Climat et grosses nuées de pognon


Par F. William Engdahl – Le 25 September 2019 – Source williamengdahl.com

2015-02-05_10h48_03Climat : mais qui l’eût cru ? Ces dernières décennies, les méga-corporations et les méga-milliardaires pilotent la mondialisation de l’économie, dont la poursuite de la plus-value et de la réduction des coûts a causé tant de dégâts à notre environnement, que ce soit dans le monde industrialisé ou dans les économies en développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine… Et pourtant, ce sont eux les principaux bailleurs de fonds du mouvement « populaire » de décarbonisation en Suède et en Allemagne, en passant par les États-Unis et au-delà. S’agit-il de sursaut de conscience, ou d’un projet plus radical de financiarisation de l’air que nous respirons, et plus encore ?

Image credits : Jeanne Menjoulet – Marche pour le climat du 13 octobre, Paris – Cette image est sous licence  Creative Commons Attribution 2.0 , une licence générique avec quelques restrictions.

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La mission de Greta et les enfants esclaves du Congo


Par Andrew Korybko − Le 27 octobre 2019 − Source oneworld.press

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Pour quiconque faisant preuve d’éthique, il est impossible de soutenir la mission de Greta en faveur d’énergies durables sans commencer par libérer les enfants esclaves dans les mines de Cobalt du Congo, dont le sacrifice quotidien est aujourd’hui préliminaire à une utilisation en masse de véhicules électrique.

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La Chine et l’Inde ouvrent la voie de la revégétalisation


Par Abby Tabor – Le 12 février 2019 – Source earthobservatory.nasa.gov

2000-2017

Le monde est en fait plus vert qu’il y a vingt ans, et les données des satellites de la NASA ont révélé la raison contre-intuitive d’une grande partie de ce gain de couverture végétale. Une nouvelle étude montre que la Chine et l’Inde, les pays les plus peuplés du monde, sont à l’avant-garde de la revégétalisation des terres. L’effet provient principalement de programmes ambitieux de plantation d’arbres en Chine et de l’agriculture intensive dans les deux pays.

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La route menant à la falaise de Sénèque est pavée de mauvaises intentions


Un nouveau cycle de destruction des forêts du monde pourrait commencer


Par Ugo Bardi – Le 23 avril 2018 – Source CassandraLegacy

Huwawa

Les histoires les plus anciennes de la tradition humaine ont à voir avec la coupe des arbres et avec les désastres qui ont suivi. Ci-dessus, les légendaires héros sumériens Gilgamesh et Enkidu tuent le gardien des arbres, Huwawa. Plusieurs milliers d’années après, nous ne semblons pas avoir beaucoup appris sur la gestion de nos ressources naturelles.

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C’est pas la joie chez Cars


Par James Howard Kunstler – Le 30 mars 2018 – Source kunstler.com

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Cela n’a pas été un bon mois pour l’histoire à dormir debout qu’est la voiture électrique américaine. La compagnie Tesla d’Elon Musk − le cœur symbolique de ce fantasme − s’enroule autour du siphon avec un cours en chute libre de 22% des obligations dégradées par Moody’s et l’incapacité de produire un Model 3 « abordable » (36 000 $ − C’te blague !) à une échelle commerciale, un rappel massif des précédentes berlines Model S pour un défaut de direction et le spectaculaire accident dans la Silicon Valley la semaine dernière d’un modèle X qui a fini en feu de joie alors qu’il semble qu’il fonctionnait en mode automatique (les autorités ne peuvent pas le déterminer en se basant sur ce qui reste) et qui a tué son conducteur.

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Combien de temps les riches seront-ils prêts à partager les routes avec les pauvres ?


Par Ugo Bardi – Le 23 janvier 2018 – Source CassandraLegacy

Film de 1966 de François Truffaut

Dans le roman de Ray Bradbury « Fahrenheit 451 » on nous parle d’un monde sans voitures particulières. Bradbury avait correctement compris que les dictatures ont non seulement tendance à brûler les livres, mais n’aiment pas non plus que leurs citoyens possèdent des voitures particulières. Dans ce post, je soutiens que l’inégalité sociale croissante en Occident peut conduire à la disparition de la voiture privée pour la classe moyenne. Cette évolution peut être aidée par des concepts tels que le TTQS (transport en tant que service).

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Pourquoi avons-nous besoin d’emplois si nous pouvons avoir des esclaves qui travaillent pour nous ?


Par Ugo Bardi – Le 26 novembre 2017 – Source CassandraLegacy

Nous supposons normalement que tout ce qui crée des emplois est une bonne chose, mais est-ce vraiment le cas ? Notre prospérité actuelle est-elle liée au fait d’avoir des « emplois » ? N’est-ce pas plutôt le résultat du grand nombre d’esclaves énergétiques qui travaillent pour nous sous la forme de combustibles fossiles ? Aujourd’hui, chacun d’entre nous a probablement plus d’esclaves en termes de production d’énergie disponible que même les plus riches du monde antique pouvaient rêver d’en avoir. Mais, dans le monde antique, les riches patriciens romains connaissaient la source de leur richesse et pratiquaient l’« otium » la recherche du plaisir et du savoir sans les besoins de la survie quotidienne, pris en charge par les esclaves humains. De nos jours, au contraire, nous avons tendance à négliger, voire à nier activement, le rôle de nos esclaves fossiles.

Nous affirmons, et peut-être même le croyons-nous, que nos antiques boulots sont ce qui nous fait vivre et nous nous engageons avec enthousiasme dans l’équivalent de creuser des trous dans le sol pour les remplir dans la foulée, ceci comme moyen de nous enrichir en augmentant la valeur numérique de cette divinité curieuse que nous appelons « PIB ». C’est peut-être parce qu’au fond, nous savons que, tôt ou tard, nos esclaves fossiles vont s’évaporer dans l’air et nous quitter.
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Réduire la technosphère : Note de lecture


Orlov

Orlov

Par Frank Kaminski – Le 2 janvier 2018 – Source Club Orlov

Quand la personne moyenne pense à la technologie, la première chose qui lui vient à l’esprit n’est pas le chien ou le chat de la famille. On ne peut pas non plus considérer une volée de poulets, un paquet de graines ou un sac de pommes de terre comme des exemples de technologie. Mais le penseur de la technologie, Dmitry Orlov, dans son livre « Réduire la technosphère » soutient que c’est exactement ce qu’ils sont. Dans le contexte d’une ferme rurale, un chien est un système de sécurité à domicile très avancé, les chats et les poulets sont un service de lutte antiparasitaire (ces derniers ciblant respectivement les rongeurs et les insectes) et les pommes de terre et les paquets de semences jouent un rôle indispensable en fournissant les besoins médicinaux dont dépendent les citadins et les usines pharmaceutiques. Ce sont tous des exemples de technologies « naturelles » de celles qui représentent, selon les mots d’Orlov, « les adaptations humaines des choses que la nature a produites chez d’autres espèces en tant que traits d’évolution ».
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Communauté : le dernier chapitre


Orlov
Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 7 décembre 2017 – Source Club Orlov

Si vous éliminez les usages courants du mot « communauté », tous ceux qui ne sont manifestement pas liés à la communauté, comme « communauté internationale » (un euphémisme boiteux) ou « relations communautaires » (synonyme de « relations publiques ») ou « centre communautaire » (synonyme de « maison de quartier »), à peu près tout ce qui reste, c’est « communauté de retraités ». Il y en a plus de deux mille aux États-Unis, avec près d’un million de résidents.

En comparaison, les « communautés intentionnelles », y compris les éco-villages, les monastères, les communes, les BAD de survivalistes, les kibboutzim, les ashrams, etc. sont plutôt des boutiques, avec un aspect fortement idéologique, pour exprimer des aspirations plutôt que d’être de nature pratique. Mais mises bout à bout, elles représentent plus ou moins tout le paysage des « communautés » du monde développé. Et toutes sont des cas dégénérés.

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Dévorer sa propre jeunesse


Par Dmitry Orlov – Le 30 novembre 2017 – Source Club Orlov

C’est un peu déconcertant quand vous essayez, encore et encore, et que rien ne semble fonctionner. Les gens te regardent et se demandent ce qui ne va pas chez toi : pourquoi ne peux-tu pas être moins sanguin et arrêter de pousser le même rocher sur la même colline tous les jours ? Si vous pensez que vous avez raison mais que rien ne fonctionne, alors quelqu’un doit avoir tort. Est-ce vous, ou est-ce le reste de l’univers ? Ou est-ce juste de la malchance ? Et le succès temporel et mondain importe-t-il réellement ?

Après tout, un échec est souvent beaucoup plus éclairant et instructif qu’un succès, et certaines personnes parviennent à jouer un rôle parfaitement productif dans la société en échouant devant tout le monde. Et tout expérimentateur vous dira qu’une expérience qui aboutit à un échec est généralement beaucoup plus reproductible qu’une expérience qui aboutit à un succès. Et montrer comment quelque chose ne fonctionne pas est souvent un bon moyen de pointer la direction vers autre chose qui pourrait réussir. Et le processus d’échec peut être parfaitement agréable − à condition de ne pas viser trop haut − parce que la pénibilité d’un échec est surtout une question d’échelle. Être en échec peut même vous rendre populaire, parce que la plupart des gens sont plus prêts à dénigrer qu’à admirer. L’admiration a un potentiel limité si l’objectif est de se sentir suffisant, omniscient et généralement supérieur.
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