisse être reconstruite pour reprendre l’offensive. Et puis ils regardent la carte des avancées russes, et ils regardent la taille et la puissance des deux armées, et ils regardent la taille et l’état de préparation des forces de l’OTAN et ils sombrent dans le désespoir.

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En guerre contre la Russie, les États-Unis perdraient


Par Mike Whitney – Le 27 novembre 2024 – Source Unz Review

Je ne cesse d’être étonné par la croyance omniprésente que l’armée américaine est supérieure à toute autre sur la planète. Sur quelle base cette foi est-elle fondée ? Les États-Unis ne se sont pas engagés dans une véritable guerre depuis la Corée. Personne dans l’armée américaine n’a d’expérience des conflits de haute intensité. Will Schryver, analyste militaire

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Si les États-Unis lançaient une frappe nucléaire de “décapitation” sur la Russie, tuant le président Poutine et ses généraux, la Russie dispose d’un système de secours en place qui riposterait automatiquement. Le système « main morte » est conçu pour collecter des données à partir de capteurs dispersés à travers la Russie sur les radiations, la chaleur et l’activité sismique confirmant une frappe nucléaire. Si le système ne reçoit pas d’instructions du Centre de commandement de Moscou dans une période de temps donnée, le système lancera de manière autonome 4 000 missiles balistiques intercontinentaux tactiques et stratégiques sur les États-Unis, assurant la destruction complète du pays et l’incinération de centaines de millions d’Américains. Le message de Moscou est simple : « Même si une frappe préventive élimine nos dirigeants, notre « main morte » vous tuera tous. » Main Morte, Planète Rapport

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Il n’y a plus de « guerres faciles » à mener mais ne vous méprenez pas sur le désir d’un avoir une


Par Alastair Crooke – Le 15 novembre 2024 – Source Unz Review

Les Israéliens, dans leur ensemble, affichent l’assurance plein d’optimisme qu’ils pourront exploiter Trump, sinon pour l’annexion complète des Territoires occupés (Trump dans son premier mandat n’a pas soutenu une telle annexion), mais plutôt pour le piéger et l’entrainer dans une guerre contre l’Iran. Beaucoup (même la plupart) des Israéliens sont impatients de faire la guerre à l’Iran et d’agrandir leur territoire (dépourvu d’Arabes). Ils croient au délire que l’Iran « est étendu nu« , incroyablement vulnérable, avant une frappe militaire américaine et israélienne.

Les nominations pour l’équipe de Trump montrent que sa politique étrangère sera mise en place par des partisans féroces d’Israël, pleins d’une hostilité passionnée envers l’Iran. Les médias israéliens parlent d’une « équipe de rêve » pour Netanyahu. C’est vraiment le cas.

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Le dernier pari de Biden : Washington essaie-t-elle de déclencher la troisième Guerre mondiale ?


Par Tarik Cyril Amar – Le 19 novembre 2024 – Source Russia Today

Jamais une journée ennuyeuse : la culture politique américaine est en constante évolution. Actuellement, nous assistons à une compétition magnifiquement « bipartisane » pour savoir qui peut quitter le bureau du président en étant le plus mauvais perdant. Après les élections de 2020, lorsque Donald Trump a été battu et a dû quitter la Maison Blanche pour faire de la place à Joe Biden, Trump et ses partisans n’arrêtaient pas de se plaindre d’avoir été trompés (non, ils ne l’ont pas été). En fin de compte, quoi que vous pensiez de sa signification politique – émeute vulgaire ou tentative de coup d’État à part entière – leur prise d’assaut du Capitole à Washington en janvier 2021 a certainement été qualifiée de crise de colère de proportions historiques. Pensez Boston Tea Party, mais avec des tout-petits très, très fatigués.

Et maintenant, avec Trump de retour en ville – et même le New York Times forcé de reconnaître qu’il n’est pas une aberration mais une “force de transformation” – l’équipe sortante de Biden a trouvé une façon encore plus tumultueuse de jeter ses jouets hors du landau : Alors que les Trumpistes de 2021 sans imagination et confinés à la maison ne pouvaient penser à rien de mieux que de faire une scène très embarrassante à la maison, les Bidenistes de 2024 – en bons internationalistes libéraux qu’ils sont – ont trouvé un moyen de mondialiser leur problème de gestion de la colère. Qu’est-ce qu’une prise d’assaut d’un parlement national comparé au risque de déclencher une Troisième Guerre mondiale?

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L’Iran n’a attaqué Israël que lorsque les États-Unis ont rejeté sa position modérée


Par Moon of Alabama – Le 2 octobre 2024

Hier, un barrage massif de missiles balistiques iraniens a frappé Israël. Cette attaque est intervenue après l’échec de plusieurs mois d’efforts sérieux de l’Iran (vidéo) pour améliorer ses relations avec les États-Unis. Israël a réussi à saboter ces efforts au détriment de son allié américain.

Pour comprendre ce qui s’est passé et, surtout, pourquoi cette attaque a été lancée aujourd’hui, il faut revenir en arrière.

Le 20 mai 2024, Ebrahim Raisi, alors président de l’Iran, est décédé dans un accident d’hélicoptère.

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Le « parti de la guerre » élabore ses plans


Par Patrick Lawrence – Le 18 septembre 2024 – Source UNZReview

La Maison Blanche de Biden et la machine du Parti Démocrate qui vient de faire passer Kamala Harris de la deuxième place du régime à la première place deviennent de plus en plus intéressants chaque semaine, je dois dire. La campagne de Mme Harris a enfin publié, deux mois après que les élites et les financiers du parti ont fait passer sa candidature en dépit de tout semblant de processus démocratique, une plateforme qu’elle appelle A New Way Forward, et j’y reviendrai en temps voulu. Je vais moins m’intéresser aux mots affichés sur un site web qu’à deux développements récents que nous allons examiner ensemble, car personne n’a encore pensé à le faire.

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L’administration Biden se prononce, pour l’instant, contre des frappes à longue portée sur la Russie


Par Moon of Alabama – Le 14 septembre 2024

Il semble que l’administration Biden ait décidé, pour une fois, d’écouter ce que le président russe Poutine avait à dire.

Poutine a mis en garde contre une guerre entre la Russie et l’OTAN si les États-Unis et leurs alliés autorisaient l’Ukraine à utiliser les armes à longue portée qu’ils ont données contre des cibles en Russie. Poutine a affirmé à juste titre que ces armes ne peuvent être programmées et tirées que par du personnel formé dans le pays donateur.

La décision de ne pas autoriser de telles frappes était la bonne chose à faire, mais elle pourrait malheureusement être révisée ultérieurement :

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