Par Alexander Rogers – Le 23 août 2020 – Source Club Orlov via jpgazeta.ru

Une fois de plus, le monde est divisé en deux pôles – non plus capitaliste et communiste, mais basé sur un nouveau principe. Il y a longtemps que les États-Unis sont devenus un pôle d’instabilité qui génère des guerres, des invasions et des renversements de gouvernements. Pendant ce temps, la Russie est devenue progressivement un pôle de stabilité qui empêche ces guerres et ces renversements de gouvernement. Ici, l’opposition se fait entre stabilité et conflit. S’il y a une action (destructrice dans le cas des américains/démocraties), il y a une réaction. La dialectique, Monsieur !
Je ne sais pas si les gauchistes, qui semblent être motivés par tout sujet, problème ou truc que les médias grand public abordent à l’unisson, l’ont remarqué, mais le sondage fait ce week-end (en sortie des urnes) au Monténégro a révélé que peut-être « le Kremlin » est engagé dans une petite vengeance du style « quoique vous fassiez, je le ferai en mieux ».
Historiquement, l’époque des grandes puissances a commencé au XVIIIe siècle, lorsque cinq États européens les plus puissants – le Royaume-Uni, la France, la Prusse, la monarchie des Habsbourg et la Russie – étaient en concurrence les uns avec les autres. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, le club des grandes puissances était exclusivement réservé aux États européens
Comme tous les pays, la Russie a ses imperfections, et l’on peut toujours trouver des points à améliorer quant à ses stratégies, particulièrement vis-à-vis de la Guerre Hybride en cours contre le Bélarus, qui semble étrangement avoir pris le Kremlin de cours et l’avoir contraint à s’adapter à des tours et détours qu’elle aura manqué d’anticiper.


