Les dix espoirs suscités par la visite de M. Xi Jinping au Pakistan

M.K. Bhadrakumar

M.K. Bhadrakumar

Par M.K Bhadrakumar – Le 22 avril 2015 -– Source India Punchline

Quel que soit le point de vue que l’on adopte, la visite du président chinois M. Xi Jinping ce lundi 20 avril a été un événement extraordinaire. En clair, le Pakistan a su faire de ces accords une véritable mine d’or. En quelques heures, la rumeur a dit que le Pakistan allait se lancer dans des réformes en trompe-l’œil. Renaissance Capital, du haut de son adresse prestigieuse à Londres, l’a dit. Mais la visite de M. Xi n’était pas pas uniquement conduite par des intérêts financiers – même si le moindre geste en faveur d’une nouvelle banque chinoise passe pour un geste éminemment politique. Beijing ne peut pas s’impliquer ainsi. Surtout si chaque geste de la Chine envers le Pakistan affecte une vaste région du monde en Asie du Sud et en Asie centrale (même là où les États-Unis sont ouvertement impliqués comme superpuissance). En résumé, la visite de M. Xi a fait le bonheur de tous les analystes stratégistes. J’ai relevé dix raisons d’espérer. Les voici :

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Le chat, la souris et les systèmes anti-missiles


Le 19 avril 2015 – Source DEBKAfile

DEBKAfile est un site très proche des renseignements militaires israéliens, basé à Jérusalem. Il est spécialisé dans les commentaires et les analyses sur le terrorisme, l’espionnage, la sécurité nationale, militaire et les relations internationales, avec un accent particulier sur le Moyen-Orient [wikipédia]

Poutine avertit Israël : la vente d’armes à l’Ukraine pourrait déclencher la vente de S-300 russes à la Syrie

Radar du S-300

L’avertissement du président russe Vladimir Poutine adressé à Israël contre la vente d’armes à Kiev – en réponse aux missiles de défense aérienne S-300 fournis à l’Iran par la Russie – ajoute une dimension européenne en plaçant Israël directement au cœur du litige qui oppose Moscou aux États-Unis au sujet de l’Ukraine. La menace implicite du dirigeant russe de répliquer en fournissant le même système de lancement de missiles à la Syrie qu’à l’Iran renvoie à un autre litige entre, d’un côté, la Russie et, de l’autre, les États-Unis et Israël, à savoir, le conflit syrien.

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Échecs match Grèce-Allemagne
Gambit Dame Merkel refusé,
le pion Tsipras en c6, défense slave


Par Tyler Durden – le 18 avril 2015 – Source ZeroHedge

Le chevalier blanc des Grecs arrive : Poutine prêt à donner 5 milliards d’euros à Athènes comme avance sur les loyers du gazoduc

Au bord de l’insolvabilité et forcée de piocher dans les retraites et la plupart des autres fonds publics, face à un autre mois de lourds remboursements au FMI qui a invité même la Banque centrale européenne à spéculer, la Grèce pourrait introduire une monnaie parallèle IOU [pour I owe you, une reconnaissance de dette informelle]: un chevalier blanc est sorti de nulle part, qui pourrait lui offrir €5 milliards de trésorerie urgemment nécessaire. Le chevalier blanc n’est autre que Vladimir Poutine. «Ce n’est pas parce que la Grèce est criblée de dettes qu’elle est pieds et poings liés et qu’elle n’a pas de politique étrangère indépendante», avait déclaré Poutine précédemment.

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Poutine : les sanctions vont continuer


Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 17 avril 2015 – Source Russia Insider

Poutine a dit clairement, dans sa séance marathon de questions et réponses, qu’il ne s’attend pas à ce que la Grèce mette son veto au renouvellement des sanctions.

 

 

La « ligne rouge » d’Obama. Euh… soyons clairs, euh, ça va vous coûter… euh, ne vous y trompez pas… euh. Le couple: Je pense pas qu’il prend ça au sérieux!

Poutine a tenu une nouvelle séance marathon de questions et réponses le 16 avril 2015. Parce qu’il y avait moins de problèmes urgents cette fois, la séance avait moins de contenu dramatique que d’autres. Dans un contexte d’amélioration constante de l’économie, Poutine était détendu et confiant. Sur le conflit ukrainien, il n’avait rien de nouveau à dire.

Poutine a cependant soulevé un point dont l’importance a été largement omise. Il a dit clairement qu’il s’attend à ce que les sanctions se prolongent au-delà de cette année. C’est le point de vue officiel du gouvernement russe, dont les projections économiques sont basées sur des sanctions restant en place toute l’année 2015 et au-delà.

Même en tenant compte du fait que Poutine a dit aussi que le conflit en Ukraine est le prétexte des sanctions plutôt que leur cause, cela signifie qu’il n’attend pas que ce conflit prenne fin cette année. Même si le conflit en Ukraine est seulement un prétexte pour les sanctions, il est difficile de voir comment elles pourraient continuer si le prétexte pour les maintenir n’existe plus.

Ce que cela signifie est que la crainte qu’éprouvent encore certaines personnes que la Russie va sacrifier la Novorussie en échange d’une levée des sanctions n’a aucun fondement. Un tel accord n’est clairement pas envisagé ni en préparation. Poutine, en fait, n’a donné aucune indication à propos d’un tel accord pendant la séance de questions et réponses, ni d’ailleurs aucun autre responsable russe.  Au contraire, il a insisté sur la mise en œuvre complète par Kiev des accords de Minsk.

Par ailleurs, les commentaires de Poutine montrent aussi que les Russes n’attendent pas que le nouveau gouvernement grec dirigé par Syriza oppose son veto au renouvellement des sanctions sectorielles de l’Union européenne en juin. Les affirmations sur une sorte d’accord en suspens où la Russie apporterait un soutien financier à la Grèce en échange d’un vote de cette dernière contre les sanctions sont manifestement fausses. Comme c’est une certitude que les sanctions ont été discutées pendant la récente visite à Moscou du Premier ministre grec Tsipras, cela doit signifier que Tsipras a dit à Poutine de ne pas s’attendre à ce que la Grèce mette son veto aux sanctions au moment de leur renouvellement en juin.

Ce que cela signifie est que les attentes (ou les craintes) que certains ont d’un réalignement fondamental des relations de la Grèce avec la Russie et l’Ouest sont également infondées. Je suis sûr que personne d’important à Moscou n’a jamais pensé qu’elles l’étaient.

Je soulève ces points parce qu’il y a eu un excès d’optimisme récemment à propos de la suppression des sanctions. Les commentaires de Poutine montrent que l’optimisme est déplacé. Les résultats économiques du premier trimestre de cette année montrent que leur impact a été de toute façon grossièrement exagéré et que l’économie russe peut prospérer malgré les sanctions.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Un dernier regard sur l’économie réelle avant qu’elle n’implose – Partie 5

Par Brandon Smith – Le 16 avril 2015 – Source www.altmarket.com

Depuis que j’ai commencé à écrire l’analyse pour le mouvement de la liberté il y a plus de huit ans, j’ai toujours dit que nous saurions quand les mondialistes siffleraient la fin de la récréation. Ces criminels le feront en se montrant dans la lumière du jour et en avouant leurs crimes. A ce moment, ils ne craindront plus les répercussions ni que leurs plans soient obstrués.

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Une analyse du Saker sur l’Ukraine: un scénario d’attaque croate ?

The Saker original


Le 16 avril 2014 – Source thesaker.is

Minsk 2.0 est mort, RIP

Il est assez clair que les chances de paix, qui ont toujours été minuscules, empirent tous les jours. Je n’ai personnellement jamais cru que les Accords de paix de Minsk 2 (Minsk 2.0) seraient appliqués par la junte de Kiev et je ne suis pas du tout surpris.  Le plus que la junte pouvait faire était de retirer quelques-unes (et même pas la plus grande partie) de ses armes lourdes puis d’en amener de nouvelles.  Quant aux étapes politiques prévues par Minsk 2.0, elles sont tout simplement inconcevables pour la junte. En fait, même si Porochenko décidait de se conformer à Minsk 2.0 et, disons, de négocier une future Constitution pour l’Ukraine avec les représentants de Novorussie, il serait probablement renversé en 24 heures, pas seulement parce que les fous nazis du genre Iarosh ne l’accepteraient jamais, mais parce, plus important, Oncle Sam ne le tolérerait jamais non plus.

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Kiev:
Iatseniouk sur la touche?


Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 13 avril 2015 – Source Russia Insider

Des rapports circulent depuis deux semaines maintenant, indiquant que la purge qui a commencé avec le limogeage de Kolomoisky va maintenant se poursuivre avec Iatseniouk, le Premier ministre ukrainien, qui pourrait bientôt se faire virer.

Je ne partage pas l’intérêt que certains trouvent à chercher qui est à l’intérieur et qui est à l’extérieur dans le jeu de chaises musicales de l’après-Maidan.

Comme je l’ai affirmé à maintes reprises, même si le mouvement de Maidan est profondément divisé en factions concurrentes, tous ses membres partagent finalement la même idéologie rance qui a mené l’Ukraine à la catastrophe.

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Le rapprochement avec la Russie est très populaire en Grèce


Par Dimitar Bechev – Le 10 avril 2015 – Source : Russia Insider

Outre les préoccupations économiques immédiates, il y a beaucoup de raisons fondamentales pour lesquelles la tentative de Tsipras de ranimer les relations entre la Russie et la Grèce a été largement soutenue en Grèce:

 

  • L’opinion publique en Grèce est favorable à la Russie.
  • Les deux pays ont des liens culturels et historiques importants.
  • Les Grecs, en particulier à gauche, sont notoirement anti-américains.

L’opinion nationale, en Grèce, de la gauche radicale à l’extrême-droite, est largement favorable à la Russie. Selon un sondage de 2014, 52% des Grecs considèrent le leadership russe dans les affaires mondiales comme souhaitable. Et 49% des Grecs désapprouvent l’aide de l’Union européenne à l’Ukraine.

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Les USA ont cinq ans pour mettre la Russie à genoux, sinon ils sortiront de l’Histoire, et ils le savent


Par Alexander Chuikov – Le 9 avril 2015 – Source thesaker.is

Jacques Lacan : le réel ça cogne

Interview d’un ancien analyste russe des services du renseignement extérieur

Dans la banlieue nord de Moscou, sous la protection sûre des Troupes de l’intérieur, se trouve discrètement un ancien Institut secret du Service russe du renseignement extérieur (SVR). Aujourd’hui, au-dessus de la porte d’entrée, on peut lire, écrit en lettres d’or : Institut russe d’études stratégiques. Mais le nom pacifique ne saurait tromper celui qui est au courant que plus de deux cents employés sont en train de forger ici le bouclier analytique de la patrie.

Lieutenant-général Leonid Rechetnikov

Y aura-t-il une nouvelle guerre dans le Sud-Est de l’Ukraine ? Qui est derrière le président des États-Unis ? Pourquoi nombre de nos responsables peuvent-ils être appelés agents idéologiques d’influence? En pesant chacun de ses mot, comme d’habitude, le directeur de l’Institut, le lieutenant-général à la retraite Leonid Rechetnikov, répond à ces questions, et à d’autres.

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Bombarder l’Iran ? Pas tout de suite. Commençons par le Yémen !

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 8 avril 2015 – Source : Russia Today

L’Opération Tempête décisive, ce bombardement horrible du Yémen à la manière du Pentagone glorifié par la maison des Saoud, se résume en un paragraphe.

Le pays arabe le plus richissime, la pétro-hacienda de la maison des Saoud, avec l’appui d’autres rackets pétroliers membres du Conseil de coopération du Golfe ainsi que de l’Occident bien nanti, a lancé au nom de la démocratie un bombardement, une guerre et une opération cinétique contre le pays arabe le plus pauvre, et ce, en toute illégalité.

Le pire, c’est que cette absurdité n’est que le prélude.

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