Par Andrew Korybko — Le 5 décembre 2019 — Source oneworld.press

Les médias dominants mettent en avant des récits relevant du domaine de la guerre de l’information, selon lesquels le gouvernement iranien tiendrait une chape de plomb sur des tueries de masse, supposément réalisés pendant les troubles récents. En réalité, il ne s’agit que d’une conspiration manipulant de l’information pour amener la majorité des citoyens non-violents qui ont manifesté récemment dans les cortèges en Iran à devenir méfiants envers l’État iranien, et essayer de discréditer la réputation du pays sur la scène internationale.

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Les présentateurs du monde entier sont confrontés à un nouveau défi : rapporter les nouvelles sur les États-Unis avec un visage sérieux. Prenons l’exemple de la comédie de mise en accusation qui se déroule aux États-Unis et qui fait partie du quotidien de la télévision russe, que je surveille de loin. Ici, après des années de reportage sur le récit de l’« ingérence russe« , le script s’est peu à peu transformé en celui d’une comédie, une sorte de Commedia dell’Arte. Dans un sketch typique, « notre homme à Washington », Donny, supplie Poutine de le faire sortir du froid, mais Poutine lui dit : « Tiens bon, Donny, on doit d’abord aligner Tulsi pour la présidence. » La beauté de ce paradigme comique, c’est que ce sont les Américains qui écrivent tous les scénarios ; les Russes, comme une grande partie du reste du monde, ne peuvent tout simplement que s’asseoir et rire.

Le 15 novembre, une vague de protestations touchait plus de 100 villes iraniennes à cause d’une mesure extrêmement impopulaire prise par le gouvernement : une hausse de la taxe sur le carburant pouvant atteindre 300%, sans campagne de relations publiques pour en expliquer les raisons.
Les médias occidentaux ont été frappés par des 
Il m’est arrivé une fois d’avoir une conversation animée avec le correspondant au Moyen-Orient d’un grand journal indien sur la résilience du système politique iranien. C’était en 2001. La conversation prenait place dans le