Par Moon of Alabama – Le 19 octobre 2022
Lundi, le secrétaire d’État américain Tony Blinken a fait une curieuse remarque :
La Chine prévoit de s’emparer de Taïwan « beaucoup plus rapidement » que prévu, selon Tony Blinken.
Par Moon of Alabama – Le 19 octobre 2022
Lundi, le secrétaire d’État américain Tony Blinken a fait une curieuse remarque :
La Chine prévoit de s’emparer de Taïwan « beaucoup plus rapidement » que prévu, selon Tony Blinken.
Par Sasan Fayazmanesh − Le 14 octobre 2022 − Source Counter Punch

Source: Hamed Malekpour – CC BY 4.0
En 1979, lorsque je suis arrivé aux États-Unis, venant d’Iran, pour poursuivre mes études, j’ai donné une conférence à un groupe d’Américains progressistes sur mon point de vue au sujet de la révolution iranienne et l’émergence de la « République islamique« . J’ai notamment dit que la révolution visant à renverser la monarchie, qui a commencé avec un énorme soutien populaire, s’est islamisée. J’ai également déclaré que le terme République islamique est un oxymore, car le concept d’un État dirigé par un représentant du peuple, tel qu’un président, est incompatible avec la notion de tutelle d’un juriste islamique ou du Faqih. En outre, j’ai mentionné que le concept de République Islamique est à bien des égards incompatible avec le capitalisme moderne. Par exemple, j’ai dit que l’usure est interdite dans l’Islam, comme dans de nombreuses autres religions, donc pour avoir un capital porteur d’intérêts et un système bancaire moderne, il faut soit changer les enseignements religieux – comme l’a fait, par exemple, le christianisme – soit appeler l’usure par un autre nom, ce qu’a fait la République Islamique. Compte tenu de cela, et de quelques autres incompatibilités, j’avais prédit que la Révolution Islamique ne durerait pas très longtemps.
Rétrospectivement, j’avais tout à fait tort dans ma prédiction ! 43 ans plus tard, la République islamique continue de vivre. Mais mon analyse n’était pas erronée. La République Islamique était, et est toujours, un oxymore. Elle est toujours, à bien des égards, incompatible avec le capitalisme moderne.
Par Moon of Alabama – Le 15 octobre 2022
Ces dernières semaines, des émeutes ont eu lieu en Iran. Tout d’abord, des protestations ont été émises à propos de la mort d’une jeune femme, Mahsa Amini, qui s’était soudainement effondrée (vidéo) alors qu’elle attendait dans un poste de police. Elle est décédée quelques jours plus tard. Mahsa Amini avait subi une opération du cerveau et son malaise et sa mort étaient liés à cette opération, et non à une action de la police.
Les protestations de la plupart des femmes, soutenues par une employée bien connue du gouvernement américain, ont rapidement été reprises par des groupes séparatistes qui les ont transformées en émeutes. Ceci en particulier dans la région frontalière kurde du nord-ouest et dans la région baloutche du sud-est. Ces groupes sont connus pour bénéficier d’un soutien étranger. Des postes de police ont été attaqués, des voitures incendiées et des émeutes nocturnes déclenchées. Au total, quelque 24 policiers et une centaine de manifestants sont morts.
Toute solution politique, même théorique, à ce stade, impliquerait que Moscou s’assoit avec l’Occident collectif. Kiev devenant un spectateur.
Par Alastair Crooke – Le 26 septembre 2022 – Source Strategic Culture
La Russie se prépare à une escalade dans cette guerre. Elle augmente ses forces au niveau minimum pour pouvoir faire face à une offensive majeure de l’OTAN. Cette décision n’a pas été précipitée par une attrition significative de la force existante. Les faits sont clairs : les milices de Donetsk et de Luhansk représentent la majorité des forces alliées russes qui combattent dans le Donbass. Les milices ont toutefois été renforcées par des soldats sous contrat du Groupe Wagner et des combattants tchétchènes, plutôt que par des forces russes régulières. Continuer la lecture
Avant que Poutine ne relâche la pression sur les nations de l’UE, il est encore probable qu’il insiste pour que l’influence américaine cesse en Europe occidentale.
Par Alastair Crooke – Le 30 août 2022 – Source Strategic Culture
Nous sommes au mois d’août, le jour de l’indépendance de l’Ukraine et l’anniversaire, également, du désastreux retrait de Biden de Kaboul. Washington ne sait que trop bien que ces images douloureuses (des Afghans s’accrochant au train d’atterrissage d’avions Hercules) sont sur le point d’être rejouées, à l’approche des élections de novembre. Continuer la lecture
Aujourd’hui, la Russie et la Chine proposent au Sud collectif, à l’Afrique et à l’Asie de se libérer des « règles » occidentales.
Par Alastair Crooke – Le 28 août 2022 – Source Al Mayadeen
Dans le magazine américain National Interest (une revue à tendance conservatrice), et dans un élan de candeur inhabituel, Ramon Marks publie un article intitulé : « Peu importe qui gagne l’Ukraine, l’Amérique a déjà perdu » .
Dans cet article, Marks observe que « quel que soit le vainqueur de la guerre en Ukraine, les États-Unis seront le perdant stratégique. La Russie établira des relations plus étroites avec la Chine et d’autres pays du continent eurasien, notamment l’Inde, l’Iran, l’Arabie saoudite et les États du Golfe. Elle se détournera irrévocablement des démocraties européennes et de Washington. Tout comme le président Richard Nixon et Henry Kissinger ont joué la « carte de la Chine » pour isoler l’Union soviétique pendant la guerre froide, les présidents Vladimir Poutine et Xi Jinping joueront leurs cartes pour tenter de contenir le leadership mondial des États-Unis » . Continuer la lecture
Par Eric Zuesse − Le 26 août 2022 − Source Oriental Review
Le gouvernement des États-Unis exerce des pressions sur le gouvernement japonais pour l’amener à revenir sur sa Constitution (écrite par les États-Unis en 1947), et lui faire supprimer sa clause (l’Article 9) qui empêche le Japon d’envahir un autre pays. Cette clause énonce que :
le peuple japonais renonce à jamais à la guerre comme droit souverain d’une nation, ainsi qu’à la menace ou à l’usage de la force pour régler les différends internationaux.
Pour accomplir l’objectif énoncé au paragraphe précédent, le Japon ne maintiendra pas d’armée de terre, de mer ou aérienne, ni tout autre potentiel de guerre. Le droit à la belligérance de l’État ne sera pas reconnu.
La raison de ce changement est que le Japon pourrait jouer un rôle décisif pour contribuer à la guerre officieuse menée par les États-Unis contre son ancien allié chinois dans la seconde guerre mondiale ; les États-Unis veulent transformer la Chine en État vassal, comme le Japon l’est depuis longtemps (sans interruption depuis 1945).
Les néoconservateurs américains ont toujours eu le don d’accrocher leurs projets autoritaires purs et durs à n’importe quel slogan du dernier culte de la « vertu » occidentale.
Par Alastair Crooke – Le 21 août 2022 – Source Al Mayadeen
Le 24 juin, à l’Institut Hudson de Washington, Mike Pompeo a prononcé un discours de politique étrangère intitulé Les trois phares, présentant Taïwan, l’Ukraine et « Israël » comme des « phares de la liberté ». Les néoconservateurs américains ont toujours eu le don d’accrocher leurs projets autoritaires purs et durs à n’importe quel slogan du dernier culte de la « vertu » occidentale, et de parvenir ainsi à établir un récit médiatique. Continuer la lecture
Il s’agit là d’un point essentiel : à la lumière de la tromperie américaine sur Taïwan, la Chine va-t-elle mettre sa prudence de côté et reconnaître qu’elle a besoin de la profondeur militaire et stratégique de la Russie et de l’Iran ?
Par Alastair Crooke – Le 15 août 2022 – Source Al Mayadeen
De l’extérieur, on voit une Asie occidentale qui se prépare et qui modifie sa position pour faire face à l’Est. Il ne s’agit toutefois pas d’un simple déplacement géographique vers un autre point cardinal. Il s’agit en partie d’une « réaction repoussoir » face à l’avalanche de sanctions, de réglementations et de saisies d’avoirs qui s’échappent de l’« usine » à sanctions de l’UE et s’appliquent à des personnes n’ayant aucun lien, ou un lien très faible, avec les États sanctionnés. Continuer la lecture
Par Tom Luongo – Le 31 juillet 2022 – Source Gold Goats ‘N Guns
L’un des points essentiels de la politique de sanctions américaine, qui n’est pas pleinement compris par la plupart des analystes, et certainement pas par la plupart des analystes pro-russes, est que les sanctions ne sont pas un outil politique direct. Dans des cas extrêmes, comme ce qui est arrivé à la Russie dans les jours qui ont suivi son invasion de l’Ukraine, elles sont censées l’être.
Mais tout compte fait, les sanctions telles qu’elles sont utilisées par l’Occident sont un outil bien plus dangereux qu’un simple changement de régime, elles sont le pivot des stratégies de déni à long terme des militaristes et des colonisateurs en puissance. Continuer la lecture