Par Bruno Guigue − Le 30 mars 2026 − Source Blog de l’auteur
Les succès de la Chine contemporaine ne cessent d’interroger nos conceptions habituelles. Savons-nous seulement quels sont les ressorts de cette modernisation réussie, et quelles perspectives elle offre pour l’avenir du socialisme ? Une des questions fondamentales qu’il convient de se poser à propos de la Chine contemporaine est la suivante : de quelle nature est la formation sociale chinoise actuelle ? Qu’est-ce qui la spécifie en regard d’autres formations sociales ?
Poser cette question centrale a pour vertu d’ouvrir deux pistes de réflexion, sur lesquelles ces quelques notes ont pour seule ambition d’ouvrir le débat et de stimuler les recherches.
La première piste de réflexion est la suivante : quels sont les modes de production qui figurent dans cette formation sociale, et comment s’articulent-ils ? Quelle signification faut-il accorder à l’existence d’un secteur capitaliste en Chine ? Autrement, dit, quel est le mode de production dominant autour duquel se déploie la structure propre à cette formation sociale ?
La deuxième piste de réflexion est la suivante : quelle est la genèse historique de cette formation sociale originale ? Quelles étapes a-t-elle franchies pour parvenir au stade actuel ? Cette genèse historique présente-t-elle des similitudes avec la Nouvelle politique économique (NEP) menée par le pouvoir soviétique de 1921 à 1928 ? A-t-elle l’aspect d’une trajectoire linéaire, ou au contraire d’un processus itératif, marqué par des accélérations, mais aussi des retours en arrière ?
Le grand sujet de discussion en Occident ces jours-ci, pour justifier la guerre d’agression illégale contre l’Iran, est de dire qu’il s’agit en fait de la Chine, dans le cadre d’une stratégie visant à encercler l’approvisionnement énergétique de la Chine et à la priver d’un partenaire géopolitique.
La Chine est décrite comme cherchant à projeter un leadership mondial et à combler le vide laissé par les États-Unis de Donald Trump. Ce point de vue, cependant, provient en grande partie
Ce n’est pas parce que la presse occidentale n’a pas rendu compte de la réaction impressionnante de la Chine à l’enlèvement par les États-Unis du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse qu’il n’y en a pas eu. Je trouve
Voici le discours que j’ai prononcé, destiné à un public d’hommes d’affaires allemands et aux Européens plus généralement. Le titre était « Voir clairement la Chine : Comment comprendre une puissance en plein essor » :