La Bolivie face au Chili : conséquences régionales de l’opposition libéralisme – réalisme


Par Andrew Korybko − Le 23 mars 2018 − Source Oriental Review

Chilean president Michelle Bachelet and her Bolivian counterpart Evo Morales

La Bolivie essaie de revenir sur les conséquences géopolitiques de la guerre du Pacifique contre le Chili, de 1879 à 1883 ; ses tentatives sont pétries de naïveté libérale, supposant que des arguments moraux peuvent suffire à apporter des changements concrets dans le système international néo-réaliste contemporain.

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L’Otan n’a aucune chance dans une guerre contre la Russie


Alors que nous parlons d’une guerre proche des frontières de la Russie – à l’inverse, l’armée russe, animée par l’idée de la défense, n’est pas une menace pour les États-Unis ou l’Europe de l’Ouest


Russlands Luftlandetruppen – Moskaus schnelle Eingreiftruppe

Note du Saker Francophone

Cet article est paru à l'origine dans The Unz Review en juillet 2015, et nous le reprenons à cause d'un embardée écœurante vers la guerre entre la Russie et l'Otan au cours des deux dernières semaines. Le Saker est sans pareil sur ce sujet.

2015-09-15_13h17_31-150x112Par The Saker – Le 27 mars 2018 – Source TheSaker

Depuis la rédaction de cet article, les forces armées russes ne font que se renforcer, avec de nouveaux systèmes d’armes, un moral plus élevé et une expérience de combat cruciale en Syrie.

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« Elle est ressuscitée ! » – Le dernier acte de « Novitchok »


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 29 mars 2018

Il semble que le conte de fée « Novitchok » que nous raconte le gouvernement britannique, aura une fin heureuse : la résurrection étonnante et mystérieuse des victimes de l’« agent innervant de grade militaire, cinq à huit fois plus meurtrier que le gaz VX et d’un type mis au point par » Hollywood.

Joyeuses Pâques ! Continuer la lecture

Un mois vraiment historique pour l’avenir de notre planète


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 23 mars 2018 – Source The Saker

Mars 2018 restera dans l’Histoire comme un mois véritablement historique.

Le 1er mars, Vladimir Poutine prononce son discours historique à l’Assemblée fédérale russe.

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Le 4 mars, Sergueï Skripal, un ancien espion britannique, est prétendûment empoisonné en Grande-Bretagne.

Le 8 mars, des membres du gouvernement britanniques accusent la Russie d’avoir utilisé du gaz innervant pour tenter d’assassiner Sergueï Skripal.

Le 12 mars, Theresa May accuse officiellement la Russie de l’empoisonnement et donne à la Russie un ultimatum de 24 heures pour se justifier ; les Russes ignorent cet ultimatum. Le même jour, le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU menace d’attaquer la Syrie même sans autorisation de ce même Conseil de sécurité.

Le 13 mars, le chef de l’état-major général russe Valery Gerasimov a averti qu’« au cas où la vie de nos soldats serait menacée, les forces armées russes prendront des mesures de représailles sur les missiles et sur les navires qui les lanceront ». Le même jour, le chef de l’état-major des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une conversation téléphonique avec le général du corps des Marines Joseph Dunford, président des chefs d’état-major inter-armées américain.

Le 15 mars, la Grande-Bretagne bloque le projet de déclaration du Conseil de sécurité proposé par la Russie sur le cas de l’empoisonnement de Skripal, demandant une « enquête urgente et civilisée » à ce sujet. Les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne publient une déclaration soutenant le Royaume-Uni et accusant la Russie. Le ministre britannique de la Défense dit à la Russie de « se taire et de s’en aller ».

Le 16 mars, le général de division Igor Konachenkov traite le ministre de la Défense Britannique de « mégère grossière » et d’« impuissant intellectuel ».

Le 17 mars, les généraux russes avertissent que les États-Unis préparent une attaque chimique sous faux drapeau en Syrie.

Le 18 mars, Poutine gagne l’élection présidentielle haut la main. Le même jour, le général Votel, commandant du CENTCOM, déclare dans un témoignage devant la Commission des services armés que les différends avec la Russie devraient être réglés « par des voies politiques et diplomatiques ». Lorsqu’on lui a demandé s’il serait exact de dire qu’« avec l’aide de la Russie et de l’Iran, Assad a gagné la guerre civile en Syrie » le général Votel a répondu : « Je ne pense pas que c’est trop – que c’est une déclaration trop forte. Je pense qu’ils lui ont donné les moyens de – d’être ascendant à ce stade. »

Le 19 mars, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne publie une déclaration soutenant totalement le Royaume-Uni.

Le 21 mars, le ministère russe des Affaires étrangères convoque tous les ambassadeurs à une réunion sur le cas Skripal. Le langage utilisé par le représentant russe à cette réunion est peut-être le plus brutal utilisé par un responsable russe (ou même soviétique) à l’égard de l’Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Les représentants français, suédois et américain à la réunion se sont tous levés pour déclarer leur « solidarité » avec le Royaume-Uni.

Le 22 mars, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le vice-ministre de la Défense, le général de l’armée Valery Gerasimov a eu une nouvelle conversation téléphonique avec le général de Marine Joseph Dunford, président des chefs d’état-major interarmées américains. Le même jour, le général Gerasimov a également eu une conversation téléphonique avec le commandant du Commandement américain en Europe et commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Curtis Scaparrotti. Continuer la lecture

Plan US d’un faux attentat chimique en Syrie pour justifier un bombardement…


… La Russie prévient qu’elle réagira


US Planning a Terrorist False Flag Chemical Attack to Justify Bombing Syria: Russia Says It Will Respond


Federico PieracciniPar Federico Pierraccini – Le 20 mars 2018 – Source Stategic Culture

Les événements en Syrie ressemblent de plus en plus à une confrontation directe entre grandes puissances plutôt qu’à une guerre par procuration. Les paroles de M. Lavrov, prononcées il y a quelques jours, révèlent la phase critique des relations internationales que le monde traverse, avec un conflit potentiellement dévastateur prêt à s’enflammer dans la région du Moyen-Orient.

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Les nuages de la guerre ne feront-ils que passer ou la tempête va-t-elle faire rage ?


Une analyse d’Alastair Crooke


Par Alastair Crooke – Le 3 mars 2018 – Source Conflict Forum

La haine compulsive des élites occidentales envers le président Poutine surpasse tout ce que l’on a pu voir pendant la guerre froide.  En Syrie, en Ukraine, au Moyen-Orient, au Proche-Orient, en Eurasie ; et maintenant cette haine s’est infiltrée jusque dans le Conseil de sécurité, le laissant irrémédiablement polarisé – et paralysé. Cette hostilité s’est également propagée à tous les alliés de la Russie, les contaminant. Elle laisse entrevoir – presque inévitablement – d’autres sanctions contre la Russie (et ses amis) dans le cadre de la loi fourre-tout intitulée « Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act » [Résister aux adversaires de l’Amérique grâce aux sanctions]. Mais la vraie question est : cette hystérie collective risque-t-elle de provoquer une guerre ?

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La réaction de la Russie aux insultes de l’Occident est un suicide politique


Russia’s Reaction to the Insults of the West is Political SuicidePar Peter Koenig – Le 17 mars 2018 – Source thesaker

L’assaut de l’Occident contre la Russie ces derniers jours, depuis la prétendue attaque au poison avec un agent neurotoxique venant de l’ère soviétique, le Novichok (dont l’inventeur, d’ailleurs, vit aux États-Unis), contre un agent double russe, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, a été tout simplement épouvantable. Surtout de la part du Royaume-Uni. En commençant par le Premier ministre May, qui a carrément accusé la Russie d’utiliser des armes chimiques sur le territoire britannique, sans fournir de preuve. Curieusement, il n’y a aucune indication du lieu où Skripal et sa fille se trouvent, dans quel hôpital le couple est traité, aucune analyse du poison n’est publiée, on ne peut pas leur rendre visite ; il n’y a absolument aucune preuve de la substance avec laquelle ils auraient été empoisonnés – Sergueï et Ioulia existent-ils réellement ?

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« Tiens ma bière et regarde ça »

Hold my beer and watch this!


2015-09-15_13h17_31-150x112Par The Saker – Le 15 mars 2018 – Source thesaker

Les serpents à sonnette (crotales) ont une réputation terrible. Là où je vis, en Floride, nous avons les plus grands serpents à sonnettes de la planète, les Eastern Diamondbacks (Crotalus adamanteus). Ils sont énormes et peuvent atteindre plus de 2 m (6 pieds) de longueur et peser jusqu’à 15 kg (30 lb). Le venin des Eastern Diamondbacks  n’est pas le plus puissant, mais il peut en fournir beaucoup. Donc, oui, c’est une créature formidable. Mais c’est aussi une créature douce et vraiment très timide.

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La nouvelle guerre froide lancée par May empoisonne le parti travailliste de Corbyn


Par Finian Cunningham – Le 18 mars 2018 – Source Strategic Culture

La dramatique escalade de l’hostilité du Premier ministre conservateur britannique Theresa May envers la Russie cette semaine provoque aussi des conséquences domestiques. Jeremy Corbyn, le populaire dirigeant du parti travailliste, est en train de devenir une victime de cette politique de type nouvelle guerre froide.

May, qui était jusqu’à présent attaquée pour sa débâcle au sujet du Brexit, s’est soudainement trouvée soutenue pour son programme de nouvelle guerre froide à l’égard de la Russie au sein de son propre parti conservateur – mais aussi par des législateurs de l’opposition, du côté travailliste du parlement.

Alors que May a été chaudement applaudie pour ses attaques rhétoriques contre la Russie, le dirigeant travailliste, Jeremy Corbyn, a fait l’objet d’un chahut vicieux de la part de tous les partis de la Chambre des communes, dont de nombreux députés de son propre parti.

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La Bande des quatre : Rififi au Sénat


Des sénateurs demandent à Tillerson d’entamer des pourparlers avec le Kremlin sur le contrôle des armements

Quatre sénateurs américains insistent pour qu’une nouvelle approche concernant les relations entre les États-Unis et la Russie soit adoptée sur la base d’efforts renouvelés de contrôle des armements, mais vous n’en avez probablement pas entendu parler dans les médias grand public.


Par Gilbert Doctorow et Ray McGovern – Le 10 mars 2018 – Consortium News

Signe du bas niveau alarmant des médias américains, aucun journal grand public ne parle d’une lettre du 8 mars, adressée au secrétaire d’État Rex Tillerson et écrite par quatre sénateurs étasuniens. Ils y demandent le démarrage de pourparlers sur le contrôle des armements avec le Kremlin. La lettre est pourtant accessible sur la page de l’un des auteurs, Jeff Merkley (D-Ore.) page hébergée sur le site internet du Sénat. Rien dans le New York Times. Rien dans le Washington Post.  Il revient donc aux médias alternatifs de porter à l’attention de leur lectorat ce développement majeur dans la politique extérieure, un changement important dans les propos de nos propres hauts responsables politiques au sujet de la Russie, qui a été porté à notre attention par… les médias principaux russes, y compris l’agence RIA Novosti, RBK, Tass, dès la publication de cette lettre.

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