Quelque chose de grave pourrait se passer en Ukraine


The Saker

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Par le Saker original – Le 22 juin 2015 – Source thesaker.is

Deux petits articles de presse n’ont pas beaucoup attiré l’attention dernièrement, pourtant ils pourraient être le signe que quelque chose d’important va se passer en Ukraine.

Porochenko a renvoyé le célèbre chef du tout aussi célèbre Service de sécurité de l’Ukraine, ou SBU: Valentin Nalivaichenko.

Sergei Ivanov, le puissant Vice-premier ministre russe, a déclaré que les États-Unis et la Russie avaient mis en place un canal bilatéral de communication sur l’Ukraine, dirigé par Victoria Nuland, Secrétaire d’État adjointe chargée des affaires européennes et eurasiatiques, pour les États-Unis, et Grigori Karasin, le ministre des Affaires étrangères adjoint, pour la Russie. La raison officielle était de «de ne pas compliquer le Format Normandie, déjà délicat». Continuer la lecture

La non-invasion russe provoque l’inquiétude dans les capitales européennes

Par Rob Slane – Le 18 juin 2015 – Source: www.theblogmire.com

Les tensions au sein des États baltes et de la Pologne ont atteint leur paroxysme ces jours derniers alors qu’il est devenu de plus en plus évident que les Russes n’avaient aucun plan d’aucune sorte pour attaquer l’un ou l’autre de ces pays. Pendant l’année écoulée, la Pologne, la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie ont lancé un crescendo d’avertissements concernant une invasion russe, et ont tenté de convaincre le reste du monde qu’il devait prendre des mesures radicales afin d’empêcher le président Vladimir Poutine de mener à bien son projet de recréer l’Union soviétique, cette fois de Vladivostok à Johannesburg.

http://russia-insider.com/sites/insider/files/users/508/18-Jun-2015/russia_03_88951c.jpg

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Michael Hudson : Les Russes, la Chine et les BRICS [2/3]

[...]
Michael Hudson : Il n’y a pas de limite objective à la continuation de la dépendance au dollar, à la déflation et au péonage de la dette tant que les victimes ne ripostent pas victorieusement. L’oligarchie des créanciers de Rome a fait place à l’âge des ténèbres pour presque un millénaire.
[...]
Lorsque les grands économistes classiques parlaient d’un libre marché, ils pensaient à un marché libéré de la classe des rentiers, libéré des monopoles et surtout libéré du crédit bancaire prédateur.
[...]
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Par le Saker Original – Le 10 juin 2015 – Source thesaker.is

Chers amis

C'est un immense privilège et un honneur de vous faire part de mon entrevue avec Michael Hudson, que je considère comme le meilleur économiste en Occident.

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La partition du « Syrak »


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 19 juin 2015 – Source : Russia Today

A moins de deux semaines de l’éventuelle signature d’un accord sur le nucléaire entre l’Iran et les P5+1, la stratégie de la danse au bord de l’abîme dans le désert aux miroirs qu’est devenu le Moyen-Orient atteint son paroxysme. La manipulation règne. Et rien n’est ce qu’il semble être.

Bien sûr, dans l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, beaucoup de choses ont à voir avec le pipelinistan. L’Iran, en supposant que les sanctions soient supprimées rapidement, sera enfin en mesure de vendre du gaz naturel à l’Union européenne – théoriquement en compétition avec Gazprom; mais cela va prendre beaucoup de temps avant que l’infrastructure iranienne (en décomposition) soit remise en état.

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Michael Hudson : L’Ukraine, la Russie, état des lieux finance et économie [1/3]


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Par le Saker Original – Le 10 juin 2015 – Source thesaker.is

Chers amis

C'est un immense privilège et un honneur de vous faire part de mon entrevue avec Michael Hudson, que je considère comme le meilleur économiste en Occident.

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Le gel des actifs russes n’existe que dans les médias


Le 18 juin 2015 – Source: Fort Russ

Mettons les points sur les «i» en ce qui concerne la saisie d’actifs russes dans l’affaire Ioukos

Le siège de Ioukos Universal Limited à Moscou

Disons-le tout net, il n’y a pas de gel ni de saisie en tant que tels, et il n’y en aura sans doute pas. Je peux l’expliquer sans la moindre difficulté, mais le problème, c’est que nos journalistes sont plus intéressés par les grands titres que par les faits et l’interprétation correcte de ce qui se passe. Continuer la lecture

L’Europe vassale des US : panorama et perspectives

Bryan MacDonald

Par Bryan MacDonald – le 17 juin 2015 – Source Russia Today.

En suivant servilement la politique de Washington face à la Russie, les dirigeants européens sont surtout en train de planter des aiguilles dans des poupées vaudous à leur propre effigie. Je veux dire que leurs actes sont aussi inutiles que ridicules.

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Pourquoi Poutine ne reconnait pas la DPR et la LPR comme états souverains (VOSTFR)


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Par le Saker original – Le 14 juin 2015 – Source thesaker.is

Grâce à mon génial ami Tatzhit Mikhaïlovitch je peux, encore une fois, partager avec vous la version sous-titrée d’une déclaration vidéo d’importance cruciale faite par Nicolas Starikov. Les hourra patriotes [ultra-nationalistes russes, NdT] vont être furieux, mais beaucoup d’entre vous apprécieront la sophistication de la stratégie de Starikov (bon, en fait de Poutine).

Régalez vous !

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Vidéo de Nicolas Starikov sous-titrée en Français
Traduction des sous-titres Claude Rodier

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Pourquoi la Russie ne rétrocèdera pas les îles sud de l’archipel des Kouriles au Japon


Par Ajay Kamalakaran – Le 11 juin 2015 – Source Russia Insider

Mis à part l’aspect émotionnel de la problématique et ses ressources naturelles, le chapelet des îles Kouriles est d’une valeur stratégique immense, et constitue une des principales voies d’accès à l’océan Pacifique pour la flotte russe.

Et elles sont aussi magnifiques

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a récemment invité le président russe, Vladimir Poutine, à visiter le Japon à titre officiel, séjour au cours duquel les deux pays pourront  tenter de résoudre une dispute territoriale vieille de 70 ans.

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Le Pentagone se prépare-t-il vraiment à lancer une attaque nucléaire contre la Russie ? (Un indice : non !)


The Saker

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Par le Saker original – Le 6 juin 2015 – Source : thesaker.is

L’internet est en effervescence avec des articles affirmant que les États-Unis préparent une attaque nucléaire contre la Russie. Apparemment, tout a commencé avec un article dans le Web Socialiste Web Site intitulé US officials consider nuclear strikes against Russia [Les responsables états-uniens envisagent des frappes nucléaires contre la Russie].  Cet article a ensuite été repris par Global Research, qui a amélioré le titre en Military Madness : US Officials Consider Nuclear Strikes against Russia [Folie militaire : les responsables états-uniens envisagent des frappes nucléaires contre la Russie].  Ensuite, tous les autres ont repris le bobard provoquant la panique et ont couru derrière lui.

Tous cela n’a aucun sens.

Voici ce qu’il se passe en réalité.

Tout a vraiment commencé avec Associated Press qui a publié un article sur la façon dont les États-Unis pourraient déployer des missiles en Europe pour contrer la Russie [US might deploy missiles in Europe to counter Russia].  Notez bien que cette histoire originale parle de contrer, pas d’attaquer. Si vous lisez l’article, vous verrez que tout cela est très simple : certains cercles aux États-Unis accusent la Russie de déployer des missiles de portée intermédiaire en Europe en violation du Traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (INF). Lorsqu’on a demandé aux huiles du Pentagone ce que les États-Unis pourraient faire à ce propos, leur réponse était prévisible à 100% : nous déploierons nos propres missiles. C’est tout.

La première question est de savoir si la Russie a fait quelque chose pour violer le traité INF. Un excellent article dans le National Interest titré Is Russia violating the INF treaty [La Russie viole-t-elle le traité INF] explique tout : cette affaire n’est fondée sur rien. Enfin bon, presque rien. Voici ce qui a provoqué toute cette panique :

1. La Russie a tiré quelques ICBM (missiles intercontinentaux à longue portée) une ou deux fois à une distance plus courte, ce qui a placé leur trajectoire en dessous de la limite maximale prévue par l’INF.  Mais puisque personne ne conteste que ces missiles sont des ICBM, cela ne signifie vraiment absolument rien.

2. Il y a des soupçons que la Russie pourrait développer des missiles de croisière à portée intermédiaire au sol dérivés du missile Iskander ou du Granat.  Mais puisqu’il n’y a aucune preuve que cela est arrivé, ces soupçons ne signifient rien non plus.

Ce qui se passe vraiment est très simple : depuis que les États-Unis vont de l’avant dans leur plan délirant de développer un bouclier anti-missile en Europe, la Russie a répondu en menaçant de déployer (selon certaines sources c’est fait) ses missiles Iskanders à Kaliningrad et le long de ses frontières occidentales. Les Iskanders sont des missiles très performants qui flanquent la trouille à l’Otan, parce qu’ils seraient parfaits pour frapper les centres de commandement des forces de l’Otan déployés à l’avant. La solution évidente pour l’Otan serait de ne pas déployer les centres de commandement de ses forces si loin à l’Est.  Mieux encore, laisser tomber le bouclier stupide de défense anti-missile résoudrait complètement le problème. Mais puisque l’Otan doit terrifier les Européens avec une menace russe inexistante, elle ne peut pas le faire : même si aucune menace de la sorte n’existe, les gars de l’Otan doivent montrer leur immense courage et leur détermination en faisant toutes sortes de choses stupides et inutiles.  Comme se déployer vers l’avant.

Comme résultat de sa brillante stratégie, l’Otan a maintenant une cible peinte sur ses installations anti-missiles de fantaisie et ses atouts déployés à l’avant. Et l’Otan n’apprécie pas du tout. Donc ils sont venus avec une autre déclaration stupide, idiote mais macho : «Nous déploierons nos propres missiles de portée intermédiaire pour menacer les missiles russes de portée intermédiaire.» Petit détail : les centres de commandement de l’Otan et les forces déployées à l’avant sont soit fixes soit vraiment faciles à détecter. Les Iskanders russes sont mobiles sur route et fondamentalement indétectables. Mais peu importe, tant que le public en général a conscience de sa peur et du courage viril de l’Otan – tout va bien, non ?

Donc récapitulons : l’Otan envisage le déploiement de missiles qui devraient répondre à une possible (future) violation par la Russie du Traité INF. Folie militaire ? Certainement pas !  Juste une variante potagère de démagogie politique, c’est tout. Si l’article du World Socialist Web Site était trompeur, alors le titre amélioré de Global Research est carrément irresponsable. Personne aux États-Unis n’envisage le recours à des armes nucléaires contre des missiles sur le territoire russe, parce que chacun sait que cela garantirait une réponse dévastatrice sur le territoire continental des États-Unis.  Bien sûr, si en employant le verbe envisager, nous voulons dire développer la capacité de, alors chaque camp a envisagé d’utiliser des armes nucléaire contre l’autre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces articles sonnent comme si les États-Unis avaient subitement décidé de se préparer à une attaque nucléaire contre la Russie, ce qui est une absurdité totale.

Donc veuillez noter que tout ce débat sur l’INF n’a rien à voir avec l’Ukraine. C’est juste un remake de la crise des Pershing/GLCM vs SS-20 des années 1980.  Nous sommes déjà passés par là. Rien de nouveau.

Les États-Unis n’ont aucun désir de s’engager dans une guerre nucléaire avec la Russie. La véritable stratégie US est très différente, mais pas moins dangereuse : ce que les États-Unis sont en train de faire est de provoquer une crise à partir de rien en créant des tensions à tous les niveaux, du secteur financier au sport, et à la question totalement artificielle de l’INF [sans oublier le révisionnisme historique comme arme de déstabilisation, NdT].  Du point de vue des États-Unis, les tentatives actuelles de subvertir la FIFA et de subvertir le Traité INF sont au même niveau conceptuel : faire vivre l’enfer aux Russkis à tous les niveaux. Et, évidemment, c’est ce qui est dangereux, à la limite de l’irresponsable, vraiment. C’est aussi voué à l’échec (vous pouvez parier qu’avec la dernière victoire états-unienne contre Blatter, immédiatement après sa réélection, la haine à l’égard des États-Unis dans le monde a bondi de X points supplémentaires). Oui, l’Empire est en mode panique, agissant stupidement et essayant de faire baisser les yeux aux Russes, malgré le fait que dans la culture russe, les menaces et la démagogie sont toujours interprétées comme un signe de faiblesse.

Une dernière chose : les Russes considèrent les zones de déploiement des Iskanders comme un secret d’État.  En d’autres termes, ils ne révéleront pas où ces missiles sont déployés ni ce qu’ils visent (rappelez-vous, les Russes ne croient pas aux menaces). Tout au plus, il s’assureront que l’Otan est au courant, en termes généraux, si nécessaire. Mais n’attendez pas de menaces en provenance de Moscou.

En fin de compte, la question vraiment intéressante est de savoir si les Russes déploieront une nouvelle génération de missiles de portée intermédiaire. Si oui, ils l’annonceront et se retireront officiellement de l’INF. Mon sentiment est que c’est ce qu’ils pourraient faire. Les Russes commencent à en avoir vraiment, vraiment marre de l’absence totale de coopération des US/Otan/UE, de leur mauvaise volonté générale et de leurs constantes petites provocations. Il y a un dégoût particulier pour les États prostitués d’Europe centrale (Pologne, Roumanie). Le Kremlin pourrait comprendre une réalité simplement militaire : puisque la Russie n’a pas de plans offensifs pour attaquer l’Europe, les missiles états-uniens de portée intermédiaire ne serviront à rien en Europe, alors que la population locale pourrait commencer à paniquer à voir les missiles nucléaires US arriver en grand nombre. En revanche, puisque la Russie est en position purement défensive, avoir des missiles de portée intermédiaire pourrait être très utile pour se protéger contre une éventuelle attaque de l’Otan.  Enfin, il y a le facteur géographique : si les missiles russes de portée intermédiaire frappaient l’Europe, ce ne serait pas une attaque sur le continent américain. Mais si les missiles de portée intermédiaire états-uniens attaquaient la Russie, ce serait une attaque sur le continent russe. Donc lequel, à votre avis, aura les plus fortes réserves avant de presser sur le bouton ?

Évidemment, j’espère que les missiles de portée intermédiaire ne seront pas déployés. La dernière chose dont le monde a besoin, juste maintenant, est une nouvelle source de tensions et de peur. Et, comme je l’ai écrit plusieurs fois ici, tandis que les États-Unis veulent des tensions aussi fortes que possible (vraiment sans guerre), la Russie a désespérément besoin des tensions les plus basses possibles. Donc je pense que les Russes travailleront secrètement pour être prêts à déployer des missiles de portée intermédiaire à très court terme, mais qu’ils essaieront de toutes leurs forces d’éviter une situation où ceux-ci pourraient être nécessaires.

Quoi qu’il en soit, la prochaine fois que vous tomberez sur un titre qui provoque la panique, genre les États-Unis sur le point de lancer une attaque nucléaire sur la Russie, respirez profondément, ne tirez pas de conclusions hâtives et prenez le temps de savoir si une telle hyperbole est justifiée ou non.

Salut,

The Saker

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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