Nous vous présentons cette exceptionnelle lettre publique écrite en commun par les ambassadeurs russe et chinois et adressée au public étasunien par l’intermédiaire du National Interest, une revue géopolitique étasunienne. Nous y joignons une analyse de cette lettre faite par un commentateur russe.
Par Anatoly Antonov et Qin Gang – Le 26 novembre 2021 – Source National Interest
Les États-Unis accueilleront le Summit for Democracy, en ligne, les 9 et 10 décembre 2021, s’autorisant à décider qui peut assister à l’événement et qui ne peut pas y assister, qui est un « pays démocratique » et qui ne peut prétendre à ce statut. Produit évident de sa mentalité de guerre froide, cette initiative va attiser la confrontation idéologique et la fracture dans le monde, en créant de nouvelles « lignes de démarcation ». Cette tendance est en contradiction avec l’évolution du monde moderne. Il est impossible d’empêcher la formation d’une architecture polycentrique mondiale, mais cela pourrait nuire au processus objectif. La Chine et la Russie rejettent fermement cette tendance.

Si nous considérons le Moyen-Orient comme un réseau complexe, il est possible de discerner un certain nombre de dynamiques qui arrivent maintenant au point de changer complètement la matrice régionale – pour la mettre sur une nouvelle voie.


L’Inde est incluse dans le groupe de participants arrivant en tête de la phase actuelle du « Grand jeu mondial ». Occupant la cinquième place mondiale en termes de PIB (le pays a atteint cette place à la fin de 2019, passant devant son ancienne mère-patrie), avec une population de 1,3 milliard d’habitants et une position géographique extrêmement avantageuse au niveau stratégique, qui devient de plus en plus importante face au déplacement de l’attention des processus mondiaux vers l’Indo-Pacifique : tout cela confère une importance particulière à la manière dont l’Inde se positionne dans l’arène de la politique étrangère.