Par Alex Krainer – Le 12 août 2026 – Source Blog de l’auteur

On ne peut pas voter pour sortir de la matrice
Les « démocraties libérales » occidentales semblent bloquées sur une route qui les mène nulle part. L’aspect le plus consternant dans tout cela est que les électeurs semblent totalement incapables de corriger le cap vers la ruine de leurs nations. Au contraire, nous ne faisons que nous précipiter vers l’effondrement, plus rapidement et avec plus de conviction. Les économies de tous les pays du G7 sont embourbées dans des crises chroniques auto-infligées causées par trop de dettes, trop d’aventurisme militaire et des politiques sociales pathogènes.
Et pourtant, nos élus semblent déterminés à nous offrir encore plus de la même chose. Même lorsque les gens votent pour le changement, les candidats qui proposent des changements sont soit disqualifiés, soit sabotés dans leur travail, soit cooptés pour perpétuer les programmes que les électeurs avaient pourtant rejetés. L’exemple le plus évident est le président Trump qui a remporté trois élections sur une plate-forme MAGA, promettant de mettre fin aux guerres éternelles, de ramener des troupes à la maison et de faire des États-Unis une superpuissance manufacturière mondiale.

Vers la fin du mois de mai et jusqu’en juin, l’affaire de l’Albaniagate a de nouveau attiré l’attention sur le clan Trump/Kushner. Apparemment, la fille du président Trump, Ivanka, et son gendre Jared Kushner ont simplement acheté une île dans la mer Adriatique où ils allaient construire un complexe de luxe. Quoi de moins controversé, n’est-ce pas ?
Il existe une théorie très répandue selon laquelle un monde multipolaire est nécessairement plus violent et que certains des conflits auxquels nous assistons – l’Ukraine, la guerre en Iran – ne sont que les premières salves du futur chaos.
En 1943, Jorge Semprùn, un espagnol exilé en France, a été arrêté et envoyé au camp de concentration de Buchenwald pour ses activités de résistance. Semprùn, à peine âgé de vingt ans à l’époque, aurait pu être exécuté immédiatement mais sa vie a été sauvée car il avait rejoint le Parti Communiste espagnol (illégal) l’année précédente, puis le FTP-MOI, l’organisation clandestine de Résistance en grande partie recrutée parmi les étrangers et organisée par le Parti Communiste français. Le camp de concentration, comme beaucoup en Allemagne, était effectivement administré par un groupe de détenus d’élite, en l’occurrence des membres du Parti communiste allemand dont beaucoup y avaient passé la majeure partie de la décennie. Ils ont reconnu Semprùn comme étant l’un des leurs et ont falsifié ses documents personnels pour montrer qu’il possédait des compétences qui valaient la peine de le maintenir en vie. Il a passé l’année suivante dans le camp à travailler dans l’administratif. Il a survécu à la guerre, devenant un haut fonctionnaire du Parti communiste espagnol en exil, avant de rompre avec eux, et de développer une carrière d’écrivain, terminant comme ministre de la Culture après la mort de Franco. Une vie sauvée d’un trait de plume.
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La première fois que j’ai traversé une frontière terrestre en Europe, j’étais adolescent, dans un train en provenance d’un endroit en Belgique dont j’ai oublié le nom, en route pour Amsterdam. Pendant le voyage, deux douaniers néerlandais ont remonté le train, vérifiant que tout le monde avait un passeport ou une carte d’identité. Après tout, nous traversions une frontière nationale et allions dans un autre pays.