Oui, c’est bien un IVème Reich que l’Allemagne s’emploie à construire


Par Andrew Korybko − Le 4 janvier 2022 − Source One World

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Il est crucial, lorsque l’on discute du 4ème Reich allemand, de préciser clairement que Kaczynski a bien précisé que ce modèle néo-impéraliste n’est pas similaire à celui qui fut en vigueur lors du second conflit mondial. Cette précision est essentielle, sous peine de voir les critiques légitimes des politiques menées par l’Allemagne se faire taxer de « théories du complot ».

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Le bilan stratégique de l’UE. Eh bien, bonne chance à vous …


Comment diable l’UE s’est-elle mise dans un tel pétrin stratégique ? La réponse franche est : ses dirigeants sont des « bots » atlantistes irréfléchis.


Par Alastair Crooke – Le 6 décembre 2021 – Source Strategic Culture

« Les États-Unis accueilleront le Sommet en ligne pour la Démocratie les 9 et 10 décembre 2021, s’autorisant à définir qui doit assister à l’événement et qui ne doit pas y assister, quel pays est ‘démocratique’ ou ne l’est pas… Cela va attiser la confrontation idéologique et les divisions dans le monde, créant de nouvelles ‘lignes de démarcation' » : ainsi écrivent (conjointement) les ambassadeurs de Russie et de Chine en poste à Washington.

« La Chine et la Russie rejettent fermement cette démarche… [elles] appellent les pays à cesser d’utiliser la « diplomatie des valeurs » pour provoquer la division et la confrontation », préviennent les ambassadeurs. Continuer la lecture

L’Europe méprisée et abandonnée


L’Europe a-t-elle l’énergie et l’humilité de se regarder dans le miroir et de se repositionner diplomatiquement ?


Par Alastair Crooke – Le 8 octobre 2021 – Source Strategic Culture

Deux événements se sont combinés pour créer un point d’inflexion majeur pour l’Europe : le premier a été l’abandon par l’Amérique du stratagème du Grand Jeu consistant à tenter de maintenir les deux grandes puissances terrestres d’Asie centrale – la Russie et la Chine – divisées et en désaccord l’une avec l’autre. C’était la conséquence inexorable de la défaite des États-Unis en Afghanistan – et de la perte de leur dernier point d’appui stratégique en Asie. Continuer la lecture

La remise en question des hypothèses les plus élémentaires de l’Europe


La fuite des États-Unis de Kaboul et l’accord AUKUS, conclu dans le dos de l’Europe, ont immanquablement révélé que les États-Unis n’assurent pas du tout les arrières de l’Europe.


Par Alastair Crooke – Le 3 octobre 2021 – Source Al Mayadeen

Washington est en train de réduire (au moins partiellement) son empreinte sur la périphérie de son hégémonie, pour se replier sur le berceau de ses luttes internes – tout en relevant ses jupes pour une charge ciblée sur la Chine.

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L’effondrement des visions impériales des États-Unis et de l’Union européenne


L’Amérique souffre profondément de son humiliation à Kaboul.


Par Alastair Crooke – Le 30 août 2021 – Source Al Mayadeen

Il est clair que la principale tragédie de la prise de contrôle éclair de l’Afghanistan par les talibans, ainsi que la débâcle associée au retrait dysfonctionnel de l’Occident, a été l’effondrement de la vision grandiose des États-Unis gagnant la « bataille pour l’avenir » et menant un monde dans lequel ils écrivent les règles et les font appliquer.

Cascading US and EU Imperial Visions Continuer la lecture

L’Europe peut-elle créer sa propre armée ?


Par Vladimir Odintsov – Le 9 septembre 2021 – Source New Eastern Outlook

Ces derniers temps, on entend de plus en plus souvent dans l’Union européenne le fait que les Européens ont besoin d’une force armée commune. Le nombre de ces déclarations a sensiblement augmenté, surtout dans le contexte de l’échec des États-Unis et de l’OTAN en Afghanistan.

« L’Amérique quitte l’Afghanistan non seulement vaincue mais humiliée », écrit le quotidien français Le Figaro. La chute de Kaboul a ébranlé le monde qui s’était rassemblé autour de l’Amérique. Le retrait américain d’Afghanistan, et la manière dont il s’est produit, prive les États-Unis de leur capital confiance et enterre l’idée de garanties de sécurité de leur part, souligne le journal. Dans le même temps, les États-Unis sont aujourd’hui en position de faiblesse, sans unité au sein du pays. Le Figaro suggère donc à l’Europe de créer une nouvelle alliance qui contribuerait à défendre la sécurité et les frontières du continent, sans reposer sur les épaules des États-Unis.

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Aujourd’hui la Hongrie, demain la Pologne – La pression allemande va-t-elle mettre à mal l’Europe de l’Est ?


Par Tom Luongo – Le 19 juillet 2021 – Source Gold’n Goats

Depuis qu’il est devenu évident que Joe Biden allait être certifié en tant que président élu, il était clair que la Pologne allait devenir un sujet majeur. La Pologne est l’un des mauvais élèves de l’Union européenne et avec le retour de l’Américain préféré du forum de Davos, Barack Obama, à la Maison Blanche, tous les problèmes de la Pologne au sein de l’UE s’intensifieraient.

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Micha Kat : le Julian Assange néerlandais


Par Hans Vogel − Le 28 juillet 2021 − Source The Saker’s Blog

Qu’est-ce qu’un journaliste ?

Essentiellement, un journaliste est une personne qui écrit des articles pour un journal ou un site web. Il existe deux types de journalistes : les reporters, qui racontent ce qu’ils voient sur place, et les journalistes d’investigation, qui travaillent dans des délais plus souples. Ces derniers ont une perspective plus large et tentent de donner au public une image plus complète de ce qui se passe réellement. C’est ce dernier type de journaliste qui est souvent en désaccord avec les autorités, car il a tendance à découvrir ce que les puissants préfèrent cacher au public. Albert Londres était un tel journaliste, tout comme Emil Ludwig et I.F. Stone : des héros d’une époque révolue, universellement respectés pour leur honnêteté, leur endurance et leur rigueur. Woodward et Bernstein, célèbres pour le Watergate, ont perpétué cette tradition.

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Fit for 55. Le Green Deal européen et l’effondrement industriel de l’Europe


Par William Engdahl – Le 12 juillet 2021 – Source New Eastern Outlook

L’une des rares déclarations honnêtes de Bill Gates a été sa remarque, faite début 2021, disant que si vous pensez que les mesures dues à la Covid sont mauvaises, attendez de voir les mesures prises contre le réchauffement climatique. L’Union européenne est en train d’imposer, du haut vers le bas, les mesures les plus draconiennes à ce jour, qui détruiront effectivement l’industrie moderne dans les 27 États de l’Union européenne. Sous de jolis noms tels que « Fit for 55 » et European Green Deal, des technocrates non élus finalisent à Bruxelles des mesures qui provoqueront le pire chômage industriel et le pire effondrement économique depuis la crise des années 30. Des industries telles que l’automobile ou le transport, la production d’électricité et l’acier sont sur la sellette, tout cela pour une hypothèse non prouvée appelée réchauffement climatique d’origine humaine.

Alors que la plupart des citoyens de l’UE étaient distraits par les restrictions sans fin mises en place à cause d’une pandémie de type grippal appelée covid19, les technocrates de la Commission européenne à Bruxelles préparaient un programme de désintégration planifiée de l’économie industrielle de l’UE. L’aspect pratique d’un groupe supranational non élu, planqué à Bruxelles ou Strasbourg, est qu’il n’a pas de comptes à rendre à de véritables électeurs. Ils y a même un nom pour cela : Le déficit démocratique. Si les mesures sur le point d’être finalisées par la Commission européenne, sous la direction de la présidente allemande Ursula von der Leyen et du vice-président chargé du réchauffement climatique, le technocrate néerlandais Frans Timmermans, sont adoptées, voici un aperçu de ce qui se passera.

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La guerre culturelle en Europe : l’intention libérale devient illibérale


Le point évident sur lequel Bruxelles ferme les yeux est qu’il n’existe aucun mandat populaire pour annuler la culture européenne établie de longue date.


Par Alastair Crooke – Le 12 juillet 2021 – Source Strategic Culture

Quos Deus vult perdere prius dementat – un dicton datant d’environ 450 avant Jésus-Christ dit : « Ceux que les dieux veulent détruire … ils les rendent d’abord fous ». Ces mots résument en quelque sorte la manière dont les premiers Grecs, d’Homère aux grands tragédiens, concevaient la relation entre « les dieux » (ici les forces psychiques invisibles qui nous façonnent) et la sphère humaine au sens large.

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