Soros se désole de ce que les actions de Trump mettent en risque l’ordre mondial qu’il projette.
Par Andrew Korybko – Le 21 juin 2018 – Source Oriental Review
Exprimant ses frustrations au travers de la formule « tout ce qui pouvait mal tourner a tourné mal», le milliardaire, financeur d’un nombre incalculable de révolutions de couleur à travers le monde, a déclaré au Washington Post qu’il « vivait dans [sa] propre bulle » parce qu’il avait échoué à prévoir la montée fulgurante de Trump. Craignant que Trump ne « veuille détruire le monde », selon ses termes, il a promis de « redoubler d’efforts » dans la tâche d’arroser de millions de dollars tout ce qui s’opposerait au président, partout dans le monde.


Les actualités mondiales récentes vont bien au delà de la division apparue au cœur des nations industrielles du G7. Si l’on compare la planète à un immense champ de force électrique, les lignes de flux sont en train de changer du tout au tout, alors que nous voyons – dans le désordre – le système d’étalon dollar établi après 1945 entrer en phase terminale. Les élites politiques européennes sont tiraillées entre le raisonnable et l’irrationnel. L’Orient exerce cependant un pouvoir magnétique croissant, et nous assistons au sein de l’Union européenne aux prémices de ce qui pourrait être un renversement de pôles de l’Ouest vers l’Est. Les derniers développements observés en Eurasie, auxquels on peut inclure le Moyen-Orient, l’Iran, et surtout les relations russo-chinoises, montent en puissance, alors que Washington ne propose désormais plus que guerres : guerre commerciale, guerre de sanctions, guerre terroriste ou guerre cinétique.


Le directeur général du programme alimentaire mondial de l’ONU a fait les titres il y a quelques jours, lorsqu’il a averti que des terroristes pourraient utiliser le manque de nourriture en Afrique comme arme, pour lancer une nouvelle crise migratoire vers l’Europe, dont ils espéreraient tirer profit pour infiltrer le continent.

mettre en œuvre sont donc relativement plus douces, et on n’aurait pas du s’attendre à en voir sortir un tel chaos. On pourrait penser que la situation serait encore pire si le gouvernement avait suivi la « solution » beaucoup plus dure du FMI, mais on peut aussi supposer que l’ensemble de cet épisode de sécurité sociale avait été prévu à l’avance comme «