Par The Saker – Le 10 octobre 2021 – Source The Saker’s Blog
Il y a quelques années, j’ai écrit une chronique intitulée « Le Kosovo sera libéré » dans laquelle j’écrivais ce qui suit : « Le Kosovo sera le tout premier endroit en Europe où le pendule de l’histoire inversera son cours actuel ». Il semble maintenant que j’aie pu me tromper. Mais de combien ? Regardez ce gros titre aujourd’hui :
« Les Serbes de Bosnie vont « retirer leur accord » à la mise en place d’une armée, de taxes et de tribunaux communs, invoquant la « violence » du superviseur international ». Veuillez lire l’article dans son intégralité, car je ne vais pas me contenter de le répéter ici.
La grande question est la suivante : l’emprise des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE sur la Republika Srpska va-t-elle se relâcher avant celle exercée sur le Kosovo ?

La seule tache sur notre conscience est que l’ONU, organisation supposément neutre, et les États-Unis, supposément alliés de ce pays, unissent leurs forces pour soutenir un groupe armé anti-gouvernemental dans le deuxième pays d’Afrique par la taille de sa population, visant à un changement de régime selon des méthodes considérées comme terroristes par Addis Abeba.
L’expansion incontrôlée du réseau de laboratoires biologiques militaires secrets américains le long des frontières russes est un sujet de préoccupation non seulement pour Moscou mais aussi pour de nombreuses républiques post-soviétiques et la communauté internationale. À ce jour, les États-Unis ont créé une véritable toile d’araignée de laboratoires biologiques secrets dans le monde entier. Depuis 1997, le Pentagone a entraîné dans ce programme plus de 30 pays comme partenaires de cette « initiative » américaine. Sans compter les 400 installations situées sur le territoire continental des États-Unis qui sont également impliquées dans un travail sur des agents pathogènes.
Au cours des dernières décennies, le commerce maritime mondial s’est développé de manière presque exponentielle, à mesure que la sous- traitance des activités de fabrication des sociétés américaines et européennes se développait, sous l’effet de la mondialisation économique. En conséquence, l’Asie, et plus particulièrement la Chine, est devenue la source essentielle de fabrication de tout, des iPhones aux antibiotiques et de tout ce qui se trouve entre les deux. L’Organisation mondiale du commerce qui a imposé de nouvelles règles au commerce en a été le moteur essentiel. Elle a également rendu les chaînes d’approvisionnement mondiales pour la livraison des marchandises plus fragiles que jamais dans l’histoire. L’augmentation du coût du transport maritime par conteneurs témoigne de cette fragilité. À cette augmentation des prix s’ajoutent d’énormes pénuries de main-d’œuvre dues aux mesures mondiales prises contre la COVID.
Le spectacle a eu lieu et est maintenant terminé. Les images du G7 étaient censées illustrer la prolongation du moment unipolaire et de ses prétendues valeurs – Macron l’a décrit comme une réunion de « famille », après une longue interruption, et Johnson a fait remarquer que cela faisait penser à un « retour à l’école », avec de vieux camarades qui se pressent autour d’eux, après les « vacances ». L’Occident est de retour, face aux « bêtes de l’Est » autocratiques – c’est ce que dit le nouveau discours des États-Unis et de l’UE – sans la moindre ironie – alors que les démocraties se mobilisent contre la menace de « l’Est ». L’Occident est le meilleur, la démocratie est la meilleure, et elle fonctionne mieux aussi … et elle gagnera toutes les courses !
Comme je l’ai souligné dans mon 