Par Alastair Crooke – Le 5 février 2025 – Conflicts Forum
Après « Epstein« , rien ne peut continuer comme avant : ni les valeurs d’après-guerre du genre « plus jamais ça » – reflétant le désir de mettre fin aux guerres sanglantes et celui, plus généralisé, d’une société « plus juste« ; ni l’économie bipolaire engendrant des disparités extrêmes de richesse ; ni la confiance, après la vénalité exposée, les institutions pourries et les perversions dont les dossiers Epstein ont montré qu’elles étaient endémiques parmi certaines des élites occidentales.
Comment parler de « valeurs » dans ce contexte ?
À Davos, Mark Carney a clairement indiqué que « l’ordre fondé sur des règles » n’était qu’une grossière façade Potemkine qui était parfaitement reconnue comme étant fausse mais pourtant maintenue. Pourquoi ? Tout simplement parce que la tromperie était utile. L’ »exigence » était due à la nécessité de cacher l’effondrement du système tombant dans un nihilisme radical et anti-valeurs. C’est pour cacher la réalité que les cercles d’élite – autour d’Epstein – opèrent au-delà des limites morales, juridiques ou humaines, pour décider entre la paix et la guerre, sur la base de leurs appétits de base.
Les élites ont compris qu’une fois que l’amoralité complète des dirigeants serait connue par les hoi polloi, l’Occident perdrait la structure morale qui ancre précisément une vie ordonnée. Si l’Establishment est connu pour éviter la moralité, pourquoi le tout-venant devrait-il se comporter différemment ? Le cynisme tomberait en cascade. Qu’est-ce qui alors maintiendrait une nation unie ?
Eh bien seulement le totalitarisme, très probablement.
Cela n’en a peut-être pas l’air aujourd’hui, mais Donald Trump a encore gagné. Lui et les responsables militaires américains exigent depuis longtemps que la Grande-Bretagne et l’Europe assument une plus grande part du financement de l’OTAN. Aujourd’hui, le Premier ministre britannique Keir Starmer
Et il est parti comme ça…
Il y a 



Je ne compte plus le nombre d’articles disant que la réélection de Donald Trump en 2024 représenterait la fin de la démocratie en Amérique. Que Trump instaurerait le fascisme, qu’il persécuterait et poursuivrait ses ennemis politiques, qu’il rassemblerait dix millions d’immigrés sans papiers et les expulserait, qu’il mettrait fin à l’Obamacare et détruirait le peu de progrès réalisés par les Démocrates en matière de protection de l’environnement. Et il annoncerait alors qu’il devient dictateur à vie.