Des rapports expliquent que les États-Unis préparent une opération d’attrition « à long terme » contre l’Iran


Par Simplicius – Le 16 février 2026 – Source : le blog de l’auteur

Reuters rapporte des « informations privilégiées » disant que Trump se prépare à des frappes à grande échelle contre l’Iran qui dureront des semaines, voire des mois.

Cette nouvelle intervient alors que Trump envoie un deuxième porte-avions dans la région. Rappelons que pendant l’opération Tempête du désert et la guerre en Irak de 2003, les États-Unis avaient six groupes de porte-avions (CSG) opérant dans la région.

Mais il y a déjà des rumeurs selon lesquelles cela poserait des problèmes. Dans une nouvelle interview, le colonel Daniel Davis affirme que des sources dans la Marine lui ont dit qu’un grave « problème classifié » avait empêché l’USS George HW Bush de traverser l’Atlantique, le faisant remplacer par le Gerald R Ford à la dernière minute (0: 50 seconde) :

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Les États-Unis appellent à une nouvelle ère coloniale


Par Moon of Alabama – Le 16 février 2026

Dans un discours prononcé à la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d’État Marco Rubio a appelé à un renouveau de l’ère coloniale :

Dans un monde parfait, tous ces problèmes et bien d’autres seraient résolus par des diplomates et des résolutions fortement formulées. Mais nous ne vivons pas dans un monde parfait et nous ne pouvons pas continuer à permettre à ceux qui menacent ouvertement nos citoyens et mettent en danger notre stabilité mondiale de se protéger derrière les abstractions du droit international qu’ils violent eux-mêmes régulièrement.

C’est la voie sur laquelle le président Trump et les États-Unis se sont engagés. C’est le chemin que nous vous demandons ici en Europe de suivre avec nous. C’est un chemin que nous avons parcouru ensemble auparavant et que nous espérons parcourir à nouveau ensemble. Pendant cinq siècles, avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Occident s’était développé – ses missionnaires, ses pèlerins, ses soldats, ses explorateurs affluaient de ses côtes pour traverser les océans, coloniser de nouveaux continents, construire de vastes empires s’étendant à travers le monde.

Mais en 1945, pour la première fois depuis l’âge de Colomb, tout cela s’est contracté. L’Europe était en ruines. La moitié vivait derrière un rideau de fer et le reste semblait bientôt suivre. Les grands empires occidentaux étaient entrés dans un déclin terminal, accéléré par des révolutions communistes impies et par des soulèvements anticoloniaux qui transformeraient le monde et draperaient le marteau et la faucille rouges sur de vastes étendues de la carte dans les années qui suivirent.

Dans ce contexte alors, comme maintenant, beaucoup en sont venus à croire que l’ère de domination de l’Occident était terminée et que notre avenir était destiné à être un écho faible et malingre de notre passé. Mais ensemble, nos prédécesseurs ont reconnu que le déclin était un choix, et c’était un choix qu’ils ont refusé de faire. C’est ce que nous avons fait ensemble une fois auparavant, et c’est ce que le président Trump et les États-Unis veulent faire à nouveau maintenant, avec vous.

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Le théâtre Kabuki de Trump en Ukraine. Rien de substantiel n’a été résolu


Par Alastair Crooke − Le 12 février 2026 – Source Conflicts Forum

Mais ce n’est pas le problème (que rien ne soit résolu). C’est au contraire bien pratique. Car cela ouvre plutôt la possibilité de faire de bonnes « affaires« , des accords avec les « parties prenantes » à partager et des milliards de profits potentiels. C’est le modèle transactionnel géopolitique de Trump : les affaires remplacent la négociation traditionnelle (du moins tant que l’argent circule) ; l’argent mène la politique.

Trump, Witkoff et Kushner ont l’air convaincus qu’ils peuvent construire un système de récompense financière pour les détenteurs de dette occidentale, les investisseurs et les politiciens (et l’entourage de Zelensky, dans le cas de l’Ukraine) qui ont réussi à « s’accaparer les récompenses financières de la guerre sans trop d’effusion de sang« .

Une fois les paiements répartis – du point de vue de Trump/Witkoff – les “questions territoriales, les garanties de sécurité, le statut d’adhésion à l’UE et la position de l’OTAN sont des détails qu’on verra plus tard, une fois que le système de rétribution complet sera organisé. Autrement dit, ils se concentrent sur les choses qui comptent vraiment, l’argent”.

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L’administration Trump affirme son ambition de dominer le secteur de l’énergie


Par Moon of Alabama – Le 9 février 2026

Les États-Unis tentent de dominer le contrôle du secteur mondial de l’énergie et de contrôler les itinéraires par lesquels l’énergie est livrée aux clients du monde entier.

Cette accusation est faite par le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, dans une interview à la chaîne de télévision BRICS media network. L’entretien aborde également d’autres aspects. Les extraits de l’interview publiés ci-dessous ne sont que ceux qui concernent les questions énergétiques :

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Trump recule face à l’Iran en utilisant des négociations


Par Moon of Alabama – Le 2 février 2026

Le week-end s’est écoulé sans attaque américaine contre l’Iran.

Trump aurait probablement aimé frapper s’il y avait eu une chance décente d’en faire une guerre courte et réussie. Mais ce n’était pas possible. L’Iran aurait riposté vivement à toute attaque et aurait mis la région en feu.

Une frappe rapide aurait été la meilleure chance de succès de Trump. Plus il pense qu’elle va durer longtemps, plus la probabilité qu’une attaque se produise est faible.

Trump doit maintenant trouver un moyen de se débarrasser de ses grandiloquentes menaces contre l’Iran. Il a envoyé une avant-garde pour des négociations :

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Trump tergiverse pour trouver une faille exploitable dans la position ferme de l’Iran


Par Alastair Crooke – Le 31 janvier 2026 – Source Conflicts Forum

L’establishment politique et sécuritaire israélien”, écrit Anna Barsky dans Ma’ariv, ”surveille de près la situation dynamique dans l’arène américano-iranienne. Cependant, il n’y a pas de consensus … sur la direction dans laquelle Trump se dirige ; ni [même] si les États-Unis sont proches d’une décision – et si oui, quelle pourrait être sa nature et son calendrier”.

Selon l’évaluation [de la sécurité israélienne] – et contrairement à l’impression publique – la décision américaine n’est pas définitive. Trump, selon cette analyse, laisse définitivement l’option militaire sur la table mais il continue d’hésiter quant au prix, aux risques et aux chances de succès. Selon eux [l’establishment de la sécurité israélienne], Trump est un président qui prend des décisions de manière imprévisible … [Son processus de réflexion] est linéaire, influencé par des considérations politiques internes, des considérations d’image et l’équilibre coûts-avantages qu’il identifie à un moment donné”.

Cette présentation coïncide avec la prédilection connue de Trump pour les victoires rapides et une histoire qu’il peut raconter : ”“J’ai frappé, j’ai déclaré, maintenant on va parler”. C’est un scénario qui ne renverse pas le régime et ne résout pas le problème nucléaire, mais crée un récit politique”, suggèrent des sources de sécurité israéliennes, ajoutant qu’il n’y a pas nécessairement de rigidité à l’ultimatum de Trump : « S’ils ne veulent pas négocier, nous attaquerons ». Au contraire, la menace est liée à la question des tueries [et est donc fongible]”.

Cela suggère un moyen potentiel pour Trump de se dégager de ses déclarations maximalistes : « J’ai menacé ; les tueries et l’oppression ont cessé« . Crise terminée, pourrait dire Trump.

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Reconstruction de Gaza, reconstruction de l’Ukraine, « Tout cela n’est qu’affaire commerciale »


Par Alastair Crooke – Le 28 janvier 2026 – Source Conflicts Forum

Au cours des deux dernières semaines, deux messages importants ont été transmis à l’Iran, qui ont tous deux été rejetés.

L’un venait des États-Unis et l’autre d’Israël. Le premier était : « Nous [les États-Unis] allons mener une attaque limitée et vous devriez l’accepter ; ou du moins, ne donner qu’une réponse symbolique”. Téhéran a rejeté cette demande, affirmant qu’elle envisagerait toute attaque comme marquant le début d’une guerre à grande échelle.

Le message d’Israël, délivré par l’un des différents médiateurs, était : “Nous ne participerons pas à l’attaque américaine”. Il a donc demandé à l’Iran de ne pas cibler Israël. Cette demande a également rencontré une réponse négative, ainsi que la clarification explicite que si les États-Unis commençaient une action militaire, Israël serait immédiatement attaqué. Parallèlement, l’Iran a informé tous les États de la région que toute attaque lancée à partir de leur territoire ou de leur espace aérien entraînerait une attaque iranienne contre quiconque faciliterait une telle action militaire américaine.

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Pourquoi l’armée vénézuélienne ne s’est-elle pas défendue ?


Par Miguel Santos García – Le 4 janvier 2026 – Source Blog de l’auteur

Le président américain Donald Trump a déclaré lors d’une conférence de presse que les États-Unis dirigeraient désormais le Venezuela, donnant l’impression que la nouvelle présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, qui était jusqu’à l’enlèvement la vice-présidente de Maduro, obéirait aux ordres des États-Unis. Quelques heures après la conférence de presse de Trump, Delcy Rodriguez a prononcé un discours télévisé à la nation sud-américaine dans lequel elle a clairement indiqué qu’elle considérait les États-Unis comme un envahisseur illégal qui devait être repoussé. Son défi à Trump a clairement montré que les projets de Trump d’envahir et de gouverner le Venezuela se heurteront à beaucoup plus d’obstacles qu’il ne l’avait suggéré lors de sa conférence de presse de samedi, au cours de laquelle il a déclaré la victoire au Venezuela.

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Les nouveaux plans des va-t-en-guerres contre l’Iran sont désastreux


Par Ali Rizk – Le 23 janvier 2026 – Source The American Conservative

Comme le président Donald Trump montre une certaine réticence à s’engager dans une campagne risquée de bombardements à grande échelle contre l’Iran, des voix bellicistes plaident pour d’autres voies d’action dans le but apparent de maintenir Washington dans la confrontation avec Téhéran. Les propositions avancées semblent clairement conçues pour présenter à Trump ce qui peut ressembler à des stratégies sans grands risques mais qui, en réalité, ne le sont pas.

Deux plans d’action alternatifs émergent : l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei et la partition de l’Iran selon des lignes ethniques. Ces deux options risquent d’entrainer des répercussions négatives dramatiques qui l’emporteraient de loin sur les avantages supposés.

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