Par Fred Deion − Juillet 2017
Ces derniers temps, les fake news et autres faits alternatifs sont à la mode. Ce mois de juillet, bienvenue à une autre variante : les fausses bonnes nouvelles.
Par Fred Deion − Juillet 2017
Ces derniers temps, les fake news et autres faits alternatifs sont à la mode. Ce mois de juillet, bienvenue à une autre variante : les fausses bonnes nouvelles.
Le récit orthodoxe que les médias grand public véhiculent sur la Nouvelle Guerre froide et sur le « Russiagate » omet de mentionner certains aspects importants du cours récent des événements.
Par Stephen Cohen – Le 19 juillet 2017 – Source The Nation
Dans le récit sur la Nouvelle Guerre froide et sur le « Russiagate », devenu un élément déterminant dans les relations américano-russes, les médias grand public passent sous silence d’importants événements qui ne cadrent pas avec l’orthodoxie. Selon cette vision des choses, Poutine est seul responsable de la Nouvelle Guerre froide et serait, avec son complice le Président Trump, à l’origine du « Russiagate ». Ce récit est généralement constitué de récits parus dans le New York Times et le Washington Post, souvent basés sur des sources anonymes et immédiatement repris pendant plusieurs heures, voire à longueur de journées, sur CNN et MSNBC. La devise du Times « All the News That’s Fit to Print » (« Toutes les nouvelles qui sont bonnes à publier ») semble s’être transformée en « All the News That Fits » (« Toutes les nouvelles qui sont dans la ligne »). Aucune place n’y est laissée aux opinions dissidentes bien informées. (Pour trouver ce genre d’information et de couverture, on se référera au site www.eastwestaccord.com du Comité américain pour l’entente Est-Ouest).
Voici plusieurs exemples de cette manière de rapporter et de commenter les faits de façon sélective.
Par Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) – Le 24 juillet 2017 – Source Consortium News

MEMORANDUM POUR : Le Président
De : Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)
SUJET : Le « piratage russe » ne serait-il pas plutôt une copie faite de l’intérieur ?
Résumé
Les enquêtes techniques au sujet du « piratage russe » des ordinateurs du Comité national démocrate (DNC) de l’année dernière révèlent que, le 5 juillet 2016, les données ont été fuitées (et non piratées) par une personne ayant un accès physique direct aux ordinateurs du DNC, puis ont été détournées pour incriminer la Russie.
Par Finian Cunningham – Le 18 juillet 2017 – Source Strategic Culture

Le Conseil de coopération du Golfe
En un brusque virage, les agences de renseignement américaines accusent maintenant les Émirats arabes unis d’avoir piraté l’agence de presse officielle du Qatar et provoqué ainsi la crise entre les alliés arabes de Washington. Ce dernier revirement équivaut à reconnaitre que les États-Unis sont encore coupables d’avoir diffusé de fausses nouvelles accusant la Russie.

Par Stephen Ebert (USA) – Le 14 juin 2017 – Source Oriental Review
Mon refus de croire tous les articles des médias occidentaux sur « l’agression russe » fait de moi un « troll du Kremlin ». Ma punition pour ne pas propager la « ligne du parti » – l’« esquive » simple, efficace, par les médias occidentaux – n’a cependant pas diminué mon engagement permanent à voir l’autre côté. Continuer la lecture
Par Stephen F. Cohen – Le 12 juillet 2017 – The Nation

Cohen invoque la nécessité d’une nouvelle détente avec la Russie, pour laisser la coopération prendre la place de la confrontation. En cause, des dangers sans précédent dans l’histoire de la nouvelle Guerre froide, avec des conflits qui vont de l’Ukraine à la Baltique et jusqu’en Syrie, ainsi qu’une menace réelle d’affrontement militaire direct entre les deux superpuissances nucléaires. Le « sommet » de Hambourg du 7 juillet entre le Président Trump et le président russe Poutine – comme il était coutume d’appeler ce type de rencontre au XXe siècle – est par conséquent à saluer comme une bonne nouvelle. En effet, les deux chefs d’État sont devenus des partenaires de la détente, ou tout au moins aspirent à le devenir. La mauvaise nouvelle est que cette rencontre, et avec elle toute forme de détente, provoquent des attaques sans précédent d’un très grande partie de l’establishment politique et des médias américains.
Pour les médias traditionnels américains, la mort de millions de personnes au Moyen-Orient est moins grave que de se moquer d’une opération de chirurgie esthétique.
Par Adam Garrie – Le 1er juillet 2017 – Source The Duran

« Ils forment des jeunes hommes pour bombarder des gens, mais leurs commandants ne leur permettent pas d’écrire ‘fuck’ sur leur avion parce que c’est obscène. »
Ainsi parlait le personnage de Marlon Brando, Walter E Kurtz, dans le film Apocalypse Now et cette phrase n’a jamais été plus représentative de l’attitude américaine contemporaine envers le monde et envers elle-même. On peut la résumer en un mot : hypocrisie. Plus précisément, c’est une sorte d’hypocrisie qui valorise la vie humaine à l’étranger beaucoup moins qu’elle ne valorise les « sentiments » des riches célébrités du pays.

Moon of Alabama
Par Moon of Alabama – Le 2 juillet 2017

Moon of Alabama
Par Moon of Alabama – Le 24 juin 2017

L’armée israélienne dit que plusieurs mortiers sont tombés sur le Golan du fait des combats en Syrie

Le tir de mortier était, comme d’habitude, un appel d’al-Qaïda pour qu’Israël leur apporte un soutien militaire.
En réaction, Israël va frapper les positions de l’armée syrienne en 3,2,1…

Les forces aériennes israéliennes attaquent l’armée syrienne après que des projectiles sont tombés sur le plateau du Golan
Par Jeremy Kuzmarov – Le 26 juin 2017 – Source Huffington Post
Après la diffusion de la série d’entretiens entre Oliver Stone et le président russe Vladimir Poutine, les experts médiatiques ont commencé à attaquer M. Stone en termes virulents qui en disent beaucoup sur l’incivilité et l’anti-intellectualisme répandus dans notre culture politique.
Plutôt que de fournir une analyse ou une évaluation équilibrée qui pèserait les points forts et les points faibles du documentaire, les critiques ont qualifié Stone, un cinéaste réputé et vétéran militaire, d’« admirateur de dictateurs » (Joel Sucher, The Observer), de « complice des mensonges de Poutine » ( Emily Tamkin, Foreign Policy), de « conspirationniste » et de « lèche bottes dérangé » comme Alexander Nazaryan a traité Stone dans un violent article de Newsweek.