
Le sale petit secret


Par Andrew Korybko − Le 5 mai 2023 − Source korybko.substack.com
La Russie est parvenue à accomplir une chose que ni la France, ni les États-Unis n’ont pu (ou voulu, si l’on adopte des interprétations cyniques) réaliser. Elle renforce les capacités militaires de ses partenaires afin qu’ils parviennent à se défendre par eux-mêmes des menaces terroristes, et même lancer des contre-offensives pour récupérer leurs territoires. Cet aspect « dur » de la coopération en matière de sécurité fait partie d’un soutien d’ensemble qui intègre un soutien « doux » contre les menaces de Guerre Hybride, ainsi que des accès à des produits de base accessibles.
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Nous allons examiner au sein de cet article la couverture presse française précédant la prise de Backhmout par la Russie et le groupe Wagner.
Par Jose Marti − Le 22 mai 2023 − Source Le Saker Francophone
Contexte et introductionBackhmout est une ville située sur le territoire de l’Ukraine, située dans l’oblast de Donestk, dans le Donbass. Backhmout est le nom ukrainien de la ville, les Russes l’appellent Artyomovsk. Il s’agit d’un nœud logistique présentant une importance régionale dans les opérations militaires, pour chacune des deux parties impliquées dans la guerre qui se déroule en Ukraine. La ville se situe à 80 km au nord de Donetsk, et à 110 km à l’Ouest de Lougansk. En temps normal, c’est-à-dire avant l’annonce de l’opération spéciale russe en Ukraine par Vladimir Poutine, la population de la ville s’élevait à un peu plus de 70 000 habitants — la population de la ville avait crû jusqu’à 90 000 habitants en 1989, puis, après la chute de l’URSS, a connu un déclin au fil du temps, à l’instar de nombreuses villes ukrainiennes. Depuis le début de l’opération spéciale russe, et particulièrement au moment où la ligne de front s’est approchée, la ville s’est vidée de la quasi totalité de ses habitants.
En suivant la théorie Heartland/Rimland/Puissance maritime, voici un nouveau regard sur les tentatives de Moscou et de Pékin de construire un ordre mondial multipolaire horizontal pour remplacer l’ordre mondial libéral unipolaire dirigé par les États-Unis.
Par Kevin Batcho – Le 10 mars 2023 – Source Beyond the Waste Land

Carte du globe inversée tirée du Grand échiquier de Zbigniew Brzezinski.
L’Eurasie est l' »échiquier » métaphorique de l’ouvrage géopolitique de Zbigniew Brzezinski, The Grand Chessboard (1997). Aujourd’hui, l' »île-monde » qu’est l’Eurasie abrite près de 70 % de la population mondiale et produit près de 70 % du PIB mondial (PPA). Son ouvrage exhortait les décideurs américains, nouvellement unipolaires, à continuer à jouer aux « échecs » géopolitiques avec leurs adversaires sur la masse continentale eurasienne. À l’époque de la guerre froide, l’ordre diversifié dirigé par les États-Unis était agnostique, la seule exigence étant d’être anticommuniste. Les États-Unis pratiquaient une approche réaliste et n’hésitaient pas à renverser une démocratie molle pour installer un régime autoritaire de droite s’ils pensaient que cela améliorait l’équilibre des forces entre les États-Unis et l’URSS. Mais la chute du mur de Berlin a déclenché le moment unipolaire de l’Amérique. Il s’en est suivi une approche idéologique où, avec un zèle messianique, les États-Unis ont répandu leur Ordre mondial libéral (OML) dans une tentative de mettre fin à l’histoire et de convertir toutes les nations à la religion du capitalisme de libre marché, des droits individuels et de l’obéissance à l’autorité américaine. Mais à l’aube du XXIe siècle, alors que les États-Unis s’engageaient dans de vaines campagnes pour imposer la démocratie au Moyen-Orient, la Chine et la Russie rassemblaient discrètement un ordre anti-hégémonique – une horde primitive de nations – en plusieurs alliances lâches.
En 1998, Brzezinski avait déjà averti que le règne des États-Unis sur l’Eurasie ne serait pas permanent.
Les radicaux juifs ont attendu des décennies pour arriver au pouvoir. Ils ont maintenant le nombre nécessaire et sont peu enclins à laisser cette opportunité leur échapper.
Par Alastair Crooke – Le 23 avril 2023 – Source Al Mayadeen
Les événements au Moyen-Orient ont évolué rapidement. Une « décennie de changement » a été comprimée en quelques mois à peine : une Entente mondiale a été conclue entre Poutine et Xi Jinping ; la Chine a servi de médiateur pour un accord entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Le président Raïssi rencontrera le roi Salman après l’Aïd ; des pourparlers sérieux sur le cessez-le-feu ont été entamés au Yémen. La Chine et la Russie ont persuadé la Turquie et l’Arabie saoudite de réhabiliter le président Assad ; le ministre syrien des Affaires étrangères s’est rendu à Riyad. L’Arabie saoudite s’est rapprochée de la Chine ; l’OPEP+ a réduit l’offre de brut. Et partout, du Sud au Moyen-Orient, le dollar américain est abandonné en tant que monnaie d’échange au profit des monnaies nationales. Continuer la lecture
Il est fort possible que les Chinois soient réellement perplexes face à la stratégie des États-Unis et de l’Europe : pourquoi les États-Unis ne se retirent-ils pas maintenant de la guerre en Ukraine ?
Par Alastair Crooke – Le 16 avril 2023 – Source Al Mayadeen
Le président Macron et la présidente de la Commission européenne, Mme Von der Leyen, sont de retour de Chine. Leur visite n’a pas donné lieu à grand-chose de tangible (à l’exception de quelques contrats pour des entreprises françaises), mais l’ambiance était terrible. Mme von der Leyen aurait d’ailleurs écourté son voyage.
Le président Xi s’est montré aussi courtois et patient que d’habitude, mais même lui n’a pas pu cacher ses grimaces, alors que Macron ne cessait de parler de la responsabilité de la Chine de faire reculer le président Poutine à propos de l’Ukraine. La frustration de Xi s’est manifestée clairement lorsque Macron n’a pas semblé entendre sa réponse réitérée selon laquelle la Russie et l’Ukraine ont toutes deux leurs préoccupations en matière de sécurité et que « non », la Chine n’est pas sur le point d’intervenir dans le conflit. Cependant, Macron a persisté – et longuement. Continuer la lecture
Par Syed Mujahid Kamran − Le 4 Mars 2023 − Source Daily Pakistan

Source: Lyndon B. Johnson and John F. Kennedy/Instagram
Lorsque John F. Kennedy (JFK) fut assassiné, il était engagé dans un effort déterminé et persistant pour empêcher Israël de devenir une puissance nucléaire. La correspondance entre JFK et Ben Gourion, qui révèle l’intensité des efforts de JFK pour entraver le programme nucléaire israélien, fut gardée secrète. Certaines parties furent déclassifiées en 1993, mais l’ensemble de la correspondance a mis plus de 50 ans à être déclassifié. Du point de vue américain, il n’y a rien dans cette correspondance qui aurait dû être gardé secret pendant si longtemps. Le véritable bénéficiaire de cette classification prolongée a été Israël, car si ce contexte avait été connu au moment de l’assassinat de JFK, non seulement il y aurait eu une énorme pression publique pour arrêter le programme nucléaire israélien, mais le Mossad serait devenu l’une des organisations suspectes impliquées dans l’assassinat.
Le Saker Francophone − Mai 2023
Nous mettons à disposition en libre téléchargement notre traduction de cet ouvrage, écrit à titre contemporain en 1917, sur les opinions publiques nationales de chaque pays d’Europe. Nul doute qu’il éclaire la situation des opinions publiques européennes actuelles ; dans le contexte d’une autre guerre.
Né en 1883 dans le Massachusetts, Lothrop Stoddard obtient son doctorat d’histoire à l’Université de Harvard en 1914.
Par Brian McGlinchey − Le 1er mai 2023 − Source Stark Realities
L’arrogance impériale d’Obama, ainsi que son mépris pour la Constitution, ont provoqué une tragédie.
Par M.K. Bhadrakumar – Le 11 mai 2023 – Source Indian punchline
D’un point de vue géopolitique, les élections présidentielles turques de dimanche peuvent apparaître comme l’un des événements politiques non violents les plus cruciaux de cette année. Mais les apparences peuvent être trompeuses dans la politique turque.
Dans le cadre de la polarisation de la politique internationale entre l’Occident et le reste, les médias occidentaux souhaitent la défaite du président sortant Recep Erdogan, afin que l’un des principaux partisans de la multipolarité et de l’autonomie stratégique dans l’ordre mondial émergent, qui donne un horrible exemple au Sud de la planète, s’en aille vers le soleil couchant.